Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
La Nouvelle / L'Union
Actualité
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Moratoire demandé pour le transfert des âgés

Roland Gosselin en appelle aussi au Protecteur du citoyen

Hélène Ruel par Hélène Ruel
Voir tous les articles de Hélène Ruel
Article mis en ligne le 7 février 2008 à 12:31
Soyez le premier à commenter cet article
Moratoire demandé pour le transfert des âgés
Roland Gosselin
Moratoire demandé pour le transfert des âgés
Roland Gosselin en appelle aussi au Protecteur du citoyen
De reconnaître qu’il y a eu un problème de communications, d’offrir des mesures de soutien pour déménager dans une autre aile les 14 résidants du premier étage de la Résidence du Chêne à Victoriaville ne satisfont pas Roland Gosselin. Au nom de sa mère, une dame âgée de 87 ans, il réclame un moratoire de 60 jours sur le transfert des résidants.
M. Gosselin s’est adressé tout autant à la commissaire locale aux plaintes qu’au Protecteur du citoyen, estimant que sa mère ne devrait pas être lésée par les «effets pervers» de ce qu’il appelle une faute, une lacune administrative.

À partir de mars, les autorités de l’établissement veulent transférer, progressivement, les résidants du 1er étage pour y installer, à leur place, des personnes aux comportements perturbateurs.

«Jamais, dit M. Gosselin, nous n’avons été informés de la vocation particulière de cet îlot où ma mère vit depuis juillet 2005. Jamais, on ne nous avait dit que ma mère et les autres y étaient installés de façon temporaire. Pour ma mère, cette unité, c’est son logement. Quand on l’a installée, on m’avait dit que cette chambre serait sa destination finale.»

Si M. Gosselin a entrepris les démarches au nom de sa mère, il a distribué copie de sa lettre à d’autres parents des résidants appelés à être transférés. Il s’attend à ce que les répondants des autres résidants lui emboîtent le pas et réclament, eux aussi, un moratoire sur le déménagement. «Cela nous permettrait d’attendre les recommandations de la commissaire locale aux plaintes et les décisions des instances supérieures de l’établissement.»

En s’installant dans un centre d’hébergement, M. Gosselin admet que les résidants ne signent pas de bail. «Mais l’institution prend, envers eux, un engagement moral.»

À ce jour, selon Claude Charland, directeur général du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) d’Arthabaska-et-de-l’Érable, 11 des 14 résidants auraient accepté leur transfert. «Est-ce que ce sont vraiment des transferts volontaires?», questionne M. Gosselin.

Ayant, lui aussi, participé à la réunion d’information du 29 janvier dernier, M. Gosselin dit en être sorti aussi inquiet qu’au moment où, quelques jours plus tôt, il avait reçu la lettre lui annonçant le déménagement de sa mère.

M. Gosselin doit, la semaine prochaine, rencontrer le directeur du programme pour les personnes en perte d’autonomie, Philippe Rancourt. Il précise d’ailleurs qu’il n’a jamais remis en question les qualités de gestionnaire de M. Rancourt.

Il veut lui présenter, en personne, sa demande d’un moratoire et une décision sur le bien-fondé de la vocation donnée à l’îlot où réside sa mère. «Sans connaître les limitations de votre clientèle particulière, nous pouvons présumer qu’elle est malheureusement moins apte à apprécier un milieu de vie quel qu’il soit», écrit-il dans une lettre adressée à M. Rancourt.

Si l’îlot doit vraiment servir à abriter les résidants perturbateurs, M. Gosselin réclame l’élaboration d’un plan de travail. Selon lui, les déménagements devraient être «volontaires, pas provoqués par l’inquiétude». Il n’écarte pas la possibilité que, pour un temps, l’îlot soit habité par une clientèle «mixte», composée des nouveaux arrivants aux comportements perturbateurs et les résidants actuels qui tiennent à garder leur chambre. Évidemment, des mesures s’imposeraient pour assurer la sécurité de tout le monde.
Methot

Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net

  • Avez-vous pris l'habitude d'utiliser le dispositif mains libres pour votre cellulaire dans la voiture?
  • Oui
  • Non

Liens