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Assis entre deux chaises, le CRÉER se remet en question

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 27 mai 2008 à 9:52
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Assis entre deux chaises, le CRÉER se remet en question
Le président du CRÉER, Charles Verville
Assis entre deux chaises, le CRÉER se remet en question
La prochaine assemblée générale du Centre de recherche et d’éducation à l'environnement régional (CRÉER), le 17 juin, sera déterminante pour l’avenir de cet organisme né il y a près de 10 ans. «On est assis entre deux chaises, entre le communautaire et l’environnement, ce qui crée un vide dans l’aide financière», explique le président de l’organisme, Charles Verville.
Depuis trois ou quatre ans, précise-t-il, le CRÉER ne reçoit des subventions que pour des projets spécifiques, jamais pour son fonctionnement, comme, par exemple, les organismes de bassin versant ou les conseils régionaux en environnement.

Financièrement, la dernière année a été particulièrement difficile, le budget, en dents de scie, ne permettant pas de procurer un emploi régulier à sa coordonnatrice, Anouk Thibault.

Il existe peu d’organismes s’apparentant au CRÉER, dont la mission vise la formation et la sensibilisation à la protection de l’environnement. Depuis 1999, il a organisé beaucoup d’activités, pour la protection des milieux humides, pour accompagner les entreprises et institutions à obtenir leur certification Ici, on recycle, pour organiser un concours littéraire sur l’environnement ou encore des sessions d’activités avec des aînés, etc. «Je pense que l’organisme a toujours sa raison d’être», note Charles Verville.

Il ajoute qu’il n’est pas question de fermer les livres. «Mais il nous faudra prendre une autre orientation. Je dirais qu’on en est à une étape de remise en question.»

Mme Thibault devrait continuer, tout l’été, à travailler au CRÉER à partir du local situé à la Place Rita-St-Pierre. À la fin de l’été, la biologiste s’absentera pour son congé de maternité. L’organisme ne la remplacera pas.

Charles Verville précise que tous les mandats de l’organisme seront honorés. «On ferme les dossiers, un à un.»

Après, il faudra voir quel chemin prendra le CRÉER pour poursuivre son travail d’information et de sensibilisation. «Peut-être qu’au lieu d’un local, on aura une boîte postale, une adresse électronique, un site Internet, tout au moins un portail.»

Président depuis deux ans, Charles Verville dit que le CRÉER a toujours été porté par l’énergie des gens soucieux de l’environnement. «Les gens en environnement sont des passionnés», observe-t-il.

Si les difficultés financières forcent la réflexion sur l’avenir du CRÉER, Charles Verville trouve une consolation dans le fait que l’organisme n’a accumulé aucune dette.

La cinquantaine de membres participeront aux discussions sur les orientations à prendre à l’occasion de l’assemblée générale annuelle du 17 juin (19 h) à la Place communautaire Rita-St-Pierre.

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