Dans l’ordre, le comptable Jacques Charland et le maire Roger Richard
Victoriaville termine l’année avec un imposant surplus
La Ville de Victoriaville a terminé son exercice 2007 avec un surplus de 3 128 096 $. C’est ce que révèlent, notamment, les états financiers présentés, vendredi matin, par le maire, Roger Richard, entouré du vérificateur comptable Jacques Charland et du directeur général Nicolas Théberge. Le conseil municipal adoptera, par résolution, ces états financiers à sa séance régulière du 7 avril.
Au terme de la dernière année, le surplus accumulé de la Ville de Victoriaville grimpe à 5 527 110 $.
Les élus victoriavillois avaient prévu, en 2007, un budget de 50 417 500 $, mais les revenus ont plutôt atteint 52 407 548 $. «Ces deux millions de dollars de plus viennent, en bonne partie, expliquer l’excédent», a souligné le comptable Jacques Charland.
Le surplus de trois millions enregistré par la Ville, le maire Roger Richard l’explique en le décortiquant en deux : les revenus supplémentaires contribuent en grande partie (deux tiers) au surplus tout comme les dépenses moins grandes.
«La hausse de revenus dans le milieu témoigne du dynamisme du développement», a fait remarquer le maire.
La Ville, a-t-il ajouté, a touché également 500 000 $ en ristournes sur les matières recyclables.
Au terme de leurs moyens de pression, les policiers de la SQ ont repris, comme l’a dit le maire Richard, «leur train train», se traduisant, pour la Ville, en un montant de 400 000 $ issus des constats d’infraction.
Par ailleurs, Victoriaville, au chapitre des dépenses, a pu «économiser» un million de dollars. Cette situation, le maire l’attribue à une gestion serrée. «On gère la Ville comme si c’était une entreprise privée. Nous sommes sévères et nous assurons un suivi rigoureux des dépenses», a-t-il mentionné.
Le maire Richard prend aussi bonne note de la remarque du vérificateur signalant que la Ville fonctionne avec un personnel «à la limite». «Mais entre ce qu’on entend et ce que l’on comprend, il peut y avoir un écart de quelques mois», a-t-il lancé.
Reste qu’une réflexion sur le personnel, selon le maire de Victo, doit se faire en fonction, non seulement du budget 2008, mais des suivants et en considérant le potentiel de développement.
«Quand on embauche, c’est pour longtemps, a signalé le directeur général Nicolas Théberge. On connaît de bonnes années, mais on s’attend toujours à un revirement. Il faut y aller sur une moyenne. Cela n’est pas toujours évident.»
Le maire Richard qualifie de bonne la dernière année. Celle en cours se veut aussi encourageante. «Ça s’annonce très bien en 2008, une belle année en marche», a-t-il noté.
Si le surplus accumulé totalise quelque 5,5 M $, la Ville, toutefois, a déjà des engagements conclus. «On n’a pas tout ce montant de disponible, a fait remarquer Roger Richard. Nous avons un million d’engagements fermes et deux autres engagements moraux pour le terrain de football du Cégep et pour la réfection du barrage. Tous ces engagements s’élèvent à 1,4 ou 1,5 M $.»
Dans la cagnotte, donc, la Ville dispose d’environ quatre millions. Que fera-t-elle?
Les états financiers ont été présentés aux élus, mardi. «J’ai demandé aux membres du conseil d’y réfléchir tout le mois d’avril et nous prendrons des décisions au mois de mai», a fait savoir le maire Richard.
Chose certaine, la Ville a établi de grandes orientations. «Il faut prévoir une réserve pour la municipalité. On ne vise pas à accumuler des surplus, mais il nous faut un fonds de réserve conforme et sécuritaire pour faire face aux imprévus», a observé le maire de Victo.
Les autorités municipales affecteront aussi un certain montant au remboursement de la dette de la Ville qui s’établit à 48 548 000 $, comparativement à 49 622 287 $ en 2006.
Le montant n’inclut pas la dette contractée par la participation de la Ville à la Société de développement durable d’Arthabaska. «Cette dette est compensée par un actif. Une note l’indique dans les états financiers», a signalé le maire de Victoriaville.
Les élus devront aussi considérer des investissements pour la réfection des chaussées en surface. «On en fait plus pour moins cher. On n’a pas le choix de consacrer des montants pour du pavage de surface, question de prolonger la durée de vie de 15 ou 20 ans», a soutenu le maire Richard, rappelant, du même souffle, que la rue Notre-Dame Est, entre Labbé et le boulevard Arthabaska, fera l’objet d’importants travaux de l’ordre de 2 M $.
Le conseil municipal réfléchira à d’autres projets. Après le départ des policiers de la SQ de l’hôtel de ville, on entend procéder à la réfection des locaux dans le but de regrouper, sous un même toit, plusieurs services de la Ville, dont les services techniques et le Service de la vie active et culturelle.