Martin Bernard avait beaucoup de mal à digérer la décision de Francis Charron, qui a concédé un but au Drakkar. (photo : Ghyslain Bergeron)
«C’est une vraie farce!»
Martin Bernard en avait long à dire sur le travail des officiels mineurs, dimanche, au terme du duel qui les opposait au Drakkar de Baie-Comeau, à l’Amphithéâtre Gilbert-Perreault.
En troisième période, alors que le pointage était de 4 à 3 en faveur des visiteurs, Julius Sinkovic s’est amené en territoire ennemi. Il a refilé la rondelle à Alexandre Boivin. De toute évidence, Tommy Legault a repoussé son tir.
Le juge de but a cependant fait scintiller la lumière rouge. L’arbitre Francis Charron a alors demandé l’avis du juge vidéo. Après plusieurs minutes d’attente, le but a été alloué. En fait, le juge vidéo, en raison d’un problème d’enregistrement, n’a pu revoir la séquence. L’officiel Charron s’est donc fié sur la décision du juge de but, derrière le filet. C’était 5 à 3.
«J’aurais beau dire que nous avons encore une fois bien joué, mais nous sommes jugés sur les victoires et les défaites malheureusement. C’était la dernière chose qui ne nous était pas arrivée. Le système vidéo qui gèle. C’est incroyable. Ça ne se peut pas. Ce fut le but qui nous a scié les jambes. Carrément. C’est incroyable. Nous nous sommes fait voler par les officiels mineurs. Pour une ligue sérieuse comme la LHJMQ, c’est une vraie farce», a-t-il dit.
Bernard en avait contre le juge de but, derrière le filet de Tommy Legault, qui a, selon lui, complètement raté sa décision.
«On travaille avec ces buts à l’année. Nous savons qu’à la vitesse avec laquelle la rondelle serait entrée, elle aurait arrêté sa course au fond du filet. Elle ne serait pas sortie de cette façon. Peut-être que le juge de but devrait passer quelques pratiques en arrière du but pour tester ses affaires. Pour une ligue sérieuse comme la Ligue de hockey junior majeur du Québec… C’est une vraie farce!», a-t-il ajouté en haussant le ton.
Ses protégés ont essuyé une 11e défaite à leurs 13 derniers matchs. Bernard soutient que leur moral est ébranlé. Leur niveau de confiance, cependant, est bon, selon lui.
«Les gars ne manquent pas de confiance puisqu’ils savent qu’ils jouent bien. C’est cependant dur sur le moral. Nous rivalisions contre l’une des meilleures équipes au Canada et tout a basculé», a complété l’entraîneur.
Les Tigres bénéficieront d’une journée de congé lundi, pour tenter de digérer cette histoire. Ils reprendront l’entraînement mardi. Mercredi, les Cataractes de Shawinigan seront de passage à l’Amphithéâtre Gilbert-Perreault.
jaques fournier
Commentaire mis en ligne le 20 janvier 2008C'est vrai qu'il ne manque pas grand chose au tigres, un entraineur qui sait coacher. Donne ta démission avant de te faire congédier Un tigres et fier de l'etre