Pour faire suite aux articles parus dans le journal La Nouvelle Union du 3 février «Des résidants veulent stopper la construction dans la montagne» ainsi que «Le dossier est clos!, réplique le maire», de même qu'à la séance du conseil municipal du 4 février dernier, je vous vous faire part de ma vision concernant ce dossier et apporter certaines précisions.
Nous, des rues Elphège et Jacques-Girard, ne sommes pas des résidants égoïstes qui ne veulent pas de voisins. Nous avons déjà des voisins, mais nous vivons aussi à proximité de la forêt, de la montagne, du mont Arthabaska ; c'est pourquoi cette montagne nous est si chère. Nous voulons donc la protéger.
Nos élus municipaux ont décidé que le parc du mont Arthabaska était assez vaste, que nous n'aurions jamais besoin de plus d'espace. Il ne faut pas penser seulement aux deux prochaines années, mais, au contraire, aux générations futures. Si le parc industriel n'avait pas connu une «phase deux», il n'y aurait plus aujourd'hui de terrains pour accueillir de nouvelles industries. On constate donc que c'était une nécessité.
Le mont Arthabaska constitue une richesse incroyable pour notre ville. Toute la population peut bénéficier des avantages qu'il offre et cela gratuitement. Je parle de marche en forêt, de vélo, de randonnées e raquettes ou de ski de fond, etc. Ce sont des activités familiales accessibles à tous. Nos élus désirent développer uniquement la calotte de la montagne, mais je crois que l'ajout d'une portion planche favoriserait un aménagement plus flexible et plus complet de la montagne. N'oublions pas la population qui désire faire de l'exercice en plein air sans être de «super athlètes».
Parallèlement, on pourrait évoquer le mont Gleason qui, avec le support de M. Laurent Lemaire, est un modèle de développement harmonieux et de vision régionale. La population fréquente avec beaucoup de plaisir cette station de ski alpin. Celle-ci est bien consciente du privilège qu'elle a de pouvoir pratiquer ce sport à proximité de chez elle. Cet impact régional du mont Gleason est aussi un attrait important pour les industries qui recherchent du personnel, pour notre hôpital en quête de professionnels dans le domaine de la santé, pour notre Cégep qui désire recruter des professeurs compétents, etc. De même, le mont Arthabaska avec toutes les possibilités qu'il nous offre est et peut devenir encore plus un instrument motivateur pour faire progresser notre ville et notre région.
À l'heure actuelle, il est sans cesse question de développement durable, de préservation d'espaces verts, de reboisement, d'une population en santé par le biais d'une meilleure alimentation et d'une activité accrue. Est-il possible que nous abandonnions notre montagne pour un développement domiciliaire? Y'a-t-il une volonté populaire d'agir? Les élus municipaux, c'est-à-dire nos représentants, n'ont pas l'intention d'investir dans ce projet. Mais nous, que voulons-nous? Allons-nous devoir trouver de généreux donateurs, des philanthropes ou nos conseillers municipaux nous entendront-ils?
Demain… il sera déjà trop tard!
Vous pouvez faire part de vos commentaires au
www.notremontagne@hotmail.comMyriam Cantin,
Victoriaville
Montagne coupée
Jacques BlaquièreArticle mis en ligne le 10 mai 2008
Je savais que Montréal débordait sur la banlieue mais pas aussi loin qu'à Victoriaville. Faudra s'y faire car les promoteurs immobiliers n'ont pas de coeur, seulement un portefeuille. Quelqu'un cite le parc Lafontaine «sur le plat». Cela n'a pas empêché la défiguration du site historique du Mont-Royal. Le développement domiciliaire envahit tellement la campagne que les oiseaux et les bêtes sauvages nichent maintenant dans la cour des résidents des municipalité. Un orignal dans une piscine de Laval, un cheptel de chevreuils à Brossard, des ours noirs et une variété de petites bêtes et oiseaux habituellement forestier. Victoriaville et ses environs ne semblent pas échapper aux grands pas de la «civilisation». La campagne en ville, c'est fini. Il faut aller défricher beaucoup plus loin.