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La région des Bois-Francs prouve sa force en environnement

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
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Article mis en ligne le 27 mai 2008 à 20:38
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La région des Bois-Francs prouve sa force en environnement
Les représentants des 14 organisations et entreprises certifiées au Programme ICI ON RECYCLE.
La région des Bois-Francs prouve sa force en environnement
La région, une fois de plus, a su se démarquer en matière d’environnement. Quatorze entreprises et organisations des Bois-Francs et de l’Érable ont obtenu, mardi, à Saint-Hyacinthe, la plus haute distinction du Programme ICI ON RECYCLE des mains de la PDG de Recyc-Québec, Ginette Bureau, à l’occasion d’une journée d’information et d’échanges sur la valorisation des matières résiduelles et ses applications au Québec.
Au total, 61 établissements québécois ont reçu des attestations de performance, témoignant d’une saine gestion des matières résiduelles par l’implantation de diverses mesures.

Outre la Ville de Victoriaville qui a renouvelé son accréditation de 2005, 13 entreprises de la région ont vu leurs efforts environnementaux récompensés au terme d’une démarche échelonnée sur une période d’environ 1 an.

La Corporation de développement économique des Bois-Francs (CDEBF (CLD)) a accompagné le groupe d’entreprises au cours du processus. «Une vaste enquête manufacturière menée en 2007 et un déjeuner de la Chambre de commerce nous ont révélé l’intérêt et la volonté des entreprises pour une démarche semblable», a indiqué le directeur général de la CDEBF, René Thivierge.

De cette volonté est né un comité, formé de sept personnes. «L’idée a jailli de posséder notre propre logo avec le slogan Ici on va plus loin parce que nous voulons continuer le projet année après année. Nous avons aussi développé des outils, une trousse pour aider les entreprises, un t-shirt et un sac récupérable», a confié Sandrine Leclerc, commissaire industrielle et responsable du dossier à la CDEBF.

Toutes les entreprises accréditées ont dû franchir différentes étapes. D’abord, la directrice générale du Centre de recherche et d’éducation à l’environnement régional (CRÉER), Anouk Thibault, rencontre les entreprises, leur explique le processus. «On regarde si des améliorations peuvent contribuer à améliorer le plan de gestion des matières résiduelles et on propose des solutions. On suggère aussi la formation d’un comité en environnement. Après plusieurs rencontres, on entreprend la caractérisation pour déterminer la performance, le taux de valorisation. Le but consiste à dépasser les 80%», a-t-elle expliqué.

Avec un plan de gestion bien fait, selon elle, on obtient un important pourcentage de valorisation.

Et c’est le cas dans les Bois-Francs. «Ici, nos entreprises frôlent 99% et même certaines ont atteint 100%», a-t-elle dit.

En effet, Clifford Signature, Peintures récupérées du Québec, Place 4213 et la CDEBF ont obtenu la note parfaite.

Absolu communication marketing, Roland Boulanger, la Chambre de commerce et d’industrie des Bois-Francs et de l’Érable, le CLD de l’Érable, Enseignes Marcoux, Gaudreau environnement, Industries Ling, la SADC Arthabaska-Érable et la Société de développement durable d’Arthabaska sont les autres entreprises reconnues pour leur performance environnementale.

Appelé à témoigner de son expérience, Bruno Fréchette d’Absolu Communication Marketing s’est dit fier de la distinction obtenue au prix d’efforts. «On pensait que ce serait facile, mais on a échoué au départ. Il a fallu faire des interventions, notamment au chapitre du compostage. Il s’agit d’une démarche sérieuse qui génère toutefois des bénéfices collatéraux. Tous les employés repartent avec des informations et nous sommes portés à les mettre en pratique à la maison. La démarche nous incite, en fait, à bien consommer», a exprimé M. Fréchette.

Du côté des Industries Ling à Warwick, la démarche a porté fruit, permettant à l’entreprise de réduire de près de 60% son volume de déchets.

«La demande chez nous venait des employés, confrontés à des résidus à chacune des étapes de production. On en a eu des difficultés, mais on réussit à recycler diverses matières, comme les résidus d’encre. C’est plein de petites choses qui ont démontré qu’on prenait le projet au sérieux et les employés ont adhéré. Tous se sont sentis sensibilisés», a signalé Patrick Vigneault, gérant de manutention.

Une collaboration avec le CFER Normand-Maurice de Victoriaville permet la transformation d’un textile appelé blanchet en plusieurs articles, tels que tabliers de soudure, étuis à crayons, couteaux, pinces et lunettes de sécurité.

Forte de cette première réussite, la CDEBF se prépare pour répéter l’expérience avec un second groupe. «Déjà, un nombre important d’entreprises ont manifesté leur intérêt», a fait savoir René Thivierge.

Mais les intéressés ne doivent pas tarder à signifier leur intention, vu les nombreuses étapes à franchir et la date limite du 1er mars pour le dépôt des demandes à Recyc-Québec.

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