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Les étudiants exposent leurs talents

La 38e Expo Meuble et la 16e Expo SAT en tandem ce week-end

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Article mis en ligne le 27 avril 2008 à 10:52
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Les étudiants exposent leurs talents
Jessy Rossignol et sa table aux «Origines» égyptiennes…
Les étudiants exposent leurs talents
La 38e Expo Meuble et la 16e Expo SAT en tandem ce week-end
Réunies encore une fois pour une même cause, celle de démontrer tout le dynamisme et la créativité des étudiants dans les différentes sphères du Cégep, l’Expo Meuble et l’Expo SAT ont ouvert leurs portes ce week-end sur un monde de savoir et d’imagination.
Évidemment, tous les étudiants n’empruntent pas le même chemin dans le processus créatif, certains préférant s’amuser à assembler certaines essences de bois et d’autres manier des éprouvettes, ou encore créer des jeux virtuels. La combinaison des deux événements aura donc permis aux visiteurs de faire un survol de tout le talent potentiel qui incube en région.
Des meubles aux divines proportions
Une quinzaine d’étudiants de l’École nationale du meuble ont présenté autant de créations dans la clairière de leur école. Si certains étaient finissants dans l’un ou l’autre des programmes offerts à l’École, d’autres se réinscriront de nouveau pour poursuivre leur apprentissage et développer des compétences polyvalentes pour travailler le bois.
Peu importe à qui on posait la question, aucun des participants n’a compté les heures pour la réalisation de son projet personnel. Celui-ci se faisait d’ailleurs à l’extérieur des heures de cours et pouvait varier entre 150 heures et 400 heures de labeur pour son artisan.

Qu’ils soient étudiants en finition, ébénisterie ou en rembourrage, ils ont en commun la passion, l’imagination et l’esprit mathématique pour réaliser leurs ambitions, guidés pour la plupart par la théorie de la «Divine proportion».

«La Divine proportion, ou le Nombre d’or, c’est le calcul qui permet de réaliser des pièces qui vont être agréables à l’œil», résume un des exposants, Jessy Rossignol.

Celui-ci a créé une table de salon intitulée «Origines», aussi agréable à regarder qu’ingénieuse et… romantique.

Composée essentiellement de bubinga, un bois d’Afrique occidentale, et de loupe de Vavone, le jeune artisan a intégré une pyramide au centre de sa table qui, une fois ouverte, révèle un seau où peut refroidir une bouteille de vin. Plaquée en bois de santos, M. Rossignol a également pensé cacher à l’intérieur du placage un aimant. À l’aide d’un bibelot de chat en métal (symbole égyptien, pour rester dans le thème!), on peut donc aisément ouvrir la pyramide sans risquer de l’abîmer, ou d’égratigner la table. Évidemment, le seau se retire pour pouvoir le laver. La table aux vertus romantiques, peut toutefois être bien utile au moment de prendre un verre entre amis, puisque son concepteur a même pensé y ajouter, sous sa surface, un espace pour y suspendre une douzaine de coupes à vin.

«Le grand défi, c’était la réalisation de la pyramide. Tout est calculé de façon précise pour que le boîtier se referme parfaitement et semble étanche. Une erreur de .05 degré et la pièce était gâchée!», confie son créateur qui a d’abord réalisé la table à la demande de ses parents.

Il a fallut plus de 350 heures à Jessy Rossignol pour terminer sa pièce. «J’ai reçu un grand coup de main de ma marraine de l’École, Pierrette Luneau», a tenu à mentionner Jessy.

De son côté, Charles Boissé a également utilisé le Nombre d’or (1.618) pour donner les proportions idéales à son projet intitulé «Voyage en Asie». Rapportant des Philippines une pleine caisse de carreaux de nacre (des coquillages délaminés), M. Boissé a décidé d’utiliser cette matière pour créer une bibliothèque où la texture du nacre contrasterait avec le chêne blanc maillé qu’il a utilisé pour construire sa structure, à laquelle il a ajouté quelques gougeons d’ébène.

«Au départ, je me suis inspirée du style anglais «Arts & crafts» qui prévalait dans les années 1800. J’y ai ajouté certaines courbes, qui lui confèrent aussi un look asiatique», explique son concepteur, qui a même eu l’idée d’y intégrer une ampoule à l’intérieur, que l’on allume d’un simple «toucher magique» sur la penture de ses portes. Ceux qui ont quelque chose à cacher seraient comblés avec cette bibliothèque, puisque M. Boissé lui a créé un faux fond, question d’y ranger sa «fortune d’étudiant».

Lit de princesse à baldaquin, armoire à fusil stylisée, sculpture rustique ou mobilier originaux créés à partir de matériaux récupérés, oui, il y en avait pour tous les goûts, à l’Expo Meuble, et les exposants ont prouvé une fois de plus que le bois a encore bien des trésors à révéler.
Explosion de savoir
Avec 59 kiosques sur le plancher du Pavillon d’activités physiques du Cégep, les visiteurs de l’Expo SAT n’avaient pas le temps de s’ennuyer.
Que l’on souhaite enrichir ses connaissances sur la création des sculptures gigantesques du Mont Rushmore ou de l’Ile de Pâques, comparer les médicaments génériques et commerciaux, trouver des solutions au sommeil léger ou connaître l’incidence de l’industrialisation de l’agriculture sur notre vie quotidienne, peu importe le sujet, il est fort à parier que les visiteurs de l’Expo SAT ont trouvé un kiosque qui lui est dédié.

Pour ne nommer que quelques expériences menées par les étudiants des secteurs des arts, des sciences et des technologies, les «Fantômes Karoca», par exemple, se sont inspirées du film «Le fantôme de l’opéra» pour composer une oeuvre, chacune à leur manière, selon ce qui se dégageait de l’histoire qui leur était racontée. Il en a résulté un portrait où le rouge domine, pour symboliser l’emprise et la passion, un autre dessin mettant plutôt à l’avant le bleu, pour la protection. Une troisième œuvre aussi été réalisée, une sculpture représentant une portée et deux masques de théâtre qui symbolisent la personnalité des deux personnages principaux, le fantôme et Christine.

«Ce qui est intéressant de constater, c’est que nous ne nous sommes jamais consultées pour réaliser nos travaux, note Carol-Ann Beauchesne, qui a conçu la portée musicale. On en conclut que l’art est vraiment une question d’interprétation personnelle.»

Les étudiants en sciences physiques Dave Dostie, Laurent Olivier, Simon Poudrier et Stéphane Roux ont conçu et fabriqué «L’Écolo Roulant», un véhicule électrique fonctionnant grâce à l’énergie fournie par quatre batteries marines, reliées à un moteur DC à courant continu. «Le véhicule peut atteindre les 65 km/h et possède une autonomie d’heure», souligne Stéphane Roux. «Bien que le véhicule et le type de batteries utilisées sont à repenser pour en améliorer leur efficacité, on a voulu démontrer que si nous étions capables de construire nous-mêmes ce véhicule, imaginez ce que des ingénieurs pourraient concevoir en y mettant un peu de temps et de la volonté.»

Étudiants en sciences de la vie, David Gosselin, Alex Lauzière, Kathy Rainville et Annie-Claude Rousseau ont une fois pour toutes résolu la question du gras dans la malbouffe. Avec leur projet «La Malboeuf», ils ont su extraire la quantité de gras contenue à l’intérieur de 100 g de bœuf haché biologique, de bœuf de boucherie régulier et d’une boulette de bœuf de type «fastfood». Pour une même quantité de viande, ils ont extrait l’équivalent de trois cups de beurre en gras pour le bœuf bio, contre… sept pour le bœuf provenant d’un quelconque hamburger de restauration rapide. Ce n’est pas une surprise, mais c’est toujours bon de le remettre en perspective !

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