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«On vous dessine des idées» au Salon Kinsmen

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
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Article mis en ligne le 11 mars 2008 à 20:55
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«On vous dessine des idées» au Salon Kinsmen
Dans l’ordre, le président du Club Kinsmen, Patrick Garneau, Stéphanie Poirier, le président d’honneur du Salon Kinsmen 2008, Jacques Blanchette, et Robert Jutras du Club Kinsmen
«On vous dessine des idées» au Salon Kinsmen
Avec une centaine d’exposants répartis sur une superficie de 32 000 pieds carrés, le Salon Kinsmen, qui s’affiche comme le plus grand salon d’habitation des Bois-Francs, revient pour une 27e année du 4 au 6 avril dans l’enceinte du Pavillon Agri-Sports de Victoriaville.
Cette année, les membres du Club Kinsmen ont confié la présidence d’honneur à Jacques Blanchette, le directeur de l’École nationale du meuble et de l’ébénisterie et de l’EQMBO Entreprises. «C’est tout un honneur, a-t-il confié. J’ai dit oui tout de suite quand on m’a approché parce que j’y crois à la mission du Club Kinsmen, celle d’amasser de l’argent pour la lutte à la fibrose kystique. Cet argent, Stéphanie (Poirier) en est un bel exemple, peut redonner la vie.»

Le hall d’entrée du Salon, d’ailleurs, permettra aux visiteurs de découvrir les réalisations d’élèves de l’École nationale du meuble et de l’ébénisterie. «Les étudiants accomplissent des projets exceptionnels et cela donnera un avant-goût du Salon», a souligné le président d’honneur.

Le Salon Kinsmen regroupera des exposants dans tous les domaines de la construction, de la rénovation, de la décoration, mais aussi de l’automobile, de l’éducation, des soins de beauté et autres. «Il y en aura pour tous les goûts», a promis Jacques Blanchette.

L’an dernier, le Salon Kinsmen, avec ses 9 000 visiteurs, a accusé une baisse de 400 entrées aux guichets. «La raison, les places de stationnements plus restreintes en raison d’un match local des Tigres de Victoriaville», a expliqué Patrick Garneau, président du Club Kinsmen depuis deux ans.

Si les profits ont ainsi diminué de 2 000 $ par rapport à l’année 2006, les Kinsmen ont tout de même récolté 20 000 $. «C’est gros et nous en sommes fiers, a signalé le président. Nous avons ainsi versé 8 000 $ à l’Association canadienne de la fibrose kystique et 8 000 $ à des organismes locaux.»

Le Club Kinsmen de Victoriaville supporte aussi la Société d’Alzeimer de la Mauricie-Bois-Francs en défrayant le coût de 1 000 $ pour une ligne téléphonique sans frais pour les Sylvifrancs qui, gratuitement, peuvent composer le numéro 819 752-7834.

Le président Garneau, par ailleurs, qualifie de «belle réussite» la collecte de sang des Kinsmen, tenue au mois de janvier. «Nous avons accueilli 379 donneurs, 33 de plus que l’année précédente», a-t-il précisé.
Témoignage
Membre fondateur et président du Club Kinsmen durant des nombreuses années, Robert Jutras a voyagé dans le passé, rappelant que le Club a été fondé, voilà 28 ans, pour bébé Stéphanie, en quelque sorte.
Maintenant adulte, Stéphanie Poirier a brièvement témoigné de son difficile parcours de vie.

«J’ai vécu des moments difficiles, a-t-elle raconté, mais aussi remplis d’espoir.»

Stéphanie n’avait que six mois quand les médecins lui ont diagnostiqué la fibrose kystique. «J’ai quand même connu une enfance normale, a-t-elle confié. Mais les complications ont surgi vers l’âge de 20 ans.»

Commencent alors les fréquentes visites à l’hôpital, les difficultés respiratoires et le diabète qui se manifeste.

Une pneumonie viendra aussi détériorer son état de santé, si bien qu’une greffe des poumons devient alors sa seule planche de salut.

Inscrite sur la liste d’attente en juin 2005, il lui faudra patienter 19 mois avant l’annonce de la bonne nouvelle. «J’ai reçu l’appel pour ma greffe le 16 février 2007 à 1 h du matin. Un appel qui a changé ma vie», a-t-elle insisté.

On lui a greffé les poumons en santé d’un jeune homme de 19 ans. «Avant, parler et marcher représentaient un effort, c’était un exploit. Maintenant, avoir de l’énergie, c’est, pour moi, une victoire. Marcher sans être à bout de souffle, c’est une victoire. Je goûte aux petits plaisirs de la vie», a mentionné Stéphanie qui a pu réaliser son rêve.

«Avant la greffe, mon plus grand rêve, c’était de faire du vélo avec mon frère. L’été dernier, j’ai fait le tour du lac Bulstrode avec lui», a-t-elle signalé.

Stéphanie Poirier se considère chanceuse de bénéficier d’une meilleure qualité de vie. «J’en ai de la chance et je la dois à la recherche et aussi, à mon ange gardien là-haut.»

Comme message, Stéphanie tient à dire qu’il est possible de donner une seconde vie. «Comment? Le plus simple, c’est de signer sa carte de don d’organes et d’en parler autour de soi.»

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