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Le jeune Yannick Demers a donné la réplique à l’auteur lors d’une lecture d’un passage de Mon père a tué la Terre.
Jean-Pierre April lance son dernier livre
Devant une quarantaine d’amis, parents et proches collaborateurs, l’auteur du livre Mon père a tué la Terre, Jean-Pierre April, a procédé à son lancement officiel au Restaurant La Piazzetta de Victoriaville.
Lors de sa présentation, l’auteur originaire de Saint-Norbert-d’Arthabaska a confié avoir couché sur papier 30 ans de sa vie dans ce roman. «L’histoire est basée sur quatre de mes nouvelles écrites en 1978, et plusieurs chapitres s’y sont rajoutés en lien avec ma vie à Saint-Norbert. Vous y lirez des références à l’école Notre-Dame et à la bibliothèque municipale.» Celui-ci a par ailleurs partagé qu’il trouvait déplorable la faible place laissée à la littérature québécoise dans nos propres bibliothèques.
Rencontré un peu plus tard, Jean-Pierre April a précisé que s’il a choisi d’aborder la relation père-fils dans son roman, c’est que selon lui ce sujet est négligé dans la littérature. Quand à savoir si le papa extraterrestre de l’histoire aurait pu porter le nom d’April, celui-ci répond : «Je suis déjà un extraterrestre, comme écrivain, et en plus, je suis un écrivain vivant à la campagne», a-t-il finalement déclaré, mi-blagueur.
À l’animation on a intégré une lecture d’un passage illustrant bien le dialogue père-enfant que l’auteur a souhaité intégrer dans son roman. C’est d’ailleurs le jeune Yannick Demers, qui fréquente la bibliothèque municipale de Norbertville où Jean-Pierre April effectue du bénévolat, qui a donné la réplique à l’auteur.
La signification de l’illustration en couverture
L’artiste peintre Alain Gagné était de passage au lancement du livre de Jean-Pierre April, pour apporter non seulement l’original au plomb de l’illustration sur la couverture, qui fut tiré au hasard parmi les invités, mais également la signification de cette illustration.
«À la commande que l’auteur m’a faite de dessiner un garçon qui tente de retenir un ballon (la terre), j’ai ajouté certains détails par mon initiative personnelle. Par exemple, le gros casque et les gros protège-coudes représentent l’insécurité vécue par les parents, qui les poussent à vouloir surprotéger leurs enfants. Peut-être que si les adultes perdraient moins de temps à se concentrer sur eux et à tenter de se sécuriser, on ne se serait pas détourner de la terre?», propose Alain Gagné.
Celui-ci ajoute également que la position de Jimmi, qui est à cheval sur son vélo et qui s’y cramponne d’une main, ne sachant pas s’il doit le lâcher ou non pour attraper son «ballon-terre», porte à réfléchir.
«Toi, serais-tu prêt à tout lâcher, tous tes biens matériels, pour récupérer la terre?», voilà la question à laquelle l’artiste peintre voulait voir réfléchir les gens, en observant son illustration.
Alain Gagné a malheureusement dû quitter très tôt le lancement, celui-ci préparant de façon parallèle trois importantes expositions pour l’Alberta, la Belgique et Toronto.