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«On mettra tout en œuvre pour minimiser les impacts»

Le maire Roger Richard informe les résidants du parc Rouillard

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
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Article mis en ligne le 16 janvier 2008 à 0:19
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«On mettra tout en œuvre pour minimiser les impacts»
Le maire Roger Richard expliquant l’ordonnance gouvernementale et l’orientation de la Ville.
«On mettra tout en œuvre pour minimiser les impacts»
Le maire Roger Richard informe les résidants du parc Rouillard
«Mon seul engagement, je ferai tout ce que je peux pour obtenir le maximum d’aide gouvernementale pour diminuer la facture. Nous mettrons tout en œuvre pour minimiser les impacts», a indiqué, mardi soir, le maire de Victoriaville, Roger Richard, lors de la rencontre d’information convoquée pour expliquer l’ordonnance exécutoire du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs relativement au réseau d’aqueduc.
Devant une salle du conseil remplie à l’hôtel de ville, le maire Richard a expliqué aux résidants concernés la teneur de l’ordonnance et l’orientation qu’entend privilégier le conseil municipal.

«L’ordonnance exécutoire, c’est un ordre. S’appuyant sur le principe de la santé publique, la ministre libère l’exploitant du système d’aqueduc privé, Pierre-Paul Croteau, et impose à la Ville de Victoriaville de prendre sa succession en lui ordonnant, d’ici trois mois, d’acquérir le réseau par une entente de gré à gré ou par expropriation. L’ordonnance oblige aussi la Ville à compléter, d’ici six mois, les travaux pour identifier la solution et la quantifier en terme de coûts. Et tous les travaux doivent être terminés d’ici 18 mois, soit en juin 2009», a précisé le maire de Victoriaville.

En termes clairs, la Ville doit effectuer les travaux pour fournir une eau conforme aux normes. «Et cette ordonnance n’est pas contestable par référendum», a signalé Roger Richard.

Ainsi, la Ville devient un exécutant de la volonté ministérielle. «On part, on n’a pas le choix, a mentionné le maire. Hier soir (lundi), on a étudié la façon d’aborder le problème, et on a regardé ce qu’on entend faire. On ne veut pas d’une demi-solution. On veut régler le problème une fois pour toute.»

Si plusieurs scénarios ont été étudiés, un nouveau réseau d’aqueduc et d’égout (le prolongement du réseau municipal) a été retenu.

Pour éponger la facture qu’on estime à près de 2,4 millions de dollars, la Ville compte sur la participation gouvernementale. «On a toujours demandé à ce qu’une somme d’argent se rattache à l’ordonnance, a dit le maire Richard. J’ai honnêtement confiance qu’on aura un règlement financier avec le gouvernement. Il y a des libellés de phrases qui nous rendent éligibles aux programmes gouvernementaux.»

Le maire de Victoriaville a d’ailleurs fait remarquer que la ministre reconnaît le caractère particulier de la situation, l’évaluation moindre des résidences du secteur par rapport à la moyenne et la capacité de payer des résidants.

«Je m’engage, a-t-il rappelé, à effectuer toutes les démarches pour obtenir le maximum de subventions. Quand on connaîtra le coût exact des travaux, on verra avec le gouvernement comment on peut s’entendre.»

Mais le maire a voulu donner l’heure juste. Oui, les résidants devront absorber une taxe de secteur sur une période de 15 ou de 20 ans. Oui, les propriétés prendront vraisemblablement de la valeur, ce qui se traduira par une augmentation du compte de taxes. «On vient ici pour se donner l’heure, pas pour se conter des histoires», a-t-il insisté.

La Ville, a-t-il poursuivi, fera aussi son bout de chemin. «On considérera le parc Rouillard comme un nouveau secteur de développement et on défraiera les coûts de voirie de surface.»

À ceux qui déplorent les délais dans le dossier et une hausse de coûts pouvant en découler, le maire renvoie la balle au gouvernement. «Vous devriez voir le nombre de coups de téléphone que j’ai donnés», a-t-il laissé tomber.

Présent à la rencontre, le député d’Arthabaska, Jean-François Roux, a soutenu que le retard constituait un mal pour un bien. «La mise en place d’un nouveau programme en janvier nous donne plus d’espoir, plus de chance d’obtenir de l’argent et de réduire la facture», a-t-il souligné.

Le maire de Victoriaville ne voit pas d’objection à ce que des résidants de la rue Gamache profite des travaux pour se raccorder, à leurs frais, au réseau.

Pas plus qu’il ne s’oppose à desservir cinq autres résidants, un peu plus loin du parc Rouillard et des 65 résidences concernées. «Je ne vous dis pas non. Je ne suis pas contre quelques pieds de tuyau de plus», a-t-il dit.

Le directeur général de la Ville de Victoriaville, Nicolas Théberge, a animé la dernière partie de la rencontre en abordant davantage les aspects techniques. «Il reste un travail énorme à accomplir», a-t-il reconnu.

Dans les prochaines semaines, la Ville procédera à l’ouverture de soumissions pour l’embauche, en février, d’une firme d’ingénierie chargée de la préparation des plans et devis conduisant à une estimation détaillée des coûts.

Un certificat d’autorisation devra ensuite être obtenu du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.

Ensuite pourront commencer les travaux. «On estime qu’ils dureront 14 ou 15 semaines, incluant l’asphaltage», a confié M. Théberge.

À une question soulevée, le directeur général a expliqué que les travaux, de préférence, doivent se faire après le dégel. «Ça se fait en hiver, a-t-il admis, mais ce n’est pas l’idéal.»

Le directeur général a aussi présenté un tableau des coûts prévus. Une facture, selon les propriétés, variant entre 23 000 $ et 109 000$, pour une moyenne d’environ 60 000 $. «Mais il s’agit de ce que ça coûte pour les travaux à effectuer, et non pas de ce que ça vous coûte, a-t-il fait valoir. Dans six mois, nous aurons des coûts plus précis. Nous allons vous informer. À chaque étape, nous vous consulterons et nous vous ferons état de la situation.»

Pour le moment, les travaux s’élèvent à 2 358 640 $. «Mais, jusqu’ici, on ne s’est jamais trompé et nous effectuons pour 7 millions de dollars de travaux par année, a-t-il signalé. À l’ouverture des soumissions, il n’y aura probablement pas un grand écart. Même qu’habituellement, on se retrouve «une bitte» au dessus de la réalité.»

Évidemment, différents facteurs, comme le prix de l’essence, peuvent influencer les coûts.

Au terme de la rencontre d’une durée d’une heure et quarante minutes, les résidants présents ont affirmé avoir reçu l’information qu’ils souhaitaient obtenir.
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