André Bellavance
«Un retour en arrière»
Position du NPD sur le bannissement du chrysotile
Le député de Richmond-Arthabaska, André Bellavance, a joint sa voix à celles de l’Institut du chrysotile, du Syndicat des Métallos et du Mouvement ProChrysotile québécois pour dénoncer à la Chambre des communes la position du NPD face au bannissement du chrysotile. «C’est un total manque de rigueur», a-t-il soutenu.
«Cette position ne tient pas compte des dernières études réalisées en matière d’utilisation sécuritaire du chrysotile. Le NPD n’a pas l’expertise voulue pour se substituer au comité de spécialistes mis sur pied par Santé Canada. Les représentants syndicaux estiment que le NPD n’a pas tenu compte du travail de l’Institut du chrysotile et du mouvement ouvrier pour faire respecter la Convention de Genève et faire avancer l’utilisation sécuritaire du chrysolite. Le NPD a ainsi balayé du revers de la main les emplois reliés à cette industrie», a affirmé André Bellavance lors de sa déclaration.
Dans un communiqué le 17 avril dernier, le réseau Bannir l’amiante au Canada (BAC) a approuvé le soutien manifesté par le NPD en faveur du bannissement pur et simple du chrysotile. Le NPD s’acharne depuis plusieurs années à dénigrer l’utilisation sécuritaire du chrysotile. En novembre 2006, le député André Bellavance était intervenu vigoureusement en débat à la Chambre des communes contre une motion du député de Winnipeg-Centre, Pat Martin, visant à couper les vivres à l’Institut du chrysotile. «Nous avions battus cette motion», a rappelé André Bellavance.
La balle dans le camp d’Ottawa
Ottawa se doit toutefois maintenant de démontrer un peu de cohérence, en s’assurant que les ministères et organismes fédéraux disposent d’une réglementation uniforme qui ne classe pas le chrysotile parmi les produits dangereux.
«Le gouvernement doit adopter les recommandations du deuxième rapport du Sous-comité du commerce international, des différends commerciaux et des investissements internationaux que j’ai déposé et qui a été adopté à l'unanimité», a soutenu André Bellavance.
Ce rapport recommande que le gouvernement du Canada se donne une politique du chrysotile basée sur l'information, la promotion et l'utilisation sécuritaire entreprenne une étude comparative sur la dangerosité des fibres de remplacement et fasse la promotion du chrysotile sur le plan national et international en privilégiant l'utilisation de l'amiante chrysotile dans ses propres infrastructures. « Depuis que j’ai déposé ce rapport, le gouvernement dispose des outils nécessaires pour mettre de l’avant cette politique, mais où est la volonté politique? La communauté d’Asbestos ne mérite pas d’être abandonnée. Les travailleurs du chrysotile ne méritent pas d’être mis au ban par quiconque surtout pas un parti comme le NPD qui a des prétentions de représenter les travailleurs, mais qui fait de la petite politique sur leur dos», a conclu André Bellavance.