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Le Parti québécois annonce une nouvelle loi 101

Article mis en ligne le 30 avril 2008 à 16:23
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Le Parti québécois annonce une nouvelle loi 101
C’est à l’occasion d’un rassemblement sur la langue tenu à Montréal que la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a annoncé les engagements de son parti pour la protection et le renforcement du français.
«Une langue, c’est le ciment d’un peuple. On ne peut pas continuer à traiter ce dossier comme le fait l’actuel gouvernement dans une culture du «laisser faire». Les indicateurs sont clairs, le français perd du terrain, particulièrement à Montréal. Depuis 30 ans, la situation a beaucoup évolué au Québec. Des modifications et des renforcements importants doivent être apportés à la Loi 101, parce qu’il est plus que temps que nous prenions soin de notre langue», a déclaré Madame Marois.
Des objectifs clairs pour une langue plus forte
Ainsi un gouvernement du Parti québécois :
s’assurerait de l’utilisation du français comme langue de l’administration dans les relations de l’État avec les entreprises et les citoyens;

mettrait en place des mesures spécifiques pour franciser entreprises et commerces (1 à 50 employés), en tenant compte d’abord de certains critères comme le nombre d’employés et leurs liens directs avec les consommateurs. Afin d’aider les entreprises et commerces dans ces démarches, des mesures fiscales incitatives, comme des crédits d’impôt, seraient mises en place;

rendrait la francisation disponible et obligatoire pour les nouveaux arrivants afin de favoriser leur intégration à la société québécoise;

exigerait de tout employeur dont les conditions d’embauche pour un emploi demandent la connaissance d’une autre langue de démontrer la nécessité de cette connaissance pour occuper l’emploi;

renforcerait l’apprentissage du français dans les écoles primaires et secondaires;

donnerait plus de pouvoirs à l’Office québécois de la langue française et les moyens nécessaires pour faire appliquer la loi, clarifierait les rôles et les relations et établirait des politiques claires, transparentes et des garanties de publication des études.

«Oui, nous mettrons en place les mécanismes pour aider à la francisation des personnes, des commerces et des entreprises. Nous les aiderons à atteindre des objectifs réalistes étalés dans le temps. Mais nous exigerons des résultats et c’est avec rigueur que la loi sera appliquée. Il en va de la survie de notre langue. Tant qu’on ne fera que se complaire dans des vœux pieux et de la bonne volonté, il n’y aura pas d’amélioration réelle de la situation», a ajouté Martyne Prévost, candidate du Parti Québécois de Richmond

«Contrairement à ce que dit Mario Dumont, ce ne sont pas les immigrants ou leur nombre qui posent problème. Ce qui pose problème, ce sont les lois que l’on ne fait pas appliquer, ou alors très mollement. Ce qui pose problème, c’est la francisation que l’on ne fait pas. C’est ça le vrai problème et c’est à ça qu’il faut s’attaquer. Pas à une chasse aux sorcières. L’époque des rafistolages, des ajustements, des mesures volontaires, du laxisme dans l’application de la Charte, de la troisième orientation d’un plan d’action de plus en plus vague, des phrases creuses et des images vides est révolue. Il est temps que l’on respecte les Québécoises et les Québécois !», a conclu Martyne Prévost.

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