Éric Leblond (photo : Michel Bourret)
Rimer avec les mots de liaisons et les conjonctures
Bonjour chers lecteurs et lectrices! Voilà, que les mots de liaisons et/ou conjonctures servent depuis longtemps de rime. Que l’artiste soit reconnu ou non, ses paroliers et parolières s’en donnent à cœur joie lorsque l’occasion s’y présente.
Ils sont de bons dépanneurs lorsqu’il s’agit de raccourcir ou rallonger un vers. Vous comprendrez que le choix des rimes n’est pas grandiose, mais par contre non négligeable.
La chanson «Pourtant» écrite par Rock Voisine fait rimer (qui) au troisième vers.
Je vis ma vie comme un incompris
Parmi ces gens autour de moi
Qui chante, qui rient, (qui)
Pleure, qui crient
Francis Cabrel avec «Le danseur» à partir du dixième vers (pour) et (une).
10. Quelque part, beau jour
11. Au carrefour de la Bonne Fortune
12. Deux ombres qui dansent (pour)
13. N’en faire plus qu’(une)
Au 34e vers de la chanson «Un enfant» (alors) écrit par Mario Pelchat.
34. Tu les revois ce qu’ils étaient (alors)
35. Entre alcool et fracas
36. Il se croyait très fort
Les exemples sont abondants dans la chanson québécoise. Alors, ne soyez pas gêné de vous en servir. Vous savez, c’est toujours la loi des nombres qui remportent même si certains puristes nous contestent. Bonne écriture!
Éric Leblond