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Rue Notre-Dame Est : un gros chantier bien dérangeant

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 2 juin 2008 à 14:38
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Rue Notre-Dame Est : un gros chantier bien dérangeant
Les jours de cette bretelle d'accès du boulevard Arthabaska vers le centre-ville sont comptés.
Rue Notre-Dame Est : un gros chantier bien dérangeant
Le dire et le redire! Le plus gros chantier de l’été à Victoriaville campera pendant de longues semaines – entre 12 et 15 - sur la rue Notre-Dame Est, entre les boulevards Labbé et Arthabaska (route 116). On attendra la fin des classes pour l’amorcer, mais comme il ne sera pas terminé en août, il pourrait compliquer le transport scolaire, prévient le directeur général de la Ville, Nicolas Théberge.
Les autorités municipales estiment à 2 millions $ (taxes en sus) les travaux à mener dans les entrailles de la rue Notre-Dame Est, le contrat devant être attribué dans quelques jours.
La bretelle disparaît
Non seulement, les ouvriers auront réparé et ajouté des conduites d’aqueduc et d’égouts (surtout entre DeBilly et Gendron), mais ils feront disparaître à tout jamais cette bretelle d’accès entre le boulevard Arthabaska et la rue Notre-Dame.
Tout le trafic du boulevard Arthabaska convergera vers les actuels feux de circulation à l’intersection de la rue Notre-Dame et du Rang Nault.

Avec l’expansion du développement résidentiel et commercial dans ce secteur, il fallait, selon M. Théberge, réduire la vitesse des automobilistes en provenance de la route 116. De plus en plus d’établissements commerciaux possèdent une entrée, et forcément une sortie, sur la rue Notre-Dame, ce qui multiplie les risques.

Il dit aussi que Victoriaville voulait aussi soigner l’apparence de son entrée.

D'ailleurs, une piste multifonctionnelle reliera la rue Gendron à la voie cyclable déjà présente en bordure du boulevard Labbé.
Investissements financiers… et humains
Ce gros chantier de la rue Notre-Dame Est requiert autant d’investissements financiers qu’humains, précise Éric Bégin, coordonnateur de la division de la planification des infrastructures de la Ville de Victoriaville.
Parce que le chantier dérangera une quarantaine de résidants et de propriétaires d’établissements commerciaux. À certains moments, même leurs entrées seront condamnées.

Seule la circulation locale sera autorisée dans le secteur. Comme il s’agit d’une artère névralgique, il faudra prévoir des détours et implanter une signalisation adéquate. Rien d’une sinécure! D’autant plus compliquée que le ministère des Transports mène aussi des travaux dans ce secteur, à l’intersection des rues Steve et Bonaventure.

Au terme des travaux rue Notre-Dame, la Ville devrait offrir une meilleure desserte pour ces propriétés qui ont littéralement «poussé» dans ce secteur au cours de la dernière décennie, observe Nicolas Théberge. Pour certains, c’est la fin des puits et fosses septiques.
7,1 millions $ en travaux
Hormis ces sommes supplémentaires que la Ville devrait prélever à même ses surplus pour l’ajout de trottoirs et des travaux de réfection – on devrait connaître le montant ce soir, à l’assemblée du conseil – il se dépensera 7,1 millions $ au total dans les rues de Victoriaville.
Le gros de ces investissements, 4 680 000 $, sera réalisé par tous ces promoteurs qui, aux quatre coins de la ville, développent de nouveaux quartiers résidentiels.

Un autre montant de 191 000 $, payé en taxes de secteur par les propriétaires, servira à paver de nouvelles rues, comme Laurence-Foisy, Lyne et Marika.

Éric Bégin ajoute que d’autres demandes sont actuellement à l’étude pour du pavage : des Grives, Jean-François, Marthe-Lemaire, LaSalle, Monfette et Lanouette.

La Ville elle-même prévoit injecter 253 000 $ dans des travaux de réfection, dont 140 000 $ pour sceller les fissures dans diverses rues, opération que Nicolas Théberge désigne comme un «placement». «Il y en a chaque année pour protéger le pavage des rues récentes», souligne-t-il.

Une autre somme de 93 000 $ servira au resurfaçage et à l’ajout de trottoirs, dont un en bordure de la rue Laurier dans le voisinage du Couvoir provincial. C’est ce budget que la Ville devrait enrichir à même ses surplus de 2007.

Une dépense de 20 000 $ est également prévue pour le «bouclage» de la conduite d’aqueduc entre le boulevard Jutras et la rue Marchand.
Le barrage
Il n’est pas du tout certain, selon le directeur général, que la Ville procède, cette année, à la réfection du barrage Zachée-Langlais sur la rivière Nicolet (à la hauteur de la rue Gamache).
Victoriaville réserve toujours une somme de 250 000 $ pour ces travaux. Elle doit d’abord s’adresser au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) pour une étude des risques. Les travaux revêtent une fonction essentiellement «esthétique», rappelle le directeur général, Victoriaville voulant contenir les rares eaux (en période d’étiage) dans le lit de la Nicolet.
Secteur Rouillard
Et ce n’est pas non plus en 2008 que Victoriaville entreprendra de relier le secteur Rouillard à son réseau d’aqueduc et d’égouts.
En juin, la Ville doit acheminer au MDDEP sa demande pour un certificat d’autorisation.

Et comme Victoriaville veut mener le chantier en continu sans devoir s’interrompre pour l’hiver (construire les 2 kilomètres de canalisations, brancher chacune des 60 propriétés et refaire le pavage), qu’elle veut s’assurer que des subventions pourront soulager la facture des contribuables, elle ne lancera probablement son appel d’offres qu’au printemps 2009.

On sait déjà que pour entreprendre ce chantier d’au moins 15 semaines, les ouvriers devront ouvrir la rue Gamache en son centre (pour s’éloigner d’autres conduites déjà présentes dans ce coin) jusqu’à la rue Annie et ensuite emprunter l’emprise du Parc linéaire jusqu’à Rouillard pour installer les nouvelles canalisations.

Aucun chantier n’est visible non plus sur la carte des travaux de l’été 2008 à l’emplacement du réservoir Beaudet, ni dedans ni autour pour le bouclage de la voie cyclable.

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