150 choristes ont unis leur voix dans l’église Ste-Calixte de Plessisville.
Un rassemblement de chorales riche en émotions
Comme elles ont l’habitude de le faire à chaque deux ans maintenant, depuis les dix dernières années, les chorales de l’âge d’or de Warwick, Tingwick, Victoriaville et Princeville ont joint leurs voix à celles de la chorale de Plessisville pour leur traditionnel rassemblement, qui a eu lieu cette fois à l’église St-Calixte devant tout près de 400 spectateurs.
Le Chœur de l’amitié (Warwick), la chorale Soleil d’automne de Tingwick, Les amis de l’art de Princeville, le Chœur Solaré de Plessisville et la chorale À cœur ouvert de Victoriaville ont toutes en commun le désir d’apporter de la joie dans les foyers de personnes âgées, mais surtout de chanter pour le plaisir. Et une fois aux deux ans, celles-ci se rassemblent pour quintupler ce plaisir et le partager avec le public.
Au menu du spectacle cette année, les chorales ont livré un bouquet de chansons françaises et québécoises, tantôt plus actuelles comme «Le coeur est un oiseau» de Richard Desjardins, tantôt plongeant dans un répertoire de chansons d’époque, comme «Évangéline» composée par André Bourque en 1910.
Animé par le musicien Laurent Dubois, celui-ci a évoqué un bref historique des chorales présentes, entre chacune des mélodies de la première partie.
Un hommage a également été rendu à Jean-Louis Vallé, fondateur avec Marguerite Vigneault de la chorale plessisvilloise Solaré. Son épouse était d’ailleurs sur place pour entendre ces quelques mots dédiés à son défunt mari.
Malaise
Au cours de la seconde chanson, la présidente de la chorale Les amis de l’art de Princeville, Hélène Thibodeau a semé tout un émoi alors que celle-ci est tombée, victime d’un malaise. La dame a finalement repris ses esprits, mais a toute même quitté les lieux en ambulance, pour plus de sûreté.
Même si ce n’était pas facile, les choristes ont relevé leurs manches et ont terminé la première partie du spectacle, qui s’est ensuivie d’un intermède musical animé par un jeune pianiste de la relève, Keven Paquette.
La gamme d’émotions par laquelle les 150 choristes sont passés depuis le début du spectacle s’est finalement terminée sur une note des plus positives à la fin de la deuxième partie, alors que les membres des cinq chorales ont circulé dans les allées, armés de foulards colorés, en chantant à leur public «On ne va pas se quitter comme ça». La mise en scène leur a donc valu un tonnerre d’applaudissements de la part des spectateurs, qui n’avaient plus du tout, finalement, envie de quitter.