François Bourdeau et une œuvre présentée au Grave.
Le passeur Chénart au Grave
Les personnages de bois, sculptés par François Bourdeau, sont présentés pour quelques semaines, à la galerie du Grave de Victoriaville.
Le sculpteur propose un projet construit autour de trois objets trouvés dans les marchés aux puces (chez M. Chénard, d'où le titre de l'exposition). «J'ai voulu prendre des objets faits main par des patenteux. Je les ai ensuite amenés à l'atelier et tranquillement j'ai construit une histoire avec ça et fait des maquettes», a-t-il expliqué.
Les trois objets qu'il a choisis pour l'exposition sont une vieille scie à ruban fabriquée à la main, une niche en contreplaqué et une remorque montée sur des skis.
Le sculpteur a associé avec chaque objet, un personnage qui suscite le questionnement quant à l'identité et la fonction. «J'associe les éléments, mais je veux que les gens s'approprient et créent leur propre histoire», ajoute l'artiste.
Les personnages sculptés sont un peu disproportionnés, avec la tête et les mains plus grosses que nature. «Je n'ai pas d'intention de message. J'ai voulu faire de la poésie avec les formes, jouer avec l'humour, le dramatique et le rêve», ajoute-t-il.
Grâce à l'utilisation d'objets provenant de brocantes, il leur donne une nouvelle vie, un second souffle, tout en donnant une visibilité aux patenteux du Québec.
François Bourdeau réside à Saint-Jean-Port-Joli et est enseignant en arts plastiques au cégep de La Pocatière.