Chantale Trottier a profité de son passage au Centre-du-Québec pour remettre une plaque commémorative de la Fête nationale 2008 au président de la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec, Yvon Camirand (à gauche). L'historien Jacques Lacoursière, un des porte-parole de la Fête nationale a participé à la cérémonie.
Fête nationale 2008, «un rendez-vous avec l’histoire»
«Cette année, le Québec a rendez-vous avec son histoire», a déclaré Chantale Trottier, présidente du Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) de passage à Victoriaville en compagnie de l’historien Jacques Lacoursière, un des deux porte-parole de la Fête nationale du Québec.
Saluant les «amis de la Fête nationale», Mme Trottier a expliqué que le 24 juin 2008 serait l’occasion de souligner non seulement les 400 ans de Québec, mais les quatre siècles de présence francophone en Amérique.
C’est aussi cet aspect qui a incité l’historien Jacques Lacoursière à accepter, avec la comédienne et chanteuse Chloé Sainte-Marie, le rôle de porte-parole de la Fête nationale.
Avant 1713, a-t-il rappelé, les deux tiers du territoire appartenaient à la France, un territoire déjà pétri de sueur et de sang. La seule toponymie porte, jusqu’aux États-Unis, des traces de la présence francophone, a-t-il ajouté. Au moins 5 000 noms de lieux des États-Unis tirent leurs origines du français, a-t-il dit. Il a ajouté que des expressions aussi typiques de «c’est de valeur» et «tuque» émaillaient déjà le vocabulaire des gens qui habitaient le territoire il y a quatre siècles.
Parlant de mots, il y a un concours qui s’organise pour trouver plus joli mot de la langue française. Pour certains, ce pourrait être «centricois», pour d’autres, «solidarité», pour d’autres, le mot «liberté». On trouvera tous les détails du concours sur le
www.fetenationale.qc.ca le site Internet de la Fête nationale pour lequel les gagnants se partageront 10 000 $ en prix, dont un voyage en France. Des coupons de participation sont également disponibles le samedi dans <@R>Le Journal de Montréal<@$>.
Une fête plus verte
Également sur le site Internet, on trouvera un guide pour rendre les festivités plus «vertes». Chantale Trottier n’a pas caché que la réputation et l’engagement d’Yvon Camirand, président de la Société Saint-Jean-Baptiste-du-Centre-du-Québec, avait teinté cette volonté de soutenir les organisateurs d’événements à devenir un peu plus verts.
M. Camirand a d’ailleurs profité de l’occasion pour rendre hommage à la créativité et au talent des Québécois, qui se sont, entre autres, concrétisés chez nous par le démarrage du Centre de formation en entreprise et récupération (CFER). Ce geste posé par Normand Maurice en 1990 allait paver la voie à une «formidable odyssée», faisant des Bois-Francs un chef de file en matière de récupération et de développement durable, a souligné M. Camirand.
La Fête nationale battra son plein dans 750 sites différents à la fin de juin ; 24 villes seront les hôtesses de fêtes régionales.
Ce sera le cas à Drummondville (pour la première fois dans le parc Woodyatt) et à Victoriaville, au Colisée Desjardins.
La fête victoriavilloise
Toujours organisée par le coordonnateur Michel Comtois, la fête victoriavilloise se déroule le lundi 23 juin, en commençant par un souper animé pour les jeunes. À 19 heures, les enfants accueilleront le spectacle d’Océane. Le groupe Légende, composé de 14 musiciens, prend le relais avec une revue des plus belles pièces musicales du Québec.
La partie plus protocolaire de la fête se tiendra entre 22 h et 22 h 40 avec la retransmission en direct des cérémonies sur les Plaines d’Abraham à Québec, le Salut au drapeau et le discours des élus.
La soirée devrait se terminer sur une note endiablée avec un spectacle de pyrotechnie musicale, un feu d’artifice spectaculaire pour ponctuer les 400 ans d’histoire. Le groupe Alambic, dirigé par le chef d’orchestre Joël Poliquin, clôturera cette soirée.
Pour l’occasion, la Sécurité alimentaire accueillera les denrées non périssables que les participants voudront bien lui apporter. «Une autre façon de se tendre la main», a déclaré la coordonnatrice de l’organisme, Isabelle Voyer.
Il se pourrait qu’on trouve le moyen de faire une place à une exposition de photographies, la Société d’histoire et de généalogie de Victoriaville rappelant que la «Saint-Jean-Baptiste» est depuis longtemps soulignée dans les Bois-Francs.