Marisol Lemay de l’ACEF des Bois-Francs
Hydro-Québec reçoit le Prix Poubelle de l’ACEF
Pour ses hausses répétées de tarifs d’électricité, Hydro-Québec mérite le Prix Poubelle du palmarès Déméritas des prix à la consommation de l’ACEF des Bois-Francs. Hydro-Québec a obtenu 32,9% des votes des membres de l’ACEF, décrochant ainsi la peu envieuse pôle position parmi les cinq dossiers de consommation mis en nomination.
Depuis 2004, les consommateurs ont été confrontés à des hausses de 16,7% alors que le coût de la vie a augmenté de 9,6%, a observé Marisol Lemay, du service d’aide aux consommateurs à l’ACEF des Bois-Francs.
«La hausse est flagrante, très rapide par rapport au coût de la vie, a-t-elle noté. Le consommateur perd ainsi son pouvoir d’achat et doit faire plus avec des revenus moindres. Les consommateurs s’appauvrissent, ce qui vient en contradiction avec la loi 112 pour l’élimination de la pauvreté et de l’exclusion.»
Hydro-Québec recevra une lettre de l’ACEF des Bois-Francs, témoignant de son Prix Poubelle. «On l’acheminera aussi à la Régie de l’énergie qui approuve les augmentations de même qu’au gouvernement du Québec», a indiqué Mme Lemay.
Avec un seul vote de différence, la sollicitation téléphonique de nombreuses organisations a pris le second rang avec 31,8% du suffrage. «Les consommateurs reçoivent une multitude d’appels pour l’entretien des pelouses, les systèmes d’alarme, les assurances et les grands quotidiens notamment. Les gens se sentent dérangés et importunés», a fait savoir la représentante de l’ACEF.
Bell Canada arrive en troisième place, avec 17,7%, pour le service à la clientèle, le plan d’entretien du câblage, mais surtout pour ses erreurs de facturation. «On en constate beaucoup, a signalé Marisol Lemay. Des citoyens tentent de régler la situation eux-mêmes avec l’entreprise, mais ils s’aperçoivent, à la facture suivante, que le problème n’est pas réglé.»
Les établissements d’enseignement postsecondaire ont reçu 9,4% des votes et prennent le quatrième rang pour des cotisations non obligatoires indiquées sur la facturation. «Les gens concernés doivent s’adresser à l’établissement pour obtenir un remboursement. Cela peut porter à confusion», a expliqué Mme Lemay.
Enfin, les émetteurs de crédit terminent cinquième en récoltant 8,2% des voix pour leur sollicitation envahissante, leur publicité massive, leurs taux d’intérêt élevés et les primes d’assurance facturées. «Il est facile d’adhérer aux offres de crédit qu’on nous envoie. On fait appel davantage aux émotions plutôt qu’à la raison», a commenté Marisol Lemay.
L’ACEF des Bois-Francs revient, à tous les deux ans, avec son palmarès Déméritas des prix à la consommation pour dénoncer les pratiques et les mesures allant à l’encontre de l’intérêt des consommateurs.
«Les membres du conseil d’administration de l’ACEF choisissent cinq dossiers parmi les plus préoccupants, a souligné Mme Lemay. Les quelque 150 membres de l’organisme sont ensuite appelés à voter. Ils l’ont fait cette année dans une proportion de 75,2%.»