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Un prix Clio pour Martin Petitclerc

Article mis en ligne le 3 juin 2008 à 9:11
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Un prix Clio pour Martin Petitclerc
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Un prix Clio pour Martin Petitclerc
La Société historique du Canada décerne ses prix Clio aux meilleurs livres en histoire régionale, ainsi qu’aux individus ou aux sociétés historiques qui ont apporté des contributions importantes à l’histoire locale et régionale. Chacune des régions du Canada, soit l’Atlantique, le Québec, l’Ontario, les Prairies, la Colombie-Britannique et le Nord, reçoit un prix. Cette année, le prix pour la région du Québec est décerné à Martin Petitclerc pour son essai « Nous protégeons l’infortune. » Les origines populaires de l’économie sociale au Québec, paru chez VLB éditeur en mars 2007. La cérémonie de remise des prix aura lieu le 3 juin 2008, en après-midi, à l’Université de Colombie-Britannique, à Vancouver.



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Les historiens n’ont, jusqu’à présent, accordé que peu d’importance au mouvement mutualiste québécois. Dans son essai, Martin Petitclerc affirme pourtant qu’il a contribué fortement à structurer la classe ouvrière. Au xixe siècle, à l’époque du libéralisme triomphant, les sociétés de secours mutuels favorisaient la solidarité entre les gens de cette classe.

L’ouvrage de Martin Petitclerc, rédigé à partir de sa thèse de doctorat qui lui a valu une mention d’honneur au concours de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC), nous fait mieux connaître la plus importante institution québécoise d’économie sociale du xixe siècle, l’Union Saint-Joseph, qui avait pour devise « Nous protégeons l’infortune ».

L’auteur analyse d’abord les origines de la mutualité telle qu’elle se développe à partir du milieu du xixe siècle dans les communautés ouvrières. Il montre ensuite comment ce système est profondément solidaire. Puis, il évalue le degré d’autonomie des sociétés de secours mutuels face aux tentatives de contrôle social par l’élite. Petitclerc consacre ensuite un chapitre à l’importante contribution de la mutualité à la formation du mouvement ouvrier. Puis, à partir du début du xxe siècle, vient le déclin face à la réforme « scientifique » de la mutualité, dont le fondement glisse alors vers l’individualisme et l’intérêt personnel. Aujourd’hui, les compagnies d’assurances avides de profits ont pris toute la place, aux dépens de la solidarité et de l’entraide !





Martin Petitclerc est né à Shawinigan en 1971. Après avoir vécu dans diverses villes, principalement à Lévis, il s’installe à Montréal en 1993.

Professeur depuis juin 2006 au Département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), où il enseigne l’histoire québécoise et canadienne, notamment celle des milieux populaires, Martin Petitclerc est aussi chercheur au Centre d’histoire des régulations sociales (CHRS) et chercheur associé au Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIÉQ).

Au cours des dernières années, il a publié plusieurs articles sur différents aspects de l’histoire des milieux populaires québécois, notamment l’association, l’assurance, la pauvreté et la maladie. Il participe actuellement à deux projets collectifs de recherche, dont l’un sur la pauvreté et sa prise en charge à Montréal au tournant du xxe siècle, et l’autre sur le rapport à l’argent dans les milieux populaires dans la première moitié du xxe siècle.

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