L’artisan céramiste Daniel Martineau a été emballé par son expérience en résidence d’artiste, cet automne.
Les beaux moments se poursuivent pour Daniel Martineau
Invité à animer un atelier de céramique dans le cadre du Salon des arts des Bois-Francs, l’artiste céramiste de Lyster a également eu le plaisir de se voir décerner le 2e prix Cascades dans la catégorie «Métiers d’arts». Daniel Martineau semble vraiment collectionner les beaux moments cette année.
L’artiste en céramique s’est dit comblé d’avoir ainsi la reconnaissance des gens de son milieu, surtout après 30 ans de carrière et de passion.
Lui qui avait déjà passé un été des plus mouvementés, il a également eu le bonheur d’être invité pour un séjour de quatre semaines en résidence d’artiste à la Maison des métiers d’arts de Québec, d’où il est revenu complètement emballé, le 12 octobre dernier. Son expérience s’est révélée des plus vivantes et enrichissantes.
«La première semaine, je me suis senti utile. J’aidais les jeunes du programme de sculpture et céramique au cégep de Limoilou, je montrais mes techniques, je répondais aux questions. La deuxième semaine… je me suis rendue compte que je ne connaissais rien, que j’avais tout à apprendre», raconte le maître artisan. «J’capotais! Les étudiants m’ont fait visiter leurs ateliers qui contenaient des tonnes d’outils dont je ne me serais même pas imaginer l’existence!», s’exclame encore M. Martineau.
En plus d’avoir pu profiter des longues heures de luminosité que lui accordaient les fenêtres au 5e étage de l’établissement (lui qui est habitué à travailler dans les sous-sols), Daniel Martineau a apprécié les échanges privilégiés avec les artistes étudiants, qui sont d’ailleurs venus à sa résidence pour faire l’expérience des différentes techniques dans les étapes céramisterie, telles la cuisson et la carbonisation.
L’artisan aura finalement laissé sa trace lors de son passage en résidence, puisqu’il a offert au Cégep deux œuvres murales de 24 pouces par 18 pouces où sont incrustés des empreintes de pieds chaussés pour l’un, et arborant sur l’autre les traces d’orteils dénudés.