La députée tient un double discours
Selon l’Association libérale de Lotbinière
Le président de l’Association libérale de Lotbinière, Laurent Boissonneault, est consterné par l’attitude de la députée de Lotbinière, Sylvie Roy, dans le dossier de la réforme de la carte électorale.
Pour lui, il ne fait aucun doute que la députée de l’ADQ tient un double discours, et qu’en ce sens, elle abandonne Lotbinière.
Changement de cap de la députée
Pour soutenir ses dires, M. Boissonneault tient à rappeler à la population de la région les propos de Mme Roy tels que publiés récemment dans un journal de Lotbinière. «Dans une édition du
20 avril, Mme Roy s’était alors dit en accord avec d’éventuelles modifications à la loi électorale.
Elle suggérait aux trois partis politiques présents à l’Assemblée nationale d’avoir une discussion à cet effet pour tenter de s’entendre sur la question. Puis, le 4 mai dernier, elle se dit maintenant contre des modifications à la loi électorale qu’elle réclamait pourtant il y a quelques jours à peine. Et là, tout d’un coup, pour des raisons purement partisanes, elle change son capot de bord sans aucune raison. Si elle tient tant à Lotbinière sous sa forme actuelle, pourquoi n’a-t-elle pas forcé son parti à trouver un consensus avec notre formation politique?», se questionne Laurent Boissonneault.
Le PLQ dans Lotbinière y voit là un refus de Mme Roy de se placer en porte-à-faux avec la ligne officielle de l’ADQ, dictée par Mario Dumont, favorable à la nouvelle carte : «La réalité, c’est que le discours adéquiste est complètement improvisé. Mme Roy a émis une opinion, et voilà
qu’elle doit se rétracter sous les ordres de son chef. Elle vient de nous prouver qu’elle place les intérêts de l’ADQ devant ceux des citoyens de Lotbinière », s’indigne M. Boissonneault.
De la désinformation pure et simple
En plus, Laurent Boissonneault est préoccupé par la désinformation que tente de faire la députée de l’ADQ de Lotbinière.
Dans ce contexte, il somme la députée de préciser ses intentions : «Dans l’édition de l’Avenir de l’Érable du 4 mai dernier, elle affirme que «si le DGE ne corrige pas le tir, nous verrons alors ce que nous pourrons faire». La réalité, c’est que la Commission de la représentation électorale a le dernier mot dans ce débat, ce que semble ignorer la députée. Mis à part sortir sa baguette magique, elle ne peut rien faire de plus. Elle fait trop de promesses irréalisables à la population. De toute façon, ce n’est pas dans 6 mois qu’il faut agir, c’est maintenant», affirme le président du PLQ dans Lotbinière.
Il faut respecter le poids politique des régions
Enfin, le président du PLQ dans Lotbinière rappelle que le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Benoît Pelletier, a présenté récemment la position du Parti libéral du Québec dans ce débat : maintenir le poids politique des régions à l’Assemblée
nationale.
«M. Pelletier a d’ailleurs entrepris des démarches auprès des deux partis d’opposition pour dégager un consensus à cet effet. Il s’est buté à un refus catégorique des autorités de l’ADQ. En bloquant le processus, c’est à Lotbinière que l’ADQ s’est objectée. Plus que jamais, le PLQ est déterminé à permettre aux régions de conserver leur poids politique», conclut Laurent Boissonneault.