Karolle Grondin, présentant trois de ses œuvres qui font partie de sa série «Natures mortes».
Karolle Grondin expose ses natures mortes
En mars, au Café Farniente
Durant tout le mois de mars, les murs du Café Farniente à Victoriaville seront habillés d’une douzaine d’œuvres à l’acrylique, de différents formats, composant la série «Natures mortes» de l’artiste plessisvilloise Karolle Grondin.
Cette prochaine exposition est le fruit d’un travail, et de plusieurs expérimentations, qui se sont échelonnés sur les deux dernières années. «Ce que j’aime le plus, c’est expérimenter. J’aime explorer différentes techniques et jouer avec les textures», confie d’ailleurs l’artiste, qui préfère cependant travailler en série. «Un même sujet peut donner lieu à plusieurs tableaux, très différents, mais toujours dans le même style.»
Pour cette dernière série, Karolle Grondin s’est amusée à mélanger l’abstrait au figuratif en conservant, comme point de départ, une composition de fruits (des poires ou des pommes), comme celle qu’on retrouve dans le cas des natures mortes plus classiques.
«J’ai par la suite travaillé ma toile en ajoutant quelques collages, en utilisant une pâte à texturiser et parfois, du crayonnage», explique l’artiste peintre.
Ce qui donne pour résultat une délicieuse rencontre entre les couleurs chaudes et vivantes émanant des fruits et plusieurs autres nuances plus froides, rappelant celles rattachées à la terre, au minerai, même.
«J’adore tout ce qui touche à la terre… le bois, le métal, les roches», confirme d’ailleurs Karolle Grondin. «Un jour, je faisais des tests avec mon nouvel appareil-photo numérique. J’ai photographié une partie de la structure du pont et ça a donné un résultat tout à fait inattendu», raconte l’artiste en montrant le résultat, preuve à l’appui. Quelques inspirations plus tard, la photo donnait naissance à trois tableaux, tout aussi différents les uns des autres. «Je tends de plus en plus vers l’abstraction, dans ma façon de peindre», ajoute à ce sujet la dame.
Karolle Grondin souligne que son art est loin d’être une thérapie. Elle est d’ailleurs une bonne référence en la matière, étant psychologue de métier, en milieu scolaire. «Je peins quand je me sens bien, quand je suis de bonne humeur», assure l’artiste qui ajoute que, dépendamment de l’énergie du moment, elle va soit entreprendre un nouveau projet ou poursuivre celui qui est déjà entamé… «Quand j’en ai assez, je passe à d’autre chose… puis j’y reviens !»
Karolle Grondin consacre pratiquement tous ses week-ends à son art. Elle a découvert ce plaisir il y a une quinzaine d’année. «J’ai d’abord débuté en faisant du dessin, puis de la peinture à l’huile. J’ai fait également quelques modèles vivants et j’ai touché aussi à la sculpture aux côtés de Katia Hamel, comme professeure.»
Comme dans la série qui sera présentée au Farniente, Karolle Grondin utilise fréquemment l’impression, une technique qu’elle a eu l’occasion de peaufiner il y a quelques années auprès de Robert Van de Peer, du Nouveau-Brunswick.
Le peintre Alain Gagné a également partagé son savoir avec elle, en ce qui concerne le dessin au pastel. «J’apprécie cependant un peu moins les médiums, comme le pastel ou l’aquarelle, qui m’obligent à figer une œuvre derrière une vitre», avouera cependant l’artiste peintre.
Au chapitre des honneurs, Karolle Grondin a raflé l’an dernier le premier prix du jury, à l’Expo-concours de Laprairie. Deux ans auparavant, elle avait également obtenu le deuxième prix du jury, cette fois au Salon des Arts des Bois-Francs, ainsi que le troisième au Symposium Art et Passion de Sainte-Julie.
Depuis ses débuts, elle a eu l’occasion de participer à plus d’une vingtaine d’expositions et de symposiums et l’une d’elle, à travers laquelle elle présentait des toiles composées également de collage de feuilles mortes (des vraies !) vernies, a particulièrement obtenu un beau succès. Une artiste à découvrir, donc, durant tout le mois de mars, au Café Farniente.