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Lutte aux infections : le CSSS se distingue

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 14 mai 2008 à 15:15
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Lutte aux infections : le CSSS se distingue
Hélène Hinse
Lutte aux infections : le CSSS se distingue
Le Centre de santé et de services sociaux d’Arthabaska-et-de-l’Érable serait l’un des plus performants au Québec, même le meilleur de la région Mauricie-Centre-du-Québec, en ce qui a trait à la prévention des infections nosocomiales. Ce qui lui a valu une lettre de félicitations du directeur régional de la santé publique, Dr André Dontigny.
«Nous avons eu le plaisir de remarquer que les taux d'incidence de diarrhées associées au Clostridium difficile son très faibles dans votre établissement et ce, depuis le début de la surveillance provinciale», écrit le docteur Dontigny.

Il ajoute que de tels résultats ne peuvent être que le fruit d'efforts soutenus et du travail dévoué de tout le personnel autant des équipes de soins, d'hygiène et salubrité que des équipes de prévention et contrôle des infections.

Ainsi, malgré un achalandage accru, souligne Hélène Hinse, directrice des soins infirmiers, l’établissement serait parvenu à réduire de 5,1 à 5,0 l’occurrence du Clostridium difficile, cette cote étant établie pour 10 000 patients jour. «Cela représente 28 déclarations pour toute une année», souligne Mme Hinse.

En moyenne au Québec, pour ces périodes qu’elle peut comparer, de février à mars 2007 par exemple, l’établissement d’ici affichait une cote de 5,2, alors que la moyenne québécoise se situait à 5,7.

En ce qui concerne le staphylocoque résistant à la méthicilline (SARM), là aussi l’établissement a considérablement amélioré sa performance, sa moyenne annuelle étant passée de 4,4 à 3,5. «Pour se donner une idée, en 2002, au moment de l’éclosion du SARM, notre cote était de 12,5», précise la directrice.

Cette lutte contre les infections nosocomiales, l’établissement la gagne par la rigueur de ses procédures, explique encore Mme Hinse.

Toute une série de mesures, de l’enseignement jusqu’à la surveillance des pratiques, la révision des «coutumes» en matière d’hygiène et de désinfection, sont nécessaires pour réduire prévenir les infections et éviter leur propagation. Et avec le personnel qui «roule», la répétition des consignes, l’enseignement continu sont nécessaires, remarque la directrice.

Revoir les coutumes implique de petits et de gros changements. «Ça paraît anodin, mais cela va même jusqu’à ne pas utiliser le même pot de crème hydratante pour deux patients», explique la directrice.

«Dès que l’on s’aperçoit qu’un patient est moche et fait de la fièvre, on procède à des tests pour dépister l’infection», ajoute-t-elle.

Hélène Hinse mentionne que l’isolement des patients infectés et, éventuellement, l’imposition d’une quarantaine, ne sont pas plus fréquents ici qu’ailleurs. «Sauf que nous, on les déclenche probablement plus rapidement.»

Lors de la réunion publique du conseil d’administration, Hélène Hinse en a profité pour rappeler que le lavage des mains constitue un mot clé lorsqu'il est question de lutter contre les infections. «Le lavage des mains est un mot clé… comme le mot information.»

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