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La Coalition persiste et signe pour contrer la fermeture des lits d’hébergement

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 14 mai 2008 à 13:10
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La Coalition persiste et signe pour contrer la fermeture des lits d’hébergement
Quelques centaines de personnes se sont massées dans la salle de réception du motel Le Phare, invitées par la Coalition
La Coalition persiste et signe pour contrer la fermeture des lits d’hébergement
«Ça passe!», a déclaré Claude Audy, porte-parole de la Coalition pour la défense des droits des aînés des MRC d’Arthabaska et de l’Érable qui milite contre la fermeture des lits d’hébergement annoncée par le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) d’Arthabaska-et-de-l’Érable. @R:«Maintenant il faut que le député prenne position. Nous déposerons notre pétition au ministre de la Santé et des Services sociaux avant la fin de juin», a dit M. Audy. Trois mille signataires l’auraient déjà appuyée.

Quelques centaines de personnes – Claude Audy parlait de 400 – se sont massées dans la salle du motel Le Phare à Plessisville pour exprimer leurs inquiétudes face à ce virage que le CSSS est en train de faire prendre à ses services aux aînés, un «virage vers le privé», estime-t-on.

Selon Claude Audy, le grand nombre de personnes présentes à l’assemblée du CSSS démontre que la Coalition a sa raison d’être, formée non seulement de travailleurs de centres d’hébergement, mais aussi de la population. Ce rassemblement constituait un moment pivot pour la Coalition. Ou elle cassait, ou elle poursuivait son travail, avait-il annoncé quelques jours auparavant.

«C’est un mouvement de la population pour préserver les services dans le réseau public, a-t-il dit aux administrateurs. Vous êtes l’intermédiaire entre la population et le ministère. La Coalition vous tend la main pour vous aider à contrer les visées du ministère de privatiser les services aux aînés», a dit M. Audy.

Selon plusieurs, la réduction du nombre de lits d’hébergement et la création de deux nouvelles ressources intermédiaires (RI) à Victoriaville et à Plessisville constituent le prélude à la privatisation complète de l’hébergement des aînés, comme le propose le rapport Castonguay, a-t-on fait remarquer.

Lise Carignan, membre du Comité des usagers de l’établissement, a exprimé ses doutes quant à la capacité des ressources intermédiaires d’accueillir des personnes lourdement hypothéquées. Elle craint d’ailleurs que l’appellation «intermédiaire» ne soit bientôt plus appropriée pour désigner ces maisons. «Elles ne seront plus une transition vers les centres d'hébergement.»

«Avez-vous procédé à des sondages pour vérifier la satisfaction des résidants des ressources existantes à Victoriaville (pavillons Marchand et Bujold)?», a-t-elle demandé à Philippe Rancourt, directeur des programmes pour les personnes en perte d’autonomie. Dans ces ressources, comme dans certains foyers, bien des gens ne connaissent pas l’existence des comités d’usagers et d’une commissaire pouvant accueillir les plaintes, a déploré Mme Carignan. «C’est insécurisant pour les personnes âgées de ne pas savoir exactement où elles s’en vont», a-t-elle ajouté.

Ces craintes concernant les ressources intermédiaires étaient également dans la bouche du maire suppléant de Plessisville, le conseiller Michel Gosselin. Il a adressé quelques questions aux autorités du CSSS sur la nature des liens que tissera l’établissement avec les ressources intermédiaires. «J’ose espérer qu’avec ce houleux débat, les patients resteront au centre des priorités.»

Peut-être, a-t-il ajouté, que la modernité passe par ces «partenariats» entre le public et le privé. N’en reste pas moins, a-t-il ajouté, que la perte de lits d’hébergement demeure inquiétante.

Catherine Coutel, encore seule candidate intéressée par l’investiture du Parti québécois dans Arthabaska, s’est également présentée au micro pour qualifier d’«inacceptable et d’injuste» cette décision du CSSS de couper des lits d’hébergement et de les transférer dans des partenariats public-privé. Elle a parlé du «déracinement» des aînés, du «désengagement» de l’État.
Un pavé dans la mare
Micheline Comtois, porte-parole de la Table des aînés de l’Érable, s’est fait chahuter lorsqu’elle a annoncé que l’organisme appuyait le plan de développement du CSSS. Quelques heures auparavant, les membres de cette Table avaient entendu les deux points de vue, celui de l’établissement et celui de la Coalition.
«On s’est fait piéger», a commenté, Claude Audy, disant qu’autour de cette Table plusieurs membres étaient issus du secteur privé.

Mme Comtois a tenu à préciser que les quinze membres de cet organisme provenaient des milieux les plus divers, d’organismes communautaires, comme la FADOQ, le Centre d’action bénévole, Domrémy, de la SQ, de la Municipalité de Lyster, de la MRC de l’Érable. Certains membres représentent le CSSS et l’une d’elles représente une ressource intermédiaire.

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