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Roxanne Genest, femme-orchestre

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Article mis en ligne le 14 mars 2008 à 7:41
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Roxanne Genest, femme-orchestre
Roxanne Genest
Roxanne Genest, femme-orchestre
Auteure-compositrice-interprète, travailleuse autonome, directrice artistique, femme engagée, animatrice depuis peu et mère de deux enfants, Roxanne Genest trouve sa voie en menant de front plusieurs projets à la fois.
La jeune femme est originaire de Senneterre, en Abitibi, d’où elle est partie à l’âge de sept ans. Elle se dit extrêmement timide et se définit d’abord comme une mère avant tout, qui trouve son équilibre dans la stabilité de son foyer… et les travaux manuels. «Je suis très manuelle. Je peux peinturer la scène le matin et passer le balai, avant de monter dessus le soir. À la maison, je refais la déco, je jardine, je peins et j’adore cuisiner». Passionnée, Roxanne Genest ne peut imaginer la vie, comme le travail, autrement. «Pour moi, quand je m’engage, ce n’est jamais à moitié. Il faut que ça me passionne, sinon j’arrête tout». Celle-ci prendra d’ailleurs un des plus importants engagements de sa vie, au mois d’août, lorsqu’elle rejoindra son conjoint au pied de l’autel.

Les mélomanes connaissent Roxanne Genest pour avoir entendue sa voix «merveilleusement grafignée» sur les différentes scènes de blues du Québec. Depuis septembre, elle la fait maintenant entendre, le matin, aux auditeurs du O97,3. Une aventure dans laquelle elle s’est plongée, non sans aucun doute. «Au début, je croyais qu’on me faisait une blague, quand on m’a appelée pour me proposer le poste», révèle Roxanne, en riant. Elle avoue cependant adorer cette nouvelle expérience, qui répond bien à son besoin de se nourrir de nouvelles informations.

Son tempérament entrepreneurial l’a auparavant conduite à obtenir le prix de la «Petite entreprise de détail» au Panthéon de la performance 2003, alors qu’elle était copropriétaire du Shad Café aux côtés de Yanik Gaudreau. Une complicité qui s’est poursuivie au-delà de la vente de l’établissement en 2005, afin d’ancrer, une fois pour toute cette année, la tradition du blues dans le paysage musical de Victoriaville. «Je crois à cette musique, mais particulièrement à la qualité de l’événement présenté ici et à ses spectacles».

Par ces initiatives, comme le concours Victoriaville en chansons, qui en est déjà à sa 3e édition cette année (les inscriptions débutent le 7 avril !), et sa participation en tant que directrice artistiques pour le spectacle bénéfice de la Fondation Raymond Roy, Roxanne aura aussi fait sa marque parmi les jeunes. Plusieurs profitent toujours de ses conseils dans le cadre des Cégep et Secondaire en spectacle, ou encore au Boisé où elle les forme au «monde du spectacle» depuis sept ans. «Pour moi, la réussite, c’est lorsque je m’endors le soir en sachant que j’ai réalisé quelque chose de concret. Que dans leurs yeux, j’ai réussi à allumer la passion.»

Et à quoi rêve Roxanne présentement ? «Enregistrer un album en français. J’ai déjà une soixantaine de compositions, qui dorment toujours. Et produire ici, un jour, ma propre comédie musicale … dans la nouvelle salle de spectacle, qui sait ?»

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