Serge Giguère a remporté le prix du gouverneur général
Le prix du gouverneur général pour Serge Giguère
Serge Giguère, le cinéaste et résidant de Saint-Norbert-d'Arthabaska vient de remporter le prix du gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques 2008. Cette récompense vient souligner sa carrière artistique exceptionnelle.
Rejoint par téléphone mardi dernier, alors que l'identité des récipiendaires venait d'être dévoilée, M. Giguère s'est dit surpris de l'honneur qu'on lui a fait. «Je me suis demandé pourquoi moi?», a-t-il indiqué d'entrée de jeu. Mais bien entendu, il est ému et touché d'avoir été choisi pour ce prix qui fait de lui un des 8 lauréats de ces prestigieux prix qui sont décernés une fois l'an et sont assortis, cette année, d'une bourse de 25 000 $.
«Je suis content d'avoir été choisi par le jury qui est composé d'artistes», a-t-il mentionné.
Cette reconnaissance vient s'ajouter aux nombreux trophées qu'il a remportés depuis quelques années (Jutra, bourse de carrière, etc.). Avec tous ces honneurs, Serge Giguère considère-t-il avoir atteint le «top» des récompenses? «Non, le top et de continuer et de ne pas avoir de doute si ce que tu fais va tenir la route», a-t-il indiqué bien modestement.
C'est à Ottawa, des mains de la gouverneur général Michaëlle Jean, qu'il devait recevoir son prix à la fin de la semaine. Son dernier film, «À force de rêve», devait être présenté au Musée des beaux-arts du Canada, ce dimanche (30 mars) à 14 h. M. Giguère a accepté d'être présent pour l'événement afin de répondre aux questions suivant la projection.
«Ce prix, je le prends comme reconnaissance personnelle et aussi pour le milieu du documentaire», estime-t-il.
Serge Giguère continue malgré tous les honneurs, à faire du documentaire. Il a confié qu'il poursuivait son projet avec la peintre-cinéaste Martine Chartrand. En effet, Serge Giguère réalise un documentaire sur la démarche de cette artiste qui élabore un film à partir de la chanson «MacPherson» de Félix Leclerc. «Il me reste 2 ou 3 ans à faire sur ce projet, mais je ne le fais pas à temps plein. En même temps, j'ai d'autres projets», termine-t-il.
Serge Giguère vient de compléter une année assez occupée, où il a suivi, de ville en ville, son film «À force de rêve».
Le documentariste est une des figures majeures du documentaire au Québec. Il a plus d'une dizaine d'œuvres cinématographiques à son actif.