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Grand nettoyage sur les berges du Réservoir Beaudet

Kateline Grondin par Kateline Grondin
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Article mis en ligne le 10 mai 2008 à 18:09
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Grand nettoyage sur les berges du Réservoir Beaudet
Le responsable de la corvée de nettoyage, Luc Baillargeon, devant cinq bénévoles venus prêter main forte, Kasandra Dion, Diane Samson, Guy Martel et ses filles, Rosalie et Sandrine.
Grand nettoyage sur les berges du Réservoir Beaudet
Initié par le comité local de Canards Illimités, le projet de nettoyage des berges du réservoir Beaudet a attiré dès samedi matin une trentaine de citoyens, désireux de faire la différence dans leur environnement. Armés de piquets, de gants, de sacs poubelles et surtout, de bonne volonté, des gens de tout âge ont sillonné les rives et boisés longeant le réservoir pour lui refaire une beauté.
«La réponse des bénévoles a dépassé nos espérances», a confié l’un des responsables du projet, Luc Baillargeon. «Sur la trentaine de bénévoles venus nous prêter main forte au cours de la journée, une dizaine «d’irréductibles» sont restés avec nous, jusqu’à 15 h», a par ailleurs tenu à souligner le responsable.

Parmi eux, une élève de l’école secondaire Le Tandem Boisé. «C’est mon animateur de pastorale qui nous a informés de la tenue de cette corvée. Comme je trouve important de respecter l’environnement et d’en prendre soin, j’ai décidé de venir», confie Kasandra Dion. Même le directeur adjoint de son école Guy Martel et ses deux filles se sont joints au groupe, de même que Diane Samson, enseignante à l’école Marguerite-Bourgeois (un établissement Vert Bruntland).

Au terme de la corvée, le groupe a réussi à récolter autant de vieux pneus que de bénévoles présents (une trentaine). «Un demi-conteneur à déchets a aussi été rempli de matières diverses. Heureusement, nous n’avons trouvé aucune matière dangereuse. Par contre, une grande quantité de vieux fer a été amassé, allant de la feuille de tôle…au châssis de motocyclette!», a indiqué M. Baillargeon en ajoutant que tout ce qui est métallique sera récupéré.

«Évidemment, le territoire du Réservoir Beaudet est assez âgé et c’est la première fois que l’on procède à son nettoyage. Mais nous avons déjà appris de notre expérience cette année. Par exemple, nous allons probablement demander à diminuer le niveau du réservoir pour accéder plus facilement aux berges, lorsque nous répéterons l’expérience l’an prochain.»
Des richesses insoupçonnées
Comme c’est parfois lors d’un grand ménage que l’on découvre ou redécouvre un trésor, les bénévoles ont fait la découverte par hasard d’une tortue, aussi grosse qu’un ballon de soccer.
«C’est une espèce rare. Comme nous avons nettoyé son habitat, elle pourra y vivre plus longtemps. Ce genre de découverte nous fait prendre conscience encore une fois de toutes les ressources merveilleuses qui se cachent dans nos milieux humides et qui méritent d’être mises en valeur», a déclaré Luc Baillargeon.

«Attaché au Réservoir Beaudet, nous avons aussi un marais avec un potentiel superbe, peuplé par toute une population d’amphibiens, de reptiles et de poissons», a poursuivi M. Baillargeon, en insistant sur le fait que la riche végétation d’un marais permet d’absorber efficacement le carbone, de ralentir l’écoulement des eaux et de stabiliser les sols. «Si on dit que les arbres sont les poumons de la terre, les marais en sont les reins!»

De plus, les ornithologues aguerris observent régulièrement sur les rives du Réservoir Beaudet et de son marais plusieurs espèces d’oiseaux, tels que le grand héron, le canard malard, le canard noir et le cormoran.
Revaloriser les milieux humides
Canards Illimités œuvre à la conservation des milieux humides depuis 65 ans. Le comité victoriavillois, qui regroupe une douzaine de membres, travaille pour sa part à sensibiliser la population locale à la réhabilitation des marais et des terres humides depuis 19 ans maintenant.
«C’est la première fois que nous mettons de l’avant ce projet. L’idée est venue d’un de nos membres, le peintre animalier Daniel Gagné, à la suite de notre dernier souper bénéfice en février», explique M. Baillargeon.

«La Ville est très réceptive à notre mission. Nous sommes entendus et écoutés de plus en plus», fait remarquer M. Baillargeon. «D’ailleurs, la Ville a collaboré pour cette grande corvée en fournissant des sacs et un conteneur pour effectuer le ramassage des déchets», mentionne le responsable en ajoutant que plusieurs entrepreneurs locaux ont également prêté leurs stationnements et plusieurs outils pour réaliser le travail.

«Nous désirions signifier à la population notre volonté de participer activement à l’amélioration de notre milieu» a finalement confié Luc Baillargeon, en ajoutant qu’il a espoir de voir apparaître, dans un avenir rapproché, des sentiers d’interprétation dans les milieux humides de la région.

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