Il reste encore de la marge de manœuvre au dépôt de neiges usées de la Ville de Victoriaville.
Dépôt des neiges usées : deux ou trois bordées encore?
À moins que la nature se déchaîne et nous serve plus de trois grosses bordées de neige au cours des prochaines semaines, la Ville de Victoriaville devrait pouvoir se contenter de son dépôt des neiges usées de la rue Saint-Denis.
Mais ses deux habituelles «montagnes» de neige sont particulièrement larges, hautes et très compactes.
«Il devrait nous rester une marge de manœuvre pour le reste de l'hiver», espère Nicolas Théberge, directeur général de la Ville de Victoriaville.
Le «reste de l'hiver» pourrait se traduire par deux ou trois autres événements de neige, spécifie-t-il. «Et la dernière bordée, on n'aura probablement pas besoin de la ramasser.»
Il reconnaît que la neige a été particulièrement abondante cette année et que pour la concentrer dans l'aire de la rue Saint-Denis, la Ville a dû louer un souffleur plus puissant, pour projeter la neige jusqu'à 20 mètres de hauteur.
Il est toujours difficile, explique M. Théberge, d'estimer la capacité d'un dépôt des neiges usées. La quantité des précipitations n'est pas le seul facteur. «Il y a le type d'équipements qu'on utilise. Il y a le phénomène de compaction naturelle, le type de précipitations. Et la température a un rôle à jouer. Le vent, la pluie, un temps moins froid accélèrent la fonte… ce qui nous fait gagner de l'espace.»
Il est, à ce moment-ci, à peu près exclu que la Ville cherche un deuxième site pour déposer ses neiges usées. «Pour cela, il nous faudrait demander une dérogation au ministère de l'Environnement parce que les neiges usées, c'est très polluant», spécifie M. Théberge.
Et, à ce jour, la Ville n'a pas, non plus, fermé son site aux entreprises privées qui doivent payer pour se débarrasser de leur trop-plein de neige dans le site municipal.
Çà et là, dans le voisinage d'établissements commerciaux, on voit grossir des collines de neige. Le ministère pourrait intervenir s'il estimait que ces amoncellements sont des sources de pollution. «Souvent, les établissements ramassent la neige avant d'utiliser les abrasifs dans leurs stationnements, ce qui n'est pas le cas de la Ville», note encore le directeur général de la Ville.
Bien malin qui pourrait dire ce que nous réserve le ciel au cours des prochaines semaines, s'exclame-t-il. Mais s'il y a une chose dont il est certain, c'est que le site de la rue Saint-Denis présentera encore plus longtemps qu'à l'habitude, jusqu'en juillet même, des vestiges de cet hiver bien neigeux.