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Les Hamel : 113 ans à l'usine d'eau potable!

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 3 mars 2008 à 22:15
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Les Hamel : 113 ans à l'usine d'eau potable!
La centrale de traitement d'eau de Victoriaville deviendra l'usine d'eau potable Hamel.
Les Hamel : 113 ans à l'usine d'eau potable!
On dira désormais «l'usine d'eau potable Hamel» quand on voudra désigner la centrale de traitement d'eau de Victoriaville, située en bordure du réservoir Beaudet. Hamel? Pour se rappeler que de père en fils, Odilon et ses fils Octave et Fernand ont travaillé à cette station… cumulant au total 113 années de services.
La Ville de Victoriaville a ainsi accepté la recommandation du Comité de toponymie d'associer le nom des Hamel à sa station d'eau potable.

Odilon, le père (1898-1966) a commencé à y travailler en 1939, suivi de près, par ses fils Fernand (1925-) et Octave (1924-1982), lesquels faisaient leur entrée à l'usine en 1942 et en 1944 respectivement.

L'usine de filtration avait été construite en 1928 à la suite de l'ordonnance du service provincial d'hygiène.

Le Comité de toponymie s'est appuyé sur les recommandations de l'Office de langue française pour préférer «usine d'eau potable» à toute autre appellation, a expliqué l'archiviste, Isabelle Ferland.

On voulait un nom court auquel on pouvait facilement associer le nom de la famille Hamel. Et en optant pour le mot usine, plutôt que station – ce qui aurait aussi été acceptable –, on évoquait l'autre usine qu'exploite la Ville de Victoriaville, son usine d'épuration des eaux usées Achille-Gagnon.
Et l'édifice Robert-Noël!
La Ville a également désigné du nom d'édifice Robert-Noël ce bâtiment municipal du 131, rue du Curé-Suzor, abritant le club de croquet.
C'est M. Noël qui avait construit, vers 1960, ce bâtiment que la Ville d'Arthabaska avait acheté en 1987 pour loger ses policiers. À partir de 1993, au moment de la fusion avec la Ville de Victoriaville, le bâtiment a abrité des organismes de loisirs.

L'édifice Robert-Noël rappellera la mémoire de l'industriel – fondateur de Ciment Ro-No – entrepreneur en construction, engagé en politique municipale et scolaire… et grand adepte du croquet.
Corriger un glissement
La Ville de Victoriaville a, par ailleurs, voulu corriger un glissement d'usage, redonnant du «Père» à la rue Lévesque pour rappeler qu'il s'agit bien du père Georges-Henri Lévesque, fondateur de l'École des sciences sociales de l'Université Laval, un des pères de la Révolution tranquille.
La rue du Père-Lévesque avait ainsi désignée en 1946, sous l'impulsion de la coopérative d'habitation Sainte-Victoire, propriétaire de ce secteur. Mais depuis 1990, le Comité de toponymie avait remarqué que l'usage avait fait disparaître une partie du nom d'origine.

Enfin, on a donné le nom de Jean-Talon à ce nouveau parc situé dans le secteur des rues Montcalm, Frontenac et Normandie. Jean-Talon a été le premier intendant de la Nouvelle-France, entre 1665 et 1672.

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