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L’immigration, un monde à découvrir!

Article mis en ligne le 31 octobre 2007 à 19:41
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L’immigration, un monde à découvrir!
L’immigration au Québec est en plein cœur de beaucoup de discussions ces temps-ci. La régionalisation de l’immigration, fortement encouragée par le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, fait en sorte que davantage de communautés voient des gens de divers pays s’installer parmi eux.
L’établissement croissant de personnes immigrantes hors de la région métropolitaine est une réalité plutôt récente. Il est important de connaître cette réalité afin de vivre tous ensemble, unis et fiers d’être toutes et tous québécois.
Les différents types d’immigrants
Immigration économique
Il y a quatre types d’immigration au Québec. La première en importance numéraire est l’immigration économique. Il s’agit de gens possédant certaines qualifications qui font une demande d’immigration à l’étranger et qui, financièrement, peuvent subvenir à leurs besoins durant les premiers mois suivant leur arrivée.

Ces immigrants, sélectionnés principalement dans les bassins de population francophone, ont généralement une connaissance minimale du français. Dans cette catégorie, on retrouve surtout des travailleurs qualifiés, des gens d’affaires (qui font la preuve qu’ils avaient une compagnie légalement constituée dans leur pays) et des aides familiales résidentes.
Regroupement familial
Dans cette autre catégorie, nous retrouvons l’adoption d’enfant, le mariage avec quelqu’un d’un pays étranger ou bien un immigrant reçu qui veut parrainer sa famille ascendante ou descendante. Il s’agit ici du regroupement familial. En tout, ces cas comptent pour environ le quart de l’immigration au Québec.
Réfugiés et demandeurs d’asile
Puis, il y a aussi les réfugiés. Il s’agit souvent de gens vivant dans un pays où sévit un conflit. Ils peuvent faire une demande d’immigration aux différentes ambassades à l’étranger.
Une sélection est faite dans le pays même. Ces pays dont sont issus les réfugiés ne sont pas nécessairement francophones comme nous l’avons vu plus tôt avec les immigrants économiques. Actuellement, en ce qui concerne la région des Bois-Francs, il s’agit en majorité de gens en provenance de la Colombie.

Il y avait eu, autour de 1995, une arrivée d’immigrants de la Bosnie-Herzégovine. Ces réfugiés ont donc davantage de besoins à leur arrivée, compte tenu de leur situation financièrement précaire et du fait qu’ils

doivent laisser derrière eux ce qu’ils possèdent. Il est important ici de faire la différence entre les réfugiés et les demandeurs d’asile. Les réfugiés sont admis par une sélection faite à l’étranger. Il y a aussi plusieurs personnes qui arrivent au Canada et qui à la frontière demandent asile. Elles font alors une demande de réfugiés et peuvent être déportées chez elles si elles se voient refuser l’immigration au Canada.
Immigration temporaire
Dans ce type d’immigration, il s’agit de travailleurs temporaires, comme par exemple des médecins, des infirmières, etc. Cette catégorie comprend également les étudiants étrangers et quelques visites en traitement médical.
Le Québec offre, de façon purement humanitaire, à 25-30 personnes, surtout des enfants, de recevoir des traitements médicaux gratuits au Québec. Il s’agit souvent d’enfants ayant subi une défiguration à la suite de graves brûlures ou d’une explosion de mine antipersonnel, par exemple.
Résidence permanente et citoyenneté
Une fois acceptés, les immigrants, les réfugiés et les gens venant du regroupement familial sont résidents permanents, c’est-à-dire qu’ils peuvent vivre ici de façon permanente et ont les mêmes droits que les citoyens, à l’exception du droit de vote, du droit de se présenter comme candidat à des élections et de celui d’obtenir un passeport canadien.
Un résident permanent peut acquérir la citoyenneté canadienne par naturalisation, c’est-à-dire qu’il peut faire la demande de la citoyenneté canadienne après trois ans de séjour au Canada.
Un peu de politique canadienne pour apporter des nuances
L’Accord Canada-Québec de 1991 confère au Québec le droit exclusif de sélectionner les immigrants se destinant à son territoire, à l’exception des personnes reconnues réfugiées sur place à la suite d’une demande d’asile et des membres de la catégorie du regroupement familial, ces deux catégories étant de la responsabilité fédérale.
Le Canada admet sur le territoire les personnes sélectionnées par le Québec, sauf si ces personnes sont inadmissibles pour des motifs de sécurité ou de santé. Par ailleurs, le Québec a la responsabilité exclusive des services d’accueil et d’intégration des immigrants.
Plus concrètement dans la MRC d’Arthabaska…
Des immigrants admis au Québec entre 1996 et 2005, il y en avait 516 qui résidaient dans la MRC d’Arthabaska en janvier 2007. De ce nombre, 41,7% étaient âgés de 0 à 14 ans et 54,8% étaient des femmes.
Si, pour la même période, nous reprenons les différents types d’immigration expliqués précédemment, il y eu dans la MRC 131 immigrants économiques, 147 personnes provenant du regroupement familial et 237 réfugiés. La plus grande proportion des immigrants venaient de l’Amérique du sud, principalement de la Colombie, suivi ensuite par l’Europe, plus précisément de la France. Le recensement de 2001 indiquait, quant à lui, qu’au total, 1 255 personnes immigrantes habitaient sur le territoire de la MRC d’Arthabaska.
Parlez-vous français?
Toujours entre 1996 et 2005 dans la MRC d’Arthabaska, des données montrent qu’à leur admission, 34,3% des immigrants connaissaient le français.
Une grande partie ne connaissait ni l’anglais ni le français et étaient pour la plupart des réfugiés. Des cours de francisation sont ainsi mis à leur disposition afin d’apprendre le français dès leur arrivée. En 2006, au Québec, il s’agissait de 58,8% des immigrants admis qui connaissaient la langue française.

La réalité de l’immigration n’a donc pas qu’un seul visage. Elle est le reflet de tout un monde qui veut agir pour le mieux afin de vivre ensemble en harmonie. L’immigration est un apport important pour la société québécoise et essentiel pour la démographie.

Une collectivité qui sait tirer profit de la différence s’enrichira parce que la diversité apporte une multitude d’opinions, de points de vue, de traditions, de changements et de possibilités plus grandes d’ouverture sur le monde. Au cours des prochaines chroniques, nous découvrirons cette richesse qui vit avec nous. C’est un rendez-vous!

Caroline Moreau

Solidarité Nord-Sud des Bois-Francs

Chronique réalisée grâce à l’appui financier du «Programme d’appui aux relations civiques et interculturelles» du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles.

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Anne-Catherine Gervais

Commentaire mis en ligne le 31 octobre 2007
Il me paraît évident que l'harmonie dans laquelle nous vivons ici ne doit pas nous être exclusive; il est dans la suite logique et humaine des choses qu'un maximum d'individus puissent en profiter et ainsi mener une vie paisible, dans un endroit où il fait aussi bon vivre qu'au Québec.
Merci à tous ceux et celles qui travaillent afin de partager nos richesses.

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