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Le présumé meurtrier Robert Godbout réclame la liberté

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
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Article mis en ligne le 22 avril 2008 à 15:12
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Le présumé meurtrier Robert Godbout réclame la liberté
Robert Godbout, accusé de meurtre prémédité, souhaite obtenir une libération conditionnelle durant les procédures judiciaires.
Le présumé meurtrier Robert Godbout réclame la liberté
Le juge Richard Grenier de la Cour supérieure du Québec entendra, jeudi matin, au palais de justice de Victoriaville, une requête adressée par la défense pour obtenir la libération de Robert Godbout, accusé du meurtre prémédité de Renée Vaudreuil, la directrice générale de la municipalité de Saint-Rémi-de-Tingwick.
Une avocate de Québec, Me Suzanne Corriveau, assure maintenant la défense de l’homme de 51 ans.

On peut s’attendre à ce que l’avocate fasse valoir l’absence de risque de récidive et de danger pour la société pour tenter d’obtenir la libération sous conditions de son client.

«Le ministère public, représenté par mon confrère Me Jean-François Royer, s’opposera à la requête. Nous brosserons un résumé de la preuve et de l’enquête policière», a précisé Me Hugo Breton, procureur aux poursuites criminelles et pénales.

«C'est l'accusé, dans une telle requête, qui a le fardeau de la preuve, qui doit démontrer, selon certains critères, qu'il peut être remis en liberté», a précisé Me Jean-François Royer.

La Couronne entend faire témoigner un enquêteur de l’Unité des crimes majeurs de la SQ de Québec.

«Mais je ne mets pas de restriction quant au nombre de témoins. Ce que je peux dire, c'est que le ministère public aura une preuve pertinente à présenter», a fait remarquer Me Royer.

L’audience commencera à 9 h 30.

Robert Godbout, rappelons-le, aurait tué, le 14 janvier, la directrice générale de Saint-Rémi-de-Tingwick dans le bureau municipal pour ensuite y mettre le feu.

Le lendemain soir, la Sûreté du Québec procédait à l’arrestation de l’individu.

Godbout avait maille à partir avec la municipalité depuis quelques années en raison de son projet d’implantation du «Godzoo» dans l’ancienne école du village, un bâtiment lui appartenant.

Le matin du drame, apprenant le rejet de sa requête d’appel dans son conflit avec la municipalité, l’accusé, selon certaines informations, se serait présenté au bureau municipal.

Robert Godbout voulait en appeler du jugement de la Cour supérieure l’obligeant à retirer de l’école les quelque 800 animaux hébergés.

À la suite de son arrestation pour meurtre, tous les animaux ont été vendus.
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