Carl Raymond, alias Raycord, a en poche un contrat de disque avec Morrison Record.
Carl Raymond partage enfin sa musique avec le monde
Le jeune musicien est apprécié de Claude Rajotte
Il y a quelques semaines, Carl Raymond composait, seul dans son studio, pour le simple plaisir de la chose. Aujourd'hui, le Victoriavillois d'origine qui habite maintenant St-Louis-de-Blandford, a en poche un contrat de disques avec Morrison Record, une importante compagnie de disque de Toronto pour son CD intitulé L'hiver blanc
Un extrait de l'album a également été présenté à l'émission de radio de Monique Giroux, « Fréquence libre » et où Claude Rajotte a expliqué que Raycord (le nom d'artiste de Carl Raymond) semblait de plus en plus attiré par le jazz et qu'il avait retrouvé des sonorités abandonnées. Il a également indiqué qu'il faisait jouer sa musique lors de ses émissions de télévision.
Carl compose de la musique d'ambiance, électro-acoustique-jazz et on peut dire qu'il est véritablement un passionné de ce genre de musique. « Adolescent, j'ai commencé à gratter la guitare. Et quand j'ai entendu la musique de Amon Tobin, Boards of Canada, Portishead et The cinematic Orchestra, j'ai tout de suite su que c'était ce genre de musique que je voulais faire », se souvient-il.
Il n'avait aucune idée de comment faire pour enregistrer cette musique à ce moment. C'est Steve Cloutier qui l'a guidé pour qu'il s'équipe d'un ordinateur, d'une carte de son et d'un logiciel approprié. « Avec tout ça, de nos jours, tu peux avoir un studio de qualité », estime-t-il.
Ainsi, dans son sous-sol, il a enregistré des bouts de guitare, de basse, de synthétiseur, des échantillons de vinyles et des sons d'ordinateurs qu'il a ensuite mixé. «En fait je monte mes mélodies et ensuite je vais voir Guillaume Couture qui fait les percussions. Après je fais les arrangements, le mixage puis le tout est «masterisé» au studio Point d'Orgue, sur console SSL», explique-t-il.
Un contrat de disque
Sa passion pour la musique donne un résultat intéressant. Une musique hybride, pourrait-on dire puisque le jazz et l'électro s'unissent en toute harmonie pour donner une musique relaxante, une ambiance un peu «lounge».
Maintenant, avec ce contrat de disque en poche, il peut espérer une percée mondiale avec sa musique qui, justement, peut s'exporter partout, sans problèmes. Son produit a certainement du potentiel puisque des 10 compagnies de disque où il a présenté son CD, six étaient prêts à lui offrir un contrat.
« Morrison va vendre mon CD sur Internet. La maison de disque travaille avec différentes compagnies partout dans le monde. On parle beaucoup du téléchargement illégal sur Internet, mais il y a aussi le légal qui fonctionne très bien. En Europe ça marche beaucoup comme ça », souligne Carl.
Un peu plus tard Morrison produira le CD « physique » qui sera distribué un peu partout également.
Ensuite, qu'est-ce qui attend le jeune compositeur, des spectacles? « Ce qui m'intéresse pour le moment c'est de faire de la musique chez moi. J'ai ajouté une aile à ma maison pour mon studio », explique-t-il. Ainsi, il peut composer le jour ou la nuit, sans déranger les voisins, ce qui lui plaît beaucoup.
On lui a déjà fait des offres pour des spectacles, qu'il a refusées. « Tout ce que je pourrais faire c'est de me présenter sur scène avec mon ordinateur portable. Je voudrais quelque chose de plus élaboré, avec des guitares sur scène par exemple », souhaite-t-il. Mais il n'est pas encore prêt pour ça et estime qu'il a encore beaucoup de découvertes musicales à faire.
Quand il ne fait pas de musique, et pour gagner sa vie, Carl Raymond fait des retouches en photographies pour Alain Giguère ainsi que pour son père, Gil Raymond.
Pour avoir une idée des compositions de Raycord, on peut se rendre sur
www.myspace.com On peut aussi acheter son CD au Cactus de Victoriaville.