Blanche Gagnon, entourée de sa fille Yolande et de son fils Ulric, tous les deux nés de son premier mariage avec André Demers.
Blanche Gagnon célèbre ses 107 ans
Entourée par ses neveux et nièces, par ses deux enfants, ses petits enfants et de nombreux amis venus célébrer vendredi son anniversaire au Complexe Dupré de Princeville, Blanche Gagnon atteindra l’âge vénérable de 107 ans le 29 avril.
Elle en avait des mains à serrer vendredi, alors que plus de 80 invités se sont réunis en son honneur, à la demande de sa fille, Yolande Demers-Houde. «Elle aime beaucoup venir manger ici, ça lui permet de voir du monde», confie sa fille, elle-même âgée de 80 ans. Avec son frère Ulric, présent lui aussi à la fête, et sa sœur Jeanne-d’Arc, ils sont les trois derniers enfants d’une famille de cinq, issus de premier mariage de Mme Gagnon, qui peuvent toujours profiter de la présence de leur mère.
«Ma mère est une femme calme, qui prend bien les petites choses de la vie», raconte à son sujet sa fille Yolande.
D’ailleurs, même après avoir contemplé plus d’un siècle d’évolution, rien ne semble avoir réellement ébranlé la paisible dame. «Vous savez, je prends la vie au jour le jour », réponds à ce propos Mme Gagnon.
La dame, ayant récemment déménagé à la Résidence Saint-Jean de Plessisville, est issue d’une famille de seize enfants originaire de Fortierville, dans le Rang Saint-Sauveur.
Elle a dû quitter Leclercville où elle s’était installée pour fonder une famille avec son premier époux André Demers, après s’être retrouvée veuve à 28 ans, avec cinq enfants à sa charge, à la suite d’un accident ayant coûté la vie à son époux.
«Mon père a eu un accident au Moulin à scie La Seigneurie, et ma mère est déménagée par la suite à Plessisville pour trouver du travail.»
Elle n’aura pas trouvé que du travail, dans sa nouvelle ville d’adoption, puisqu’en 1945, elle épousa Noël Nadeau de Saint-Pierre-Baptiste, en seconde noce.
«C’était particulier, car nous nous sommes mariées la même année, ma mère et moi», se rappelle sa fille.
Noël Nadeau avait déjà six enfants au moment de ce nouveau mariage, mais trois seulement demeuraient toujours à la maison. Françoise et Jean Louis Nadeau étaient d’ailleurs présents au dîner de vendredi pour souligner le 107e anniversaire de leur belle-mère, de même que son petit-fils Serge, le fils de Jean-Louis.
En 1999, alors que toute la famille était présente pour souligner son 100e anniversaire, on lui avait demandé si elle avait encore des rêves à atteindre. «J’ai répondu que je voulais au moins voir l’an 2000. Je ne pensais jamais que ça irait aussi loin!», a répondu en souriant Blanche Gagnon, qui semble posséder les mêmes gènes familiaux de longévité que trois autres de ses sœurs, qui sont âgées de 87, 96 et 99 ans.