La «cuvée 2007-2008» du programme Place aux Jeunes, au Manoir du Lac William
Tête-à -tête avec l’emploi
Pour les participants de Place aux Jeunes de l’Érable
Neufs candidats et autant d’employeurs, ou de représentants pour les différents secteurs visés par les participants, se sont donné rendez-vous vendredi soir au Manoir du Lac William pour un tête-à-tête bien particulier.
Certains participants sont originaires de la région, d’autres souhaitent venir s’installer ici pour retrouver famille ou amis. Certains ont simplement entendu parler du projet et des attraits proposés par la région et leur secteur d’activité et se sont ainsi lancés dans l’aventure Place aux jeunes.
Parmi eux, des étudiants ou diplômés en administration, deux infirmières, une future machiniste, un soudeur et même un candidat détenant une maîtrise en loisir et culture. Celui-ci a d’ailleurs pu s’entretenir avec Denis Leblanc, qui détient une trentaine d’années d’expérience dans le domaine culturel.
Toutes ces personnes sont venues à Saint-Ferdinand avec pour objectif de rencontrer un représentant dans chacun de leur domaine d’expertise, qui pourrait soit les informer sur les différentes possibilités d’emplois chez eux comme dans leur secteur, ou du moins leur brosser un tableau réaliste de celui-ci en ce qui concerne la région.
«Ce qui est intéressant, c’est qu’on sent vraiment un intérêt grandissant chez nos participants», relève Mélanie Girard, coordonnatrice du programme qu’offre Impact Emploi pour la troisième année maintenant. «En plus, il y a des débouchés potentiels pour la majorité d’entre eux, c’est très positif!»
Prenons l’exemple de Christian Pelletier, qui cumule une douzaine d’années d’expérience dans le service à la clientèle. Celui-ci a eu la chance de s’entretenir avec Clément Prince, de Transport Simon Lessard au sujet du métier de répartiteur. «C’est un métier que je connaissais moins, c’est intéressant. Surtout que le marché est souvent appelé à s’ouvrir vers les États-Unis et que je suis bilingue», mentionne le candidat. Celui-ci habite à Montréal, mais ses boîtes sont déjà prêtes à partir pour la région. «J’avais déjà en tête de venir m’installer ici, pour rejoindre ma famille, voir mes neveux et nièces grandir», ajoute-t-il.
Mathieu Bélisle, originaire de Plessisville, termine quant à lui ses études universitaires en comptabilité de management à Trois-Rivières. «Au départ, j’étais ambivalent. Je croyais que les emplois dans mon secteur se trouvaient surtout à Montréal ou Québec. Plus je discute, plus je découvre des opportunités où je pourrai trouver un emploi et me valoriser. Et je trouve que la ville, plutôt que la grande ville, me ressemble plus», confie le participant. «J’ai remarqué que souvent, les jeunes n’étaient pas au courant des opportunités qui s’offrent à eux, dans la région», confirme à ce sujet son partenaire de table, Normand Paris, qui est directeur administratif de Fruits d’Or.
Terminant présentement un DEP en techniques d’usinage au Pavillon André-Morrissette, pour devenir machiniste, Sylvie Ferland a de son côté choisi un métier non-traditionnel, puisqu’autrefois presqu’essentiellement masculin. «Mais attention, toute une relève arrive!», a lancé Mme Ferland en signalant que déjà, sept femmes suivaient la même formation qu’elle. Elle a d’ailleurs partagé quelques trucs du métier avec un machiniste, employé de Predimach.
Certains secteurs ont cependant plus de difficultés à rejoindre les aspirations des futurs employés. C’était le cas notamment de Yan Calverte, agent en gestion des ressources humaines pour le CSSAE, qui discutait fort avec les deux infirmières participantes au projet, qui habitent présentement dans la région montréalaise. «Il est plus difficile pour nous, pour l’instant du moins, d’offrir les conditions de travail qu’elles recherchent (de jour, sur semaine), surtout dans un secteur spécialisé comme la santé mentale, explique M. Calverte. J’aurai quelques petits devoirs à faire!», a ajouté le recruteur, tout de même positif. «Nous sommes cependant les seuls à offrir des postes à temps complet.»
Avant le souper, les participants ont eu droit à une présentation offerte la Caisse Desjardins de l’érable, dont le directeur Martin Ratté était présent, afin de les informer sur les possibilités d’accès à la propriété. Le week-end s’est terminé avec une rencontre au CLD de l’Érable sur le démarrage d’entreprise, dans la journée de samedi, et une tournée des différents attraits touristiques de la région, dimanche.