Les députés Denis Trottier et François Legault
«Ayons du courage et une vision», plaide le PQ
«Le développement économique passe par la formation et la réduction fiscale des entreprises. Ayons du courage et une vision», a lancé le député péquiste de Rousseau, François Legault, de passage, jeudi, à Victoriaville avec son collègue de Roberval, Denis Trottier.
Les deux hommes politiques ont fait une halte dans la région dans le cadre d’une tournée d’écoute et de parole.
En avant-midi, ils ont rencontré des entrepreneurs, des élus, des intervenants du monde économique et de l’éducation. «Notre but, c’est d’écouter la population afin de préparer notre plateforme électorale», a précisé François Legault.
Les députés du Parti québécois ont notamment entendu les intervenants parler de développement économique. «On a senti de l’inquiétude, la région n’ayant pas été épargnée par les pertes d’emplois, a-t-il rappelé. Mais au-delà de cette situation, on a un problème avec la qualité de l’emploi. On observe une tendance, celle du manque de main-d’œuvre formée, qualifiée.»
D’où l’importance de la formation, selon le député Legault. «Au PQ, nous avons établi deux priorités économiques, l’éducation et la réduction de la fiscalité des entreprises», a-t-il dit.
Le député de Rousseau a fait état de problèmes de financement soulevés en formation professionnelle, d’un taux de décrochage élevé chez les garçons. «Le gouvernement Charest a effectué de mauvais choix budgétaires. Plutôt que de réduire deux fois la taxe de vente, il aurait pu récupérer 2,2 milliards de dollars et l’investir dans l’éducation qui souffre de sous-financement», a-t-il fait remarquer.
François Legault déplore l’attitude du gouvernement qui n’a pas osé investir, depuis cinq ans dans le développement économique.
«Le PQ veut mettre l’accent sur les petites entreprises, des gens ayant du dynamisme. On axe là-dessus. Il y a moyen de soutenir davantage les entreprises», a soutenu le député de Roberval, Denis Trottier.
Les péquistes proposent de réduire la charge fiscale des entreprises. «Quand on taxe les entreprises, on taxe les emplois. En diminuant la taxation, on crée des emplois», a noté le député Trottier.
Le député Legault est d’avis que le développement passe par la création de la richesse. «Pour cela, il faut investir dans la formation et attirer plus d’investissements dans les entreprises. Il est temps que le gouvernement accompagne les entreprises pour susciter plus d’investissement et créer de la richesse, a-t-il signalé. Il faut du courage et une vision, ce n’est pas en distribuant des bonbons électoraux comme le gouvernement Charest et en encourageant les gens à consommer qu’on y arrivera.»
Commentant la santé, l’ex-ministre en la matière plaide pour le système public qui a besoin d’investissements importants cependant. «Et il faut avoir le courage de serrer la vis pour obtenir un système plus efficace. Il faudrait de nouvelles ententes avec les syndicats pour obtenir davantage de flexibilité et d’efficacité», a-t-il fait savoir, dénonçant, au passage, l’inaction du ministre Couillard «qui n’a rien fait pour faire avancer le système».
Enfin, François Legault n’a pas caché que si le PQ voulait reprendre le pouvoir, il lui fallait gagner les comtés des régions comme le Centre-du-Québec, la Mauricie, la couronne nord de Montréal et la Montérégie. «Il faut aller rechercher les comtés qu’occupaient nos députés Jacques Baril, Michel Morin et Normand Jutras, ravis par des députés de l’ADQ», a-t-il affirmé.
Parlant de l’ADQ, Denis Trottier a voulu conseiller le député d’Arthabaska, Jean-François Roux. «Plutôt que de participer à des missions à l’étranger pour la démocratie, le député devrait mettre l’accent sur son propre parti qui donne l’impression de peu de démocratie. Et à l’Assemblée nationale, les interventions de l’ADQ ne relèvent pas le niveau des débats. Ça fait pitié», a-t-il déploré.