Dans l’ordre habituel, Serge Cyr, directeur du service de l’environnement de la Ville de Victoriaville, Louis P. Brisson, directeur général de l’Association pulmonaire du Québec, le maire Roger Richard et Christian Lettre, président du Comité environnement et développement durable de la Ville de Victoriaville.
Arracher l’herbe à poux, un petit geste pour la santé
Victoriaville devient, cette année, le tremplin par lequel l’Association pulmonaire relance sa campagne d’arrachage de l’herbe à poux, cherchant à convaincre les municipalités du Québec à organiser des corvées.
La campagne a été lancée à l’Hôtel de ville de Victoriaville, mardi, par le directeur général de l’Association pulmonaire du Québec, Louis P. Brisson, en présence du maire Roger Richard et des représentants du Comité environnement et développement durable de la Ville.
À Victoriaville, la corvée d’arrachage devrait culminer le 9 août par une grande journée à la vélogare du Grand-Tronc, un «Herbethon» au cours duquel on pèsera les «fruits» de la collecte. Le 22 août, l’Association pulmonaire dévoilera les résultats de la cueillette provinciale.
On sait déjà que des villes comme McMasterville, Saint-Sauveur, Sorel-Tracy et Montréal-Nord organisent, elles aussi, des corvées d’arrachage.
Un «geste» de santé
D’emblée, M. Brisson a fait le lien entre l’herbe à poux et les problèmes respiratoires que provoque sa floraison.
Au moins 10% de la population en est affectée, les petits comme les plus âgés, a-t-il précisé. «L’asthme est un fléau, qui engendre des coûts énormes, tant en médicaments, en journées d’hospitalisation, en journées d’école et de travail perdues.»
L’Association pulmonaire dispose de tout un éventail de statistiques, chiffrant à 250 000 000 $ annuellement les dépenses engendrées par les rhinites et les asthmes allergiques.
La majorité (89%) des rhinites allergiques sont attribuables au pollen… dont celui de l’Ambrosia qu’on connaît mieux sous le nom d’herbe à poux.
Au cours des prochaines semaines, le Comité environnement et développement durable de Victoriaville, associé à Victoriaville en santé, s’attacheront à faire connaître l’herbe à poux, cette plante opportuniste qui pousse dans les cours d’école, le long des trottoirs, sur les terrains vacants. Il suffit de l’arracher avant sa floraison, aux alentours du 15 juillet. Contrairement à l’herbe à la puce, on peut la toucher risque, a rappelé M. Brisson.
Les enfants, les industriels, les résidants de Victoriaville seront appelés à participer à cette corvée.
Il s’agit d’un «petit geste», a déclaré le maire Roger Richard, mais un petit geste à grande portée sur la santé des Victoriavillois.
Les citoyens de Victoriaville sont «réceptifs et sensibilisés», a-t-il dit, à l’importance de ces petits gestes, ceux qui permettent, par la suite, de réaliser de gros projets. Il a donné l’exemple de ces contenants domestiques qui seront bientôt distribués aux citoyens, leur facilitant la tâche à la maison pour trier les matières putrescibles.
La corvée d’arrachage d’herbe à poux s’inscrit parfaitement dans la mission du Comité environnement et développement durable de la Ville de Victoriaville, a ajouté son président, le conseiller municipal Christian Lettre. Cette opération, comme la campagne «Ici ou ailleurs, éteins ton moteur» ou la distribution des contenants pour l’eau potable visent l’amélioration de la qualité de vie.
L’organisation de campagne d’information sur l’herbe à poux ne devrait pas être une trop grande corvée pour les municipalités participantes, a expliqué Serge Cyr, directeur du service municipal de l’Environnement. Une trousse entre autres garnies de documents de l’Association pulmonaire leur est offerte, guidant leurs pas pour organiser leur campagne d’arrachage.