De gauche à droite, le président Marcel Dubois, le directeur général, Claude Charland et l'adjointe à la direction générale du CSSS, Claire Gendron
«Inacceptable et irrespectueux!»
Les autorités du Centre de santé et de services sociaux d’Arthabaska-et-de-l’Érable n’ont pas mâché leurs mots pour dire qu’ils trouvaient «inacceptable et irrespectueux» que le ministère n’ait pas encore fourni les données dont l’établissement a besoin pour adopter son budget de 125 millions $. «Et l’année est quand même commencée!», a fait remarquer le président, Marcel Dubois.
Réal Ouellet, un administrateur membre du comité de vérification, juge aussi inacceptable qu’à quelques heures de l’obligation légale d’adopter le budget, l’établissement ne possède pas toutes les informations.
D’autant, a-t-il ajouté, que le CSSS doit effectuer de nouvelles compressions pour combler un déficit et éviter de creuser l’écart entre les revenus et les dépenses pour 2008-2009.
Près de 3 millions $ pour des rénovations
Par contre, l’établissement connaît le montant dont il dispose pour le maintien de ses actifs et pour ses rénovations fonctionnelles.
Dans le premier cas, le CSSS obtiendra 2 105 960 $ afin de mener différents projets, explique Raymond Dufour, directeur des services techniques et de l’alimentation.
La plus forte somme, 725 000 $, sera investie pour réaliser des économies d’énergie. On affectera aussi 600 000 $ à différents projets reliés à la tuyauterie. Le reste servira à mener des travaux d’entretien préventif.
Au total, tant par le programme de maintien des actifs que par celui de la rénovation fonctionnelle, l’établissement injectera 300 000 $ pour la prévention des infections.
Du montant total de 377 164 $ que recevra l’établissement pour des rénovations fonctionnelles, on réservera une somme de 300 000 $ pour ces gros réaménagements des services ambulatoires.
Ces travaux devraient se réaliser en 2010-2011, un chantier estimé à au moins 2 millions $ pour redéployer toutes les cliniques, les consultations externes, l’oncologie, l’hémodialyse, les cliniques d’urologie, d’ophtalmologie et musculo-squelettique.
Il y a longtemps que ces travaux sont annoncés et s’inscrivent à ce vaste plan directeur et immobilier qui pourrait nécessiter, au total, un investissement de 20 millions $.