Caroline Néron pose en compagnie des deux bijoutiers Simon Demers et Louise Métivier, de la bijouterie Nappert et Métivier, derrière le comptoir contenant sa toute dernière collection.
Les bijoux de Caroline
L’actrice, chanteuse et designer Caroline Néron était de passage à Victoriaville, samedi, afin de présenter sa nouvelle collection de bijoux destinée autant aux hommes, aux femmes qu'aux enfants. L’artiste, son équipe, des fans, quelques curieux et assurément plusieurs acheteurs potentiels se sont rejoints dans une ambiance de fête à la bijouterie de Simon Demers et Louise Métivier, qui se vante d’avoir été la première bijouterie de vente au détail à distribuer les créations de Caroline Néron.
«Lorsqu’elle a débuté, en 2004, elle était en exclusivité aux Ailes de la Mode. J’ai pris l’initiative de lui envoyer un courriel, de lui présenter la bijouterie et ses caractéristiques. Elle s’est présentée ici, avec son équipe, et nous avons convenu de vendre sa première collection qui était exclusivement féminine à l’époque», raconte Simon Demers. Celui-ci constate d’ailleurs que le travail de Caroline a beaucoup évolué depuis trois ans. «Au début, ses créations étaient beaucoup du type «rocker», rejoignant un peu le style qu’elle donne à ses pendentifs pour hommes présentement. Maintenant, sa collection s’est beaucoup raffinée», commente le propriétaire.
L’artiste aux multiples facettes, qui avoue avoir créé sa première ligne sur un coup de tête, en seulement trois semaines, évolue comme un poisson dans l’eau dans le monde de la mode et du design. «Je suis une maniaque du détail! Dans chacun de mes spectacles ou des événements auxquels je participais, tout devait concorder sur moi pour former un ensemble qui donnait le ton à ma façon de m’exprimer. C’était donc naturel, voire même nécessaire, pour l’artiste que je suis de me lancer dans le design des bijoux. Le bijou est justement LE petit détail qui permet de mettre un ou plusieurs aspects d’une personne en valeur».
Caroline Néron a conçu entièrement sa dernière collection, pour laquelle est utilise toujours des alliages hypoallergiques comme l’argent sterling, le laiton et le cristal Swaroski. Ce dernier demeure son minerai de prédilection depuis le début de son aventure. La collection, qui propose de mignons petits animaux pour les enfants et des pendentifs au look masculin un peu «western américain», est somme toute accessible à tous les portefeuilles, variant entre 30 $ et 285 $ la pièce.
Des projets ?
«Tout plein !», indique Caroline Néron. En plus d’être de la distribution de L’Âge des Ténèbres, le film tant médiatisé de Denys Arcand, elle jouera le rôle d’une femme enceinte, déchirée entre ses aspirations pour devenir actrice et son confort BCBG auprès de son mari fortuné, lequel est joué par Romano Orzari (qu’on a connu avec la série Omerta II). «3 saisons, c’est trois histoires différentes qui se vivent en parallèle et finissent par se rejoindre. Elles ont comme toile de fond, un enfant. C’est un beau film, réaliste et poignant, parce qu’il y avait beaucoup de place à l’improvisation.» Le film, tourné en «franglais», est réalisé par Jim Donovan. On pourra y voir évoluer également Dan Bigras et Dino Tavarone. La date de sortie n’est pas encore arrêtée.
Caroline Néron n’a pas mis la musique au rancart, loin de là. «Je commence l’écriture de mes textes dès janvier pour sortir mon prochain album à l’automne 2008. Je reviens à mon premier style : plus soul et plus près de mon type de voix. Je ne sais pas encore si l’album sera totalement anglophone, mais cette langue colle plus à mon style.» Elle est présentement à la recherche de textes, pour lesquels elle s’inspire des histoires de ses amis, filles ou garçons.
Caroline Néron avoue qu’elle est un peu workoolique et que dès qu’elle termine un projet, ou en met un de côté pour se consacrer à un autre, elle s’ennuie… et est déjà prête à recommencer. «J’ai des défis plein la tête, en musique, mais aussi comme actrice à l’international. Il y a plusieurs projets qui sont au stade de discussion présentement. J’ai hâte de voir où tout ça pourra me conduire.» Nous aussi, Caroline!