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Retenus !

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Article mis en ligne le 24 février 2008 à 10:56
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Retenus !
Retenus nous fait reconnaître bien des adolescents parmi nous. Ceux que nous étions, comme ceux que nous voyons grandir.
Retenus !
Pour souligner sa 20e représentation, Mario Fortin et la Troupe Ensemble de la Polyvalente La Samare de Plessisville ont choisi un texte qui, même après vingt ans, est toujours d’actualité.
Ressemblant en plusieurs points à la première pièce que la troupe a présentée en 1988, Retenus nous fait reconnaître bien des adolescents parmi nous. Ceux que nous étions, comme ceux que nous voyons grandir.

Cette adaptation du film culte des années 80 «Beakfast Club», rassemble en un lieu, celui de la salle de retenue, des personnalités qui autrement, ne se seraient jamais donné l’occasion de mieux se connaître... sauf pour se confronter ! La rejet (accablée dans cette pièce, en plus, du syndrôme de Gille de la Tourette), le «bum», la Miss populaire, l’engagée «écolo-recyclée», le sportif, l’intello, la détraquée mythomane et même le professeur blasé de son métier, tous y étaient pour dépeindre un monde qui, finalement, n’est pas si loin de cette caricature.

Malgré qu’on en était à la troisième représentation, les 420 sièges de l’auditorium étaient comblés. Le jeu des comédiens dans les différents actes de la pièce, comme les chorégraphies originales sur des musiques qui reflétaient bien les différents styles arborés par les personnages, ont tous suscités autant d’exclamations que d’applaudissements. Un excellent salaire pour ces jeunes qui ont travaillé depuis septembre pour réaliser ce projet.

Il faut dire que la mise en scène, pour cette dernière représentation du moins, était rodée au quart de tour et que les décors construits pour l’occasion donnaient vraiment l’impression aux spectateurs d’être assis en classe, avec «les délinquants du vendredi soir».

Pour illustrer l’épisode «d’évasion» des jeunes retenus, l’équipe a même pensé réaliser un court montage vidéo où apparaissaient, sur quatre écrans de caméras de surveillance, les jeunes en balade dans l’école.

Le répertoire choisi pour donner le rythme à la pièce était on ne peut plus éclaté, variant entre la chanson française québécoise et certains hits actuels plus américains, en passant bien sûr par la chanson thème du film «Don’t you (forget about me)» de Simple Minds. Les spectateurs ont même eu l’occasion d’entendre une version un peu plus ska de «Qui a le droit ?», de Patrick Bruel.
Ensemble, depuis 20 ans
Pour célébrer les vingt ans d’existence de la troupe, les anciens étaient invités à se rassembler au local Katimavic de la polyvalente, lors de l’entracte des trois représentations.
«Au départ, la Troupe Ensemble a été fondée pour sensibiliser les jeunes aux valeurs humanitaires», explique son fondateur Mario Fortin.

Le metteur en scène pour la Troupe Ensemble depuis 1988, qui est également animateur pour la vie spirituelle de cette école, ajoute sur ce point que la pièce a été choisie dans ce sens et confie que le scénario ressemble en tous points à ce que les membres ont vécu depuis septembre.

«Notre plus grand défi, c’est de faire jouer ensemble, des jeunes qui sont tellement différents les uns des autres. Ils doivent apprendre à se connaître, avant de savoir jouer ensemble. Ça crée parfois discussions, mais on apprend à se voir autrement.»

Pour pouvoir participer aux projets, les jeunes doivent évidemment passer des auditions pour obtenir les rôles.

«Mais on essaie de donner une responsabilité à chacun qui désire s’impliquer», souligne M. Fortin.

C’est ainsi qu’une soixantaine d’étudiants cette année, de 3e, 4e et 5e secondaire, ont non seulement joué, mais ont également dansé, chanté, conçu des décors, élaboré des campagnes de communication, réalisé des montages vidéo et confectionné des costumes. «Vingt spectacles, 500 élèves et 17 000 spectateurs plus tard, le rêve de 1988 est toujours présent», comme l’a mentionné le programme de la soirée.

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