François Fillion et Catheline Gaumond
À la recherche des restos écolos
Deux Victoriavillois, Catheline Gaumond et François Fillion, se préparent un été chargé, eux qui veulent réaliser une tournée pour stimuler les restos de Victo à devenir plus écolos et même à «récompenser» publiquement leurs efforts par un concours.
Le comité Pensons vert, agissons vers» veut allouer des «étoiles vertes» à des établissements, leur permettant d’afficher leur sceau écologique.
Un répertoire devrait aussi être publié au début de l’automne pour guider la fourchette des clients en quête des établissements les plus respectueux à l’égard de l’environnement. Ce répertoire mettra en valeur les «bons coups» des restaurateurs.
Dans le berceau du développement durable, il y a tout plein de gestes qu’on peut poser pour la protection de l’environnement, affirment Mme Gaumond et M. Fillion. Les restaurateurs peuvent aussi contribuer, à leur manière. «On est rendus là!», affirme François Fillion, dont le visage et le nom disent certainement quelque chose aux électeurs de la circonscription d’Arthabaska, puisqu’il était candidat du Parti vert au dernier scrutin provincial. «La politique est un mal nécessaire», s’exclame-t-il faisant remarquer qu’un militant du Parti vert est d’abord un citoyen engagé dans sa communauté.
Avec Catheline Gaumond, une enseignante en anglais, encore plus soucieuse du sort de la planète depuis qu’elle est maman d’un garçonnet de deux ans, François Fillion ira frapper aux portes des cafétérias, cantines, restos, hôtels, salles de réception, même les centres de la petite enfance, bref partout où l’on sert à manger.
Fière résidante de Victoriaville depuis 2001, la Sherbrookoise d’origine apprécie les efforts de la Ville et de la population. Mais elle avait été bien étonnée qu’au Grand Défi, par exemple, les poubelles se remplissaient beaucoup plus vite que le bac vert pourtant disponible. «Et puis je me disais que deux bacs c’est bien, trois c'est mieux pour les matières organiques. Toutes ces épluchures d’orange et de banane qu’on prenait la peine de servir aux participants auraient pu être déposées dans un bac brun!»
Plutôt que de se lancer à l’assaut de tous les festivals afin de «verdir», Catheline Gaumond a choisi, en accord avec M. Fillion, de circonscrire son bénévolat à la tournée des restaurants.
Leur «mission» tient à la fois de l’enquête et du soutien. «On ne sait pas toujours ce que les gens font dans leurs cuisines. C’est en faisant le tour qu’on constate que certains récupèrent déjà leurs huiles végétales, que d’autres réservent leurs matières organiques pour le compostage.»
L’achat de produits locaux constitue également une mesure de protection de l’environnement reconnue par les deux membres du comité. Même le choix de plantes vertes naturelles (plutôt qu’en plastique) est pris en considération.
«Nous sommes la voix des citoyens et clients, leurs porte-parole à l’égard des restaurateurs», affirment encore les membres du comité «Pensons vert, agissons vert».
Ils souhaiteraient que leur comité devienne un lieu d’actions, une courroie de transmission entre les différents établissements. «Ce qui se fait dans un restaurant, ça peut en inspirer un autre. On voudrait créer une vague, stimuler la compétition.»
Si la petite «escouade verte» part avec un esprit ouvert et positif, n’en reste pas moins qu’elle pourrait aussi distribuer ses «constats d’infraction». Il s’agit plutôt de pense-bête pour mordiller la conscience environnementale de ceux qui noient leur gazon ou laissent tourner inutilement le moteur de leur voiture garée.
La tournée des restos est déjà commencée. Elle se fait par lettre, par téléphone ou en personne par les deux membres du comité.
On peut communiquer avec eux par courriel info@pensonsvert.com ou au téléphone (le soir) au numéro 819 758-4004 pour s’assurer que son initiative verte n’échappera pas à la loupe que le comité veut poser sur le monde de la restauration.