Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
La Nouvelle / L'Union
Tribune Libre
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Une autre commission… et l'immobilisme du gouvernement

Article mis en ligne le 20 février 2008 à 17:39
Soyez le premier à commenter cet article
Une autre commission… et l'immobilisme du gouvernement
Une autre tournée de «consultation» qui fait couler beaucoup d’encre, la commission Castonguay. Totalement inacceptable de se voir imposer une série de consultations/commissions, où des ministres se paient une tournée provinciale sur «le bras» des contribuables, telles que la consultation publique sur les conditions de vie des aînés, qui a coûté également plus de 500 000 $, la consultation sur l’avenir de l’agroalimentaire, la commission Clair, le rapport Ménard, etc.
Il ne s’agit pas ici de discréditer le rapport Gastonguay, mais plutôt l’immobilisme de notre gouvernement. Je n’arrive pas à le croire, un autre commission/rapport qui ira amasser la poussière au côté des rapports Rochon (commission qui a duré plus de cinq ans) et déposer par le ministre Marc-Yvan Côté, le 7 déc. 1990, le rapport Clair, le rapport Ménard (juillet 2005) et j’en passe.

Sans compter les nombreux organismes qui ont dénoncé, voire même briser la consigne du silence (source Handicap-vie-dignité) :

- Vérificateur général du Québec (1993-94) : un seul bain par semaine, port de culottes d’incontinence forcé, limitations dans les sorties et les activités récréatives ;

- Protecteur du citoyen (1997) : absence de consentement aux soins, projets d’expérimentation sans contrôle adéquat, méthodes aversives, usage élevé des contentions auprès des personnes inaptes ;

- Ordre professionnel des diététistes du Québec (1999) : 25 à 65% des patients souffrant de malnutrition pouvant entraîner perte de poids, plaies de lit, affaiblissement du système immunitaire et perte de mobilités ;

- Association des centres d’hébergement et de soins de longue durée (1999) : personnel soignant ne répondant qu’aux deux tiers des besoins de soins et d’assistance ;

- Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (1995-1999) : inspection dans 49 CHSLD ainsi que 38 résidences privées dévoilant l’insuffisance de soins, le manque de respect de la vie et de la dignité de la personne, et la violence physique et verbale incluant gifles, menaces, intimidations, touchers et mobilisations brusques ;

- Curateur public (2001-2002) : qui après avoir visité 78 établissements en 2001-2002 pour évaluer la qualité de vie et des services des 12,000 personnes qu’elle représente en institution et qui refuse de rendre ces rapports contraignants ;

- Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec (2000) : 117 mémoires de la part d’organismes et d’individus du milieu dénonçant l’exploitation et l’abus des personnes âgées.

Demandez donc le coût de l'ensemble de ces fameux rapports?

Pendant que les différents partis politiques cherchent à se faire du gain politique, peu de gens ont osé questionner l'imputabilité de notre réseau, à l’exception de Me Brunet du Conseil de la Protection des malades. D’où l’importance de cette enquête afin d’aller corriger, ce qui est défectueux dans notre régime actuel.

Mme Françoise David a été la seule à dire, qu’avant d’appliquer quelque recommandation du présent rapport, il faudrait aller faire le ménage dans nos structures, car il y a un gain substantiel, à faire dans ce secteur. Je partage également cet avis, de même que M. Lamontagne, du collège des médecins qui a déjà dit publiquement, qu’il y avait suffisamment d’argent dans notre réseau et qu’il fallait tout simplement changer les attitudes.

Je désire porter à votre attention, qu’il n’y a pas si longtemps, le Vérificateur général du Québec avait émis une série de quatre communiqués de presse, entre autres sur : la gouvernance des agences de santé, et les états financiers des établissements.

Dans le premier communiqué, le Vérificateur écrit : « Force est de constater que les bonnes pratiques en matière de gouvernance ne sont pas assez appliquées par les conseils d’administration. Cette situation concerne, entre autres, leurs compétences collectives, leur indépendance, la formation de leurs membres et leur participation aux exercices stratégiques de l’entité. Par ailleurs, le ministère de la Santé doit clarifier ses attentes notamment celles relatives à l’imputabilité des conseils et celles touchant la reddition de comptes».

Et dans un autre temps, M. Renaud Lachance, Vérificateur général du Québec, dénonçait le fait d’être incapable de vérifier, sur une base discrétionnaire, les états financiers du réseau de la Santé et celui de l’éducation? Il est important de mentionner que ces instances se sont vues confier plus de 13 milliards de dollars en 2006/2007, sans avoir droit de regard?

On parle maintenant de plus d’autonomie aux Agences de Santé (CSSS). M. Couillard a lui-même lancé qu’il étudiait la possibilité de donner toute la latitude et l’autonomie à trois Agences de Santé régionale (projet)? Pas étonnant puisque les présidents/directeurs des Agences de santé sont nommés par le ministère de la Santé. Et que les Agences de santé, à leur tour, nomment les directeurs d’établissements? Situations conflictuelles? À vous de juger? D’où leurs incapacités de policer notre réseau de la santé.

Pourtant, plus de 109 municipalités, dont la ville de Saguenay, appuyaient notre demande d’enquête publique globale de notre réseau de la santé ainsi que le Conseil de la protection des malades. Cette pétition a été déposée à l’Assemblée nationale, en novembre dernier et malheureusement, le rapport Castonguay ira probablement finir sur la même tablette poussiéreuse.

Où est la volonté politique? La population est en droit d’exiger des actions concrètes et immédiates.

Pour terminer, permettez-moi une question. La semaine dernière, nous avons eu le rapport sur l’avenir de l’agroalimentaire au Québec, puis il y a notre système de l’éducation qui est en pleine crise existentielle et nous avons eu un autre rapport très coûteux, rapport Johnson, suite à l’effondrement du viaduc? Quelqu’un peut me répondre? Y' a-t-il au moins un ministère où ça va bien?

Pierre Hébert

Sainte-Élizabeth-de-Warwick

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net