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Le ciel…ou l’enfer?

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Article mis en ligne le 24 mars 2008 à 10:43
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Le ciel…ou l’enfer?
Le jeune Jésus, entouré de ses anges…
Le ciel…ou l’enfer?
Voilà les deux seules options qui s’offrent à l’Homme, selon la vision présentée par l’Assemblée chrétienne de la Grâce des Bois-Francs, à l’occasion du second Festival de la Résurrection. La pièce de théâtre «Les portes du ciel et les flammes de l’enfer» présente en plusieurs tableaux, très tranchants, la destination finale réservée à ceux et celles qui acceptent, ou non, «Christ dans son cœur».
Avant que la pièce débute, le pasteur Jay Pittman de Reality Outreach avertit : «Parce que la Bible est vraie, de la première à la dernière page, il existe réellement un Enfer et un Paradis tels que décrits littéralement dans celle-ci. Les questions que vous devez vous poser sont «est-ce que j’ai une relation avec Jésus?» et «où passerai-je l’éternité si je mourrais demain?».

La pièce qui a suivi a martelé son message, sans équivoque, à grands coups de sons et lumières dans la tête (et le cœur) des spectateurs et ne laissait pas une grande place à l’interprétation. Soit on «accueille Jésus dans son cœur» pour que son nom soit écrit dans le «Grand Livre de la Vie» ou alors il n’y a point d’autres sorties possibles qu’un aller simple vers la maison de Satan.

C’est ainsi qu’on y voit défiler une série de personnages, dont la vieille femme, qui a prié le Seigneur toute sa vie durant et qui se voit bien sûr accueillie aux portes du ciel par Jésus lui-même. Même chose pour une famille chrétienne évangélique décédée dans un accident de voiture après l’office du dimanche, et pour deux travailleurs de la construction, décédés sous le poids d’un mur qui s’écroule sur eux. L’un deux avait, heureusement, récité sa prière de pardon avant le triste événement… Par contre, le sort de deux jeunes filles ayant succombé aux paroles mielleuses d’un revendeur de drogues, et à ses petits sachets, a vite été réglé et celles-ci n’ont eu d’autre choix que de suivre Lucifer et ses vilains sbires. Comme le père qui a entraîné son fils dans son triste sort en lui assurant qu’il avait tout le temps devant lui pour se convertir, ainsi que la maman qui n’avait jamais le temps d’accompagner sa jeune fille à l’église…. Allez hop, à la casserole!

Les 20 bénévoles jouant la pièce, tous participants aux offices de l’Assemblée chrétienne de la Grâce des Bois-Francs, n’ont eu que la journée de samedi pour se préparer à présenter la pièce. «Les responsables de Reality Outreach Ministries sont venus de Toronto pour enseigner, durant toute une journée, ce à quoi devait ressembler la pièce. Les bénévoles ont donné leur journée de samedi pour apprendre leurs rôles», a fièrement expliqué le Pasteur Lemelin, qui lui-même avait dû se coucher très tard la veille pour reprendre en français les trames sonores oubliées à Toronto. La pièce «Heaven gates & Hell’s flames» est jouée depuis une trentaine d’année, à travers le monde, suivant l’initiative du ministère de Reality Outreach qui s’est donnée pour mission d’utiliser le théâtre pour propager son message.

À l’occasion de ce deuxième festival, les familles de l’Assemblée chrétienne ont décidé de rapatrier les activités dans leurs locaux du 1, rue Donalda, qui se résument cette année à la présentation de cette pièce de théâtre à trois reprises (dimanche de Pâques, lundi et mardi 19 h), alors que l’an dernier celui-ci se tenait au Laurier et s’échelonnait sur une semaine. «Je préfère voir une salle pleine, emplie d’énergie, que plusieurs fois la même salle avec 50 personnes réparties dans une salle de 500 sièges», a commenté à ce sujet le pasteur Jean-Sébastien Lemelin, avant d’ajouter que c’était également une question financière, ayant dû faire une collecte parmi ses ouailles afin de faire venir le groupe torontois à Victoriaville.
Finalité
À ceux qui se demandent quel est le lien entre Pâques et le duel bien/mal qui est présenté à l’intérieur de la pièce, Jean-Sébastien Lemelin répond : «l’Homme a une tendance naturelle vers le mal (…) Pâques, la mort et la résurrection de Jésus, est le cadeau que Dieu a offert aux hommes pour leur permettre d’aller vers lui.» Pour le jeune pasteur de Bromont qui a fondé cette église évangélique, de souche protestante, dans les Bois-Francs, comme pour ses fidèles, le seul salut possible passe par «une relation personnelle avec Jésus».
C’est pour cette raison qu’à la toute fin du spectacle, les pasteurs «Jean et Jay» invitent les gens du public, qui ne participent pas déjà aux activités de cette église, à s’avancer pour réciter une «prière de pardon» qui leur permettra par la suite d’entamer cette relation.

Parmi une foule d’environ 130 personnes, dont près de la moitié, selon le pasteur, étaient de nouveaux visages, environ une dizaine se sont avancées, emplies d’émotions… «Comme on ne laisse pas les jeunes enfants se nourrir eux-mêmes, vous êtes invités la semaine prochaine à un grand baptême, où ceux qui le désirent pourront être immergés complètement. Il y aura également une artiste invitée pour animer la fête», a poursuivi le pasteur en précisant que des conseillers iraient les voir pour donner leurs coordonnées personnelles, afin qu’ils puissent s’y référer s’ils avaient des doutes ou des questionnements.

Ce que pense le pasteur Jean-Sébastien Lemelin de ces églises qui ont plutôt tendance à se vider par les temps qui courent? «Je ne peux me prononcer… la mienne se remplit!», répond en souriant M. Lemelin, qui a vu le nombre de ses ouailles passer de 8 en 2003, alors qu’ils se réunissaient dans une maison à Saint-Valère, à environ 150 en 2008.

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