Ancestry.ca, la principale source en ligne au Canada sur l’histoire des familles, a annoncé le lancement sur son site des index entièrement consultables du Fonds Drouin qui contient les actes d’état civil du Québec de 346 années, soit de 1621 à 1967.
Comptant initialement 29 millions de noms, de 1850 à 1967, les index, dont la compilation sera
terminée à l’été 2008, atteindront 37 millions d’entrées. Ces noms figurent dans des baptistaires,
registres de mariage et registres de sépulture ainsi que dans les registres d’églises de l’Ontario,
de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de divers États de la Nouvelle-Angleterre.
Le Fonds Drouin donne de l’information sur les ancêtres de Canadiens français et de Québécois
aussi célèbres que Pierre Elliott Trudeau, William Shatner et John Labatt, sans oublier Henri et
Maurice Richard. (images d’époque disponibles)
Les passionnés de généalogie peuvent également remonter leur lignée jusqu’à l’époque des
familles pionnières du Québec et de l’Acadie, incluant celles de Zacharie Cloutier, l’ancêtre de
cousines éloignées nommées Céline Dion, Madonna et Camilla, duchesse de Cornouailles (arbre
généalogique de Zacharie Cloutier/images d’époque disponibles).
Les paroisses catholiques québécoises ont tenu des registres méticuleux de tous les baptêmes,
mariages et enterrements dès le début des années 1600. Le gouvernement du Québec a très tôt
exigé de l’Église catholique qu’elle lui en fournisse des copies. Il est donc devenu ainsi le
responsable du dépôt central de tous les actes d’état civil du Québec.
En 1899, un avocat du nom de Joseph Drouin fonde l’Institut généalogique Drouin, qui s’appuie
sur ces documents pour concevoir et commercialiser des arbres généalogiques. En 1938, son fils
Gabriel prend la relève et se donne pour mission de procéder au microfilmage des registres
consignés du Québec; cette tâche colossale jette les assises de ce qui va devenir la plus
importante collection de référence de l’Institut.
Cette collection, propriété de l’Institut jusqu’à la mort de Gabriel en 1980, est vendue au
généalogiste Jean-Pierre Pépin, qui, dans le but de la conserver intacte au Québec, fonde
l’Institut Drouin.
Reconnaissant toute la valeur historique de cette ressource, Ancestry.ca obtient le droit de
l’héberger sur son site. Elle y publie des images d’époque – plus de 12 millions au total – et en
2007, avec la collaboration de l’Université de Montréal, effectue l’indexation de la collection qui
du coup devient consultable en ligne pour la première fois.
Les internautes peuvent y faire des recherches en français ou en anglais par religion en précisant
les nom, date, endroit, église ou établissement.
Selon le premier vice-président d’Ancestry.ca, Josh Hanna, « on estime à plus de cinq millions le
nombre de Canadiens ayant des ancêtres français. Le Fonds Drouin a donc une pertinence
nationale énorme, surtout pour les chercheurs en généalogie canadienne-française. Il est
important que les travaux exceptionnels de Joseph et Gabriel Drouin soient maintenant rendus
facilement accessibles aux férus de généalogie canadienne-française ou encore aux personnes
vivant aux États-Unis ou ailleurs dans le monde qui ont de la parenté canadienne-française ou
québécoise. »
Gail Mamers, utilisatrice d’Ancestry.ca, partage son expérience : « Ce que j’ai découvert grâce au
Fonds Drouin sur Ancestry.ca, c’est que mes grands-parents étaient mariés, ce qu’on n’avait
jamais pu confirmer jusqu’ici. Ma tante était tellement heureuse d’apprendre ça qu’elle en
pleurait. L’indexation de la collection va permettre à un plus grand nombre de personnes de faire
des découvertes intéressantes sur leur passé, rapidement et sans trop d’efforts. »
Pour l’utilisateur Desmond Ireland, Ancestry.ca joue aussi un rôle important : « J’ai étudié la
généalogie pendant plus d’une décennie, et l’indexation de cette collection incroyable d’actes
d’état civil m’a permis d’effectuer beaucoup plus facilement et efficacement des recherches sur
ma lignée familiale. Grâce à Ancestry.ca, j’ai accès au moyen de mon ordinateur personnel à
tous les renseignements généalogiques de la bibliothèque. »
* Au moment du lancement, les index renfermaient 29 millions de noms consultables. D’ici
l’été 2008, huit millions de noms viendront s’y ajouter.
POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, OBTENIR UNE ENTREVUE OU DES IMAGES :
Allard Hervieu Communication
Stéphanie Fortin, conseillère 514 499-3030, poste 4
sf@ahcom.ca
À propos d’Ancestry.ca
Ancestry.ca
www.Ancestry.ca) est au Canada la source principale en ligne pour obtenir des
renseignements généalogiques et d’histoire sociale. Elle regroupe 400 millions de noms de
Canadiens au sein de collections basées sur les recensements du Canada de 1851, 1901, 1906
et 1911, les actes d’état civil de l’Ontario et de la Colombie-Britannique dès 1813 et les
mouvements transfrontaliers États-Unis-Canada de 1895 à 1956.
Ancestry.ca fait partie du réseau mondial de sites Ancestry qui donne à ses membres accès à
sept milliards de noms :
www.Ancestry.com aux États-Unis,
www.Ancestry.co.uk au
Royaume-Uni,
www.Ancestry.com.au en Australie,
www.Ancestry.de en Allemagne,
www.Ancestry.it en Italie,
www.Ancestry.fr en France et
www.Ancestry.se en Suède.
Charles Cloutier
Elizabeth-Ursule Cloutier
Marie Gamache
Joseph Guyon
Joseph Dion Sr.
Joseph Dion Jr.
Joseph-Adélard Dion
Adélard Dion
Charles-Edouard Dion
Adhémar Dion
Céline Dion
Jean Cloutier
Sainte Cloutier
Louis Fortin
Claude Fortin
Joseph-Romain Fortin
Joseph Fortin
François Fortin
Nazaire Fortin
Henri Fortin
Elsie Louise Fortin
Madonna Louise Fortin
Madonna Louise Ciccone
Zacharie Cloutier
Geneviève Cloutier
Joseph Guyon
Marie Josèphe Guyon
Charlotte Coursol
Sophia Jones
Mary Elizabeth Stuart
Sophia Mary MacNab
George Keppel
Sonia Rosemary Keppel
Rosalind Cubitt
Camilla, duchesse de
Cornouailles
Quelques-uns des célèbres descendants de Zacharie Cloutier
Zacharie Cloutier, un charpentier français, quitte sa terre natale en 1634 pour s’établir en Nouvelle-
France. Dans ce territoire qui ne comptait à l’époque qu’une centaine de colons, les Cloutier sont
devenus l’une des familles canadiennes-françaises les plus influentes. En 1800, les descendants de
Zacharie étaient près de 11 000. Madonna, Céline Dion et Camilla, la duchesse de Cornouailles, sont
d’ailleurs toutes des descendantes de la branche Cloutier. Si vous pouvez établir un lien entre votre
famille et la lignée de Zacharie, il se pourrait que Madonna soit l’une de vos cousines éloignées.
Zacharie Cloutier
Le Fonds Drouin : contexte
Les églises québécoises ont tenu des registres méticuleux de tous les baptêmes,
mariages et décès dès le début des années 1600. Le gouvernement du Québec a
commencé à demander aux églises de lui fournir des copies de tous les actes d’état
civil, devenant ainsi le dépôt central de tous les actes d’état civil importants
du Québec. Les actes de baptême servaient à constater les naissances, ceux de
sépulture, les décès et ceux de mariage, les mariages célébrés dans la région.
En 1899, un avocat du nom de Joseph Drouin commence à créer et à vendre
des arbres généalogiques pour son propre divertissement, puis fonde l’Institut
généalogique Drouin. En 1938, son fils Gabriel prend la relève et se donne pour
mission de microfilmer des siècles de registres consignés par les églises du Québec.
Le Fonds Drouin à la portée du grand public
Consciente de la valeur de cette collection historique, Ancestry.ca a acquis les
droits de reproduction des images, créé un index des archives et rendu le tout
accessible au grand public. En 2007, Ancestry.ca a conclu un partenariat avec
l’Université de Montréal afin de réaliser un index de l’ensemble de la collection.
Ancestry.ca a convenu de créer des index afin de faciliter la recherche d’images
alors que le Département de démographie de l’Université de Montréal a accepté
de vérifier les index en question.
Ancestry.ca a terminé en avril l’indexation de la majeure partie des registres,
soit ceux de 1850 à 1967. Au total, 13 millions de noms pourront faire l’objet
d’une recherche par nom, par paroisse, par province et par période. Les registres
couvrant la période allant de 1621 à 1849 seront indexés d’ici la fin de l’année.
Le Fonds Drouin aujourd’hui
De nos jours, le Fonds Drouin est considéré comme la source la plus complète
de la descendance canadienne-française. Elle contient en effet tous les actes
d’état civil des églises du Québec ainsi que les registres d’églises en Ontario,
en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et dans divers États de la Nouvelle-
Angleterre. Le Fonds couvre une large période, bien plus importante que la
plupart des autres sources. En fait, ses archives vont des premiers jours de la
colonisation en 1621 jusqu’aux années 1940, et dans certains cas jusqu’aux
années 1960. La collection se compose d’environ 15 millions de registres contenant
plus de 37 millions de noms. Le Fonds Drouin est l’une des ressources généalogiques
canadiennes-françaises les plus importantes pour les habitants du Québec
et du Canada, ainsi que pour bon nombre de citoyens de descendance canadiennefrançaise
aux États-Unis et ailleurs dans le monde.
Acte de décès de Zacharie Cloutier – pionner québécois et ancêtre
de Madonna, de Céline Dion et de Camilla, la duchesse de Cornouailles.
Zacharie décède le 17 septembre 1677 à Château-Richer au Québec.
Acte de mariage de John Molson – entrepreneur et fondateur de la
brasserie Molson. Il épouse Sarah Insley Vaughan le 7 avril 1801 à la
cathédrale anglicane Christ Church de Montréal.
Acte de naissance de l’acteur du petit
et du grand écran William Shatner –
Ce dernier est né le 2 mars 1931 à
Montréal et sa naissance a été enregistrée
à la congrégation juive Shemerin Labeker.
Acte de mariage de Charles Édouard Dion et
Ernestine Bariault – les grands-parents de la
chanteuse Céline Dion qui se sont mariés en 1922
à l’église Saint-Édouard de Les Méchins dans le
comté de Matane.
Page 1 de 3
LE FONDS DROUIN : DES RECHERCHES FRUCTUEUSES
Les témoignages suivants illustrent les succès que peuvent connaître les recherches réalisées dans
le Fonds Drouin. Chacune des personnes mentionnées ci-après a donné son consentement à
l’utilisation de l’histoire de sa famille et est à la disposition des médias pour des entrevues.
Lori English, de Pitt Meadows, tout près de Vancouver, ne savait pas qu’elle était la descendante
d’un des premiers colons installés au Québec. En effet, Louis Hébert et Marie Rollet, ses ancêtres
à la 11e génération, sont considérés par plusieurs comme la toute première famille de la
Nouvelle-France. Louis a fait le voyage avec Champlain afin de trouver des emplacements qui
conviendraient à l’établissement de colonies. Mme English a depuis appris que Louis et Marie
ont leurs statues érigées au Québec, et qu’un timbre-poste canadien a même été créé à l’effigie de
Louis Hébert. Pour réaliser ses recherches, elle a consulté plus de 500 documents d’archives du
Fonds Drouin.
Amy Brewitt, de Toronto, ignorait en quelle année son arrière-grand-mère, Kathleen Foreman,
était arrivée au Canada, de même que l’endroit où elle s’était mariée. Grâce au Fonds Drouin, elle
a pu découvrir que son arrière-grand-mère s’était mariée à Montréal en 1915 et a pu apprendre
dans quelle église la cérémonie avait eu lieu. Ces renseignements l’ont aidé à circonscrire la
période où Kathleen serait arrivée au Canada. Ils lui ont également permis de découvrir que le
nom de jeune fille de Kathleen n’était pas Foreman, comme le croyait la famille, mais Simmons.
Rebecca Cardinal, de Glencoe (Ontario), connaissait le nom de ses ancêtres et le fait qu’ils étaient
canadiens-français, mais c’est à peu près tous les renseignements dont elle disposait. En
cherchant dans le Fonds Drouin, elle a trouvé ce nom et découvert que l’un de ses ancêtres était
François Leroux dit Cardinal, qui a émigré en Nouvelle-France en 1655. Munie de cette
information, Mme Cardinal a pu offrir à chacun des membres de sa famille un cadeau de Noël
très spécial : une histoire de la famille sur 350 ans, retraçant les noms de famille de 16 ancêtres.
Page 2 de 3
Kimberly Rose, de Sault Ste. Marie (Ontario), a découvert dans le Fonds Drouin quelque chose
dont peu de personnes peuvent se targuer : non pas des archives portant sur un ancêtre, mais des
archives créées par son ancêtre. En effet, William Sanders, l’arrière-arrière-grand-père de Mme
Rose, a quitté l’Angleterre pour s’établir au Canada en 1880, où il a été pasteur pour l’Église
anglicane. Dans le Fonds Drouin, Mme Rose a trouvé les registres d’église qu’il a créés lors de ses
déplacements à titre de pasteur dans la région de Montréal. Elle a ainsi appris qu’il avait célébré
lui-même des baptêmes et des mariages pour ses enfants, ses petits-enfants et d’autres membres
de la famille. Une photo de William ornant maintenant un mur de sa maison, Mme Rose explique
que la découverte de ces documents, rédigés de sa main, a été tout simplement renversante.
Sarrah Brown, de Elliott Lake (Ontario), ignorait tout du passé aventureux de son ancêtre. À
l’aide des documents du Fonds Drouin, elle a pu remonter l’histoire de sa famille jusqu’aux
premiers colons établis en Nouvelle-France. L’un d’eux était un descendant de Galleran Martin,
partisan de Marie 1re d’Écosse, qui a fui la France avec sa famille à la suite du complot déjoué
ayant entraîné l’exécution de la reine.
Desmond Ireland, de Winnipeg (Manitoba), n’en est pas à ses premières armes en matière de
généalogie. Il effectue des recherches depuis une décennie et a étudié la généalogie au National
Institute of Genealogical Studies affilié à l’Université de Toronto. C’est toutefois le Fonds Drouin
du site ancestry.ca qui l’a amené à découvrir une véritable mine d’information au sujet de sa
famille, notamment une liste des églises que fréquentait la famille de son arrière-arrière-grandoncle
entre 1860 et 1941. Le Fonds Drouin comportait 65 documents distincts (tous avec photos)
de naissance, de baptême, de mariage, de décès et d’enterrement tirés des registres de leurs
paroisses.
Frances LaChance, de Sarnia, est canadienne de 9e génération du côté de son père. Le Fonds
Drouin lui a offert la chance de découvrir quelques-unes des histoires relatives aux quelque
1 200 ancêtres directs que compte son arbre généalogique. À ce jour, sa trouvaille la plus
ancienne dans le Fonds Drouin est le contrat de mariage, daté de 1654 et rédigé en latin, de ses
ancêtres à la septième génération, Toussaint Hunault dit Deschamps et Marie Lorguiel. Nés tous
deux en France, ils sont arrivés en Nouvelle-France sur le même navire en 1653. Disposant
uniquement des photos de ses grands-parents et d’une arrière-grand-mère, Mme Lachance a pu
trouver dans le Fonds Drouin le chaînon manquant dans ses recherches généalogiques sur sa
famille.
Page 3 de 3
Gail Neville Mamers, de Venise-en-Québec (Québec), fait partie de la même branche de Neville
que la famille ayant fait don de la Réserve naturelle Neville à l’organisme Conservation de la
nature Canada. Grâce au Fonds Drouin, Mme Neville Mamers a été en mesure de répondre à une
question que sa tante aujourd’hui âgée de 75 ans avait tenue secrète presque toute sa vie : elle
n’avait jamais eu la confirmation que ses parents s’étaient bel et bien mariés. Mme Neville
Mamers a trouvé le contrat de mariage dans le Fonds Drouin et a partagé sa découverte avec sa
tante, qui en a pleuré de joie.
Marcel Bélanger, de Calgary (Alberta), qui a commencé à employer le Fonds Drouin
d’ancestry.ca il y a neuf mois comme outil de recherches pour achever son projet d’arbre
généalogique, a eu l’agréable surprise d’apprendre que son arbre comptait une place pour son
meilleur ami! À ce jour, l’arbre généalogique de M. Bélanger est composé de 9 512 personnes et
comporte des documents d’archives de naissance, de baptême, de mariage, de décès et
d’inhumation pour 257 d’entre elles. M. Bélanger a découvert que son père n’était pas né où il le
croyait et il a trouvé une photo de sa grand-mère qu’il n’avait jamais vue auparavant. Mais c’est
en apprenant qu’il était parent avec son meilleur ami que M. Bélanger s’est rendu compte que le
monde était vraiment petit!
Ray A. Riley, de Thunder Bay en Ontario, s’est porté volontaire pour aider un ami à confirmer
ou à infirmer une histoire transmise oralement dans sa famille. Selon la tradition, Patrick
Donivan, le grand-père de cet ami, se serait marié deux fois. De son premier mariage seraient nés
des jumeaux, Albert et Ernest, ainsi qu’une fille, qui serait morte à la naissance avec la mère.
M. Riley a trouvé dans le Fonds Drouin des archives qui anéantissent la légende familiale
qu’Albert et Ernest auraient été jumeaux, et prouvent que leur mère, Mary Ann McGechy, est
décédée entre la naissance d’Ernest et son baptême.