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Mise en place d’un réseau de sentinelles

Pour contrer la détresse psychologique chez les producteurs agricoles

Article mis en ligne le 23 mai 2008 à 11:32
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Mise en place d’un réseau de sentinelles
Pour contrer la détresse psychologique chez les producteurs agricoles
Sachant que plus de 50 % des producteurs agricoles vivent des périodes de détresse psychologique plus ou moins intenses, le secteur agricole et le milieu de la santé s’unissent pour contrer la détresse psychologique chez les producteurs agricoles.

Agri-Ressources Arthabaska-Érable, le CSSS d’Arthabaska-et-de-l’Érable ainsi que le Réseau de prévention du suicide des Bois-Francs travaillent de concert afin de mettre en place un réseau de sentinelles pour dépister et aider de manière adéquate les producteurs en situation de détresse psychologique.

Le 12 juin prochain marquera une étape importante dans le processus de mise en place des services pour contrer la détresse psychologique des producteurs agricoles. En effet, les représentants des trois organismes impliqués dans l’organisation des services se rencontreront afin d’échanger sur leur pratique, leur rôle dans la structure de dépistage et sur leurs besoins respectifs en matière de suivi et de formation.

En plus d’intervenants du CSSS d’Arthabaska-et-de-l’Érable et du Réseau de prévention du suicide des Bois-Francs, Agri-Ressources Arthabaska-Érable regroupe l’ensemble des organismes du secteur agricole. On y retrouve, autour d’une même table, les syndicats locaux de l’UPA, les coopératives agricoles, les institutions financières, le MAPAQ, les professionnels du secteur agricole (vétérinaires, agronomes, etc.) et les différentes entreprises et services en lien avec les producteurs. Pour le milieu agricole, ce sont principalement les personnes qui œuvrent dans ces organisations qui sont ciblées pour jouer le rôle de sentinelles en prévention du suicide.

Compte tenu que les producteurs agricoles ont des habitudes de travail et des horaires qui leur sont propres et qu’ils sont souvent seuls aux champs, les aidants potentiels veulent en connaître davantage sur le rôle et l’approche des intervenants du secteur de la santé et des services sociaux dont le Réseau de prévention du suicide des Bois-Francs. Du même coup, Agri-Ressources Arthabaska-Érable veut informer les intervenants du milieu de la santé sur les façons de faire et d’être des producteurs agricoles et souhaite qu’ils puissent adapter leur pratique en tenant compte des réalités du terrain.

Toute personne intéressée à participer à cette demi-journée d’échange qui vise une meilleure connaissance des services et du milieu agricole ou pour obtenir plus d’informations, il suffit de contacter Chantal Doyon au 819-362-0534.

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Jacques Blaquière

Commentaire mis en ligne le 24 mai 2008
Je suis un citadin et un profane en matière de problèmes agricoles. Travailler seul au champs, quant à moi, ne peut pas être un motif de suicide. Par contre, supporter seul de lourdes charges financières est inhumainement stressant et peut conduire au suicide. Je pense que la solution est un dégraissage des diverses sangsues autour de la profession agricole. Je m'explique. Permis pour ceci, permis pour cela, quotas de lait, quotas de tout, taxes de toutes sortes, machinerie à des prix exhorbitant, illégal de vendre soi-même le produit de son travail, obligations anvers les coopératives, etc. etc. etc. La solution, en plus du dégraissage des sangsues, permettre la libre concurrence et permettre la libre entreprise. La jeunesse actuelle n'aura jamais d'opportunités lui permettant d'acheter un bon pot de crème directement chez l'habitant, des fruits et des légumes vendus à des prix concurrentiels dans un kiosque privé sur le bord de la route. Non, ces domaines agricoles sont maintenant envahis par des «jobbers» de la ville qui importent leurs fruits et légumes des États-Unis. Les sangsues financières maintiennent les prix élevés et siphonnent le moral des agriculteurs. Nous voulons exercer un contrôle pour le bien des agriculteurs, mon oeil! Comme les gros syndicats de travailleurs à petits salaires : nous voulons empiler de l'argent au détriment des travailleurs solitaires et les maintenir en état de dépendance, là est la source du problème des suicides pour les agriculteurs et pas ailleurs.

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