Le défenseur victoriavillois Mathieu Provencher défendra les couleurs du Kents Hill School la saison prochaine.
Mathieu Provencher opte pour les collèges américains
Le hockeyeur victoriavillois Mathieu Provencher poursuivra son cheminement au Kents Hill school, dans l'état du Maine, en août. Il vient tout juste de conclure une entente qui lui permettra de toucher une bourse d'études de 35 000 $ pour la prochaine année scolaire.
Il recevra un montant égal ou supérieur à celui-ci la saison prochaine. Le défenseur de 16 ans entreprendra ainsi un stage de deux ans avec les Huskies. Il est d'ailleurs le premier québécois à avoir été admis dans cette institution scolaire de deuxième division.
Le Vermont college ainsi que le New Hampton school avaient également accepté la candidature de Provencher, qui a finalement arrêté son choix sur le Kents Hill school, qui a déposé la meilleure offre.
Il en coûte environ 40 000 $ par année pour poursuivre des études dans ce genre d'établissements, qui se veut une porte d'entrée vers les universités américaines.
C'est à l'Académie Saint-Louis de Québec que Mathieu Provencher a fait ses classes cette année. Dirigé par Dany Bernard, ce prep school lui a permis de faire le saut dans le programme américain.
«Au cours de la dernière saison, nous avons joué 37 matchs aux États-Unis face à des formations du Vermont, du New Hampshire, de la Nouvelle-Angleterre, du Maine, du Connecticut et du Massachusetts ainsi que trois parties au Québec à raison de deux à trois affrontements par week-end», a expliqué le jeune hockeyeur.
Bien qu'il ait été approché par certains recruteurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) au cours de la dernière campagne, l'ancien des Cascades des Bois-Francs n'a jamais eu véritablement l'intention d'évoluer à ce niveau puisque la structure du circuit Courteau ne favorise pas suffisamment les études, selon lui.
«Sur le plan hockey, je me suis développé un peu tardivement. J'ai connu une véritable éclosion cette année. De plus, je crois que les études passent au second plan dans le hockey junior majeur québécois. Nous en avons vu un bel exemple dans l'émission Dans l'antichambre des professionnels. En poursuivant mes études du côté américain, je vais également parfaire mon anglais», a-t-il soulevé, en parlant de ce documentaire diffusé sur la chaîne spécialisée Canal D, qui relate la réalité du hockey junior majeur au Québec.
Cette série de cinq émissions a été tournée en majeure partie à Victoriaville. Le président des Tigres, Éric Bernier, avait d'ailleurs manifesté sa déception après sa première diffusion, récemment, puisque le circuit Courteau y était, ni plus ni moins, cité à procès.
«Je n'ai rien contre la LHJMQ. Lorsque je vois certains joueurs comme Hubert Labrie, qui a beaucoup de temps de glace et qui connaît du succès, c'est super! Son cheminement va être bon, j'en suis convaincu. Je crois toutefois que ce système favorise principalement les joueurs de premier plan. En fin de compte, c'est le Québec qui est le moins favorisé. À 18 ans, les joueurs doivent déjà être dominants. Dans les rangs universitaires américains, les équipes de la Ligue nationale de hockey (LNH) ont quatre ans pour repêcher et signer les joueurs», a ajouté le père de Mathieu, Jean Provencher, qui est également directeur général du Titan de Princeville dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec (LHJAAAQ).
Comme la plupart des hockeyeurs de cet âge, Mathieu Provencher rêve de jouer, un jour, dans la LNH. Il précise cependant que la poursuite d'études universitaires était une priorité puisqu'un mince pourcentage de joueurs atteignent ce niveau.
«Si j'arrête de jouer au hockey du jour au lendemain, j'aurai un plan B. Je sais que je vais avoir un diplôme. C'est cela qui me permet de rêver. C'est aussi pour cette raison que je n'ai jamais cru à la LHJMQ. Après un stage junior, les joueurs sont souvent laissés à eux-mêmes», a-t-il poursuivi.
Au terme de son stage de deux ans au Kents Hill school, plusieurs options s'offriront à lui. Il pourrait, entre autres, être admis dans une université américaine. «C'est mon objectif. Il faudra alors que je maintienne un bon dossier scolaire tout en performant sur la patinoire au cours des deux prochaines années», a-t-il raconté.
L'arrière devrait toutefois devoir attendre une saison après son stage collégial avant de joindre l'alignement d'une université américaine. «Les formations veulent des joueurs de 20 ans. Mathieu devra donc jouer une saison dans un circuit junior A aux États-Unis (USHL) ou dans la LHJAAAQ au Québec. C'est cette dernière option qu'il préconise en ce moment», a expliqué son père.
Il ne serait donc pas surprenant de voir Mathieu Provencher endosser l'uniforme du Titan lorsqu'il sera âgé de 19 ans avant de faire le saut dans les rangs universitaires. Le défenseur à caractère défensif pourrait également opter pour les universités canadiennes ou l'Europe.
Des quatorze finissants du programme de l'Académie Saint-Louis, neuf évolueront aux États-Unis la saison prochaine. Mathieu Provencher avait été admis dans ce prep school au terme d'un camp de sélection réunissant 44 hockeyeurs. Il avait été l'un des sept défenseurs choisis sur les 14 arrières qui avaient tenté leur chance.