Le conseiller Pascal Lambert, heureux de la naissance de son «bébé».
La politique familiale devient réalité à Warwick
Le conseil municipal de Warwick a adopté unanimement, lundi soir, sa politique familiale, un projet sur lequel un comité, piloté par le conseiller Pascal Lambert, travaille depuis un an et demi. «J’en suis bien heureux, je viens d’accoucher de mon bébé», a-t-il commenté.
Cette politique, a précisé le conseiller Lambert, n’est pas que de bonnes intentions. «Ce n’est pas juste du papier. La politique familiale s’accompagne d’un plan d’action. D’ailleurs, des initiatives ont déjà été mises en branle, comme la Place des loisirs en cours de réalisation.»
La politique vise, entre autres, une certaine clientèle, les 30 à 40 ans. «Des gens qui quittent pour les études ou autres et qui ne reviennent pas chez nous. On veut les attirer. Nous ferons de la promotion. On veut vendre la qualité de vie à Warwick», a signalé le conseiller.
Le maire Claude Desrochers est du même avis. «On offre une qualité de vie pour les familles. Nous souhaitons être attractif, démontrer une plus grande capacité de rétention. Quelque 1 600 travailleurs transitent par Warwick et s’en retournent chez eux», a-t-il noté.
Sans fixer d’objectif précis, le maire Desrochers souhaite voir grimper la population de sa Ville. Warwick compte aujourd’hui quelque 4 850 habitants.
La nouvelle politique familiale et ses huit champs d’intervention comporte différentes mesures, dont un programme d’accès à la propriété. «Les acheteurs de maisons neuves recevront de la Ville une contribution de 1 000 $», a révélé Pascal Lambert.
Autre élément intéressant, a-t-il ajouté, l’aide aux activités de loisirs. «Pour chaque enfant, une famille obtiendra un crédit de 200 $ pour la participation à des activités de sports et de loisirs.»
Dans le cadre de cette même politique, la Ville de Warwick a demandé au ministère des Transports du Québec une mesure pour accroître la sécurité à la traverse du Parc linéaire des Bois-Francs à la route 116. «Différents scénarios peuvent être envisagés, comme un tunnel, un contournement ou une solution moins dispendieuse, un terre-plein central comme on l’a fait à Princeville vis-à-vis le Lac Mirage», a exposé le conseiller Lambert.
Si un sondage auprès de la population a débouché sur cette politique, les autorités municipales comptent bien continuer à s’adapter aux besoins exprimés. «Il s’agit d’un plan d’action triennal qu’on adaptera selon les besoins», a conclu «le père» de cette politique.