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En avant la musique!

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Article mis en ligne le 12 avril 2008 à 17:35
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En avant la musique!
Plusieurs musiciens se laissent aller à une session de jam, bien décontractée!
En avant la musique!
Afin de participer à l’une ou l’autre des auditions du Concours solistes et petits ensembles, quelque 1 700 musiciens ont envahi depuis vendredi les différents locaux de la Polyvalente Le Boisé.
Plongés dans une ambiance survoltés où se mélange un air de fête, à l’extérieur des locaux d’audition, et un profond respect des prestations à l’intérieur, les jeunes musiciens sont venues d’un peu partout en province, 175 villes précisément, pour démontrer leur talent, armés d’un instrument à vent, à cordes ou de percussions.

En solo ou à l’intérieur d’un ensemble, les jeunes musiciens se voient jugés sur le respect de la partition, leur tenue durant la prestation, l’effort et le choix de la pièce.

Et pas par n’importe quel juge! Pour évaluer les prestations, il fallait des musiciens qualifiés et expérimentés avec chacun des instruments mis en compétition.

«Nous avons 24 juges au total, tous des musiciens professionnels», a souligné la vice-présidente du concours, Marie-André Lavigne. La plupart ont joué dans plusieurs des grands orchestres symphoniques du pays et à l’international. Jutta Puchammer-Sédillot, par exemple, est une altiste recherchée sur la scène nationale et internationale, qui a fait des tournées au Japon, en Allemagne, en Italie et en Autriche, son pays d’origine. Elle juge évidemment les prestations du côté des violons alto. La juge en chef, Annick Lessard, est originaire de Bishopton, près de Sherbrooke. Elle détient un doctorat en interprétation de la flûte de l’université de Montréal, est professeure adjointe à l’Université de Sherbrooke et s’est produite à titre de soliste avec l’Orchestre de chambre de Sherbrooke et plusieurs autres orchestres professionnels de cette région. Elle est d’ailleurs entendue régulièrement sur les ondes de Radio-Canada, tant comme musicienne que comme commentatrice.

«Quand on est un jeune musicien et qu’on se voit jugé par un musicien professionnel de ce calibre, ça donne beaucoup d’adrénaline et c’est très valorisant!», fait remarquer Marie-Andrée Lavigne.

Mme Lavigne est vice-présidente de l’événement depuis trois ans maintenant, mais elle s’y est impliquée en tant que bénévole dès sa troisième édition. «Je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter le poste. J’avais le goût du défi et c’est tellement beau de voir aller ces jeunes, plein de dynamisme, mais aussi très disciplinés à la fois!» , raconte celle qui siège également sur le conseil d’administration de la Fédération des harmonies et des orchestres symphoniques du Québec, qui chapeaute l’événement.

Le concours, qui en est à sa huitième édition, est né de sa séparation avec le Festival des harmonies de Sherbrooke. «Le concours à Sherbrooke prenait énormément d’ampleur, tellement qu’on a proposé de le tenir sur deux fins de semaine. Pour des raisons de logistique, on a finalement proposé de tenir notre propre événement ici», raconte Mme Lavigne, en soulignant que le Concours solistes et petits ensembles est le seul rassemblement de ce genre, et de cette ampleur, au pays.

C’est dimanche après-midi que les gagnants des 139 bourses de perfectionnement, totalisant 48 000 $, seront connus. «Nous avons un nouveau partenariat cette année avec quatre camps musicaux, qui ont bien voulu offrir la quasi-totalité des frais à débourser pour l’équivalent de deux semaines au camp. Ça permettra à des jeunes musiciens de vivre une belle expérience, peu importe la situation financière des parents», révèle la vice-présidente du concours.
Des événements… dans un événement!
Il est étonnant de constater à quel point, sur place, le concours génère autant d’effervescence. On dirait presque la multiplication d’événements, à l’intérieur d’un seul!
Tantôt, des musiciens, fébriles, attendent leur tour pour l’audition. Tantôt on croise des parents et des amis qui se rendent à la cafétéria, ou encore des bénévoles qui déambulent rapidement pour guider les concurrents perdus (ou les médias) dans les dédalles de l’école secondaire. Tout ça, sur un fond musical complètement éclectique composé des notes perdues provenant des différentes salles d’audition!

Le concours, c’est aussi un jam session, activité de plus en plus populaire durant l’événement. Au moment de notre passage, le porte-parole Maxime Desbiens Tremblay descendait justement de scène, question de laisser la chance à d’autres de s’exprimer.

«J’ai été impressionné de voir à quel point le concours attirait du monde, c’est impressionnant !», a confié celui qui incarne Manolo, dans l’émission jeunesse Ramdam. «Tout est très bien organisé. Je trouve aussi que c’est une très bonne idée d’avoir laissé de la place à un jam session. Le fait de pouvoir jammer, c’est rassembleur, et ça enlève le côté rigide, plus compétitif du concours. Tout le monde a sa chance, c’est très décontracté !»

Le jeune comédien de 22 ans a aussi fait ses classes au niveau de la musique. Il lancera d’ailleurs le premier mini-album de son groupe, Éléphantine, lundi à Montréal. «Nous sommes quatre dans cette aventure. Nous jouons du francophone, entre le rock alternatif et le pop-rock un peu «planant», et parfois on s’amuse aussi à faire de l’électro», précise Maxime, également guitariste dans ce groupe.

Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur Éléphantine, il est possible d’aller visiter leur site au www.myspace.com .

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