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FairMail, cartes postales avec perspective

Article mis en ligne le 30 avril 2008 à 16:06
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FairMail, cartes postales avec perspective
Il arrive de se questionner à savoir combien des produits que l’on achète quotidiennement ont été confectionnés par des enfants ou des adultes travaillant dans des conditions très précaires ou ne recevant pas un salaire juste et honnête en dépit de l’enrichissement des entrepreneurs.
Depuis plusieurs années, les entreprises canadiennes s’initient de plus en plus à offrir aux consommateurs une garantie d’un commerce équitable.

Sous cette prémisse, à Huanchaco, un village de la côte Péruvienne, œuvre une petite entreprise qui offre au public l’opportunité d’acquérir une carte postale et par la même occasion d’appuyer des jeunes provenant de milieux défavorisés de la région.

FairMail a été créé il y a quelques années par Janeke Smeulders et Peter Den Hand. Les deux fondateurs quittèrent leur pays d’origine, la Hollande, en 2005 en vue de venir étudier et connaitre la région. Trouvant le coin très attractif, ils décidèrent en premier temps d’ouvrir un restaurant végétarien. Ce fut, par temps libre, qu’ils élaborèrent un projet d’aide pour les jeunes à bas recours économique de la périphérie.
Gagnants
Un des projets fut inscrit au concours Business in Development Challenge 2006, ou compétitionnaient d’autres représentants nord-américains, européens et asiatique.
Grâce à la qualité de leur proposition, ils gagnèrent l’un des premiers prix, soit la somme de 12 milles Euro pour l’élaboration de leur projet qui naquit sous le nom de FairMail.

L’entreprise a pour objectif d’offrir au marché une variété de carte postale illustrant la vie quotidienne de la côte du Pérou photographiés par des jeunes provenant de familles les plus défavorisés de la région de Huanchaco.

FairMail travaille avec deux associations locales la Asociacion Cristiana Jovenos (pour les mineurs qui se consacraient antérieurement à travailler dans le dépotoir El Milagro) et Mundo del nino (un centre pour ex-jeunes de la rue).
Le travail des volontaires
L’étape suivante a été de former les enfants qui feraient partie de cette initiative. Des cours de photographie offerts gratuitement ont été instaurés pour préparer les futures photographes.
C’est le travail de volontaires internationaux de passage pour quelques mois que de mettre sur pied quelques cours techniques et différentes activités pour développer la créativité de chacun.

Florence Mohy, une jeune victoriavilloise de 19 ans, y travaillent depuis plus de deux mois. «Le volontariat réalisé pour FairMail m’a permis d’apprendre énormément sur le dur travail de l’enseignement, dont je n’avais aucune expérience à mon arrivée, et c’est une grande satisfaction de transmettre ma passion pour les arts et la photo à des jeunes qui ont soif d’apprendre. J’ai beaucoup apprécié de faire la visite de certaines familles des jeunes, personnes toujours très accueillantes et reconnaissantes du le travail de FairMail. Le départ va être dur !».

La présence des jeunes professionnels étrangers ou Péruviens est d’une grande importance pour FairMail. Elle permet le développement constant et chaque volontaire, durant son passage, amène de nouvelles idées.
Équitable avec les jeunes
L’entreprise fait partie du commerce équitable pour le juste salaire versé à chaque photographe. Les jeunes, en plus d’être en charge de la prise de vue, sont sollicités pour l’emballage du produit final et d’assister à la promotion.
Le plus important est que 50% du profit de chaque carte postale est versé en partie dans un fond d’éducation qui sert au payement de tous les frais scolaires de chaque participant. Le reste sert pour le logement, l’habillement et la santé.
Garantie
En achetant une carte postale, il est possible de savoir quel jeune on appuie par cet acte car au revers apparaît le nom du photographe, le visage et quelques autres renseignements.

Les images offertes sont celles de la vie quotidienne du Pérou, sourires d’enfants, nature ou toutes autres inspirations que les adolescents trouvent.

Les ventes sont présentement principalement axées en Europe, mais Florence Mohy, son retour, souhaiterait développer le marché au Canada. La principale difficulté pour l’instant est que les produits et le site Internet ne sont qu’en anglais. Il est toutefois possible de se procurer des cartes en le visitant www.fairmail.info). Les prix sont en Euro, mais le transfert se fait lors du paiement.

Les jeunes peuvent rester dans l’organisation jusqu’à l’âge de 18 ans, après quoi, ils reçoivent encore 50% de la vente de ces propres cartes, mais n’a plus la possibilité d’en faire de nouvelle.

«Nous jugeons qu’à cet âge, chaque jeune est en mesure de prendre de plus grande initiative dans la vie. C’est l’occasion de mettre à profit les connaissances acquises durant le temps de travail avec FairMail», affirme Janeke Smeulders
FairMail dans le monde
Pour l’instant, FairMail n’œuvre qu’au Pérou, mais les fondateurs ont l’espoir d’implanter l’idée en Asie et en Afrique, ou ils prévoient de voyager pour investiguer les possibilités de l’éventuel projet. La volonté est aussi d'augmenter le nombre de participants dans le pays initial, mais pour l’instant, la situation financière ne permet d’offrir que neuf places.
FairMail détient une certification accordée par l’association hollandaise de commerce équitable. Chaque année, le travail de l’entreprise est supervisé par l’association et doit donc constamment donner garantie d’un commerce juste et équitable. Une belle initiative à imiter!

Forence Mohy

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