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Jean Béliveau se «mouille» pour le Centre aquatique

800 000 $ à réunir d’ici le 21 novembre

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 23 août 2007 à 9:40
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Jean Béliveau se «mouille» pour le Centre aquatique
Le député Yvon Vallières et le maire Roger Richard encadrent l’équipe de solliciteurs composée de Daniel Gaudreau, Guy Aubert, le président d’honneur, Jean Béliveau et Éric Bernier.
Jean Béliveau se «mouille» pour le Centre aquatique
800 000 $ à réunir d’ici le 21 novembre
Le grand Jean Béliveau a accepté, de la Ville de Victoriaville, la présidence d’honneur de cette campagne de financement visant à amasser 800 000 $ pour boucler le budget de 8 millions $ nécessaire à la construction d’un complexe aquatique.
La Ville de Victoriaville espère pouvoir construire au printemps 2008 ce complexe aquatique abritant trois bassins, une piscine semi-olympique à six corridors avec une entrée de plage, un bassin récréatif avec eau peu profonde et un bain tourbillon avec entrée de plage et rampes.

Ce complexe aquatique devrait s’ériger derrière la Polyvalente Le Boisé sur un terrain que la Commission scolaire des Bois-Francs cède pour 1 $ à la Ville de Victoriaville.

L’ancien capitaine du Canadien, cette «légende victoriavilloise du hockey», comme on l’a désigné en conférence de presse, s’est finalement laissé convaincre par le maire Roger Richard et le juge Claude Pinard d’accepter la présidence d’honneur de la campagne de souscription, lui qui, à 75 ans (76 le 31 août, précise-t-il en entrevue), décline de plus en plus ce genre d’invitation.

Il s’est rendu à Victoriaville pour le lancement de la campagne et promet de revenir le 21 novembre, à l’occasion d’un cocktail pour dévoiler lui-même les résultats.

«Il me fait toujours plaisir de revenir à Victoriaville», a-t-il déclaré, ajoutant que le complexe aquatique constituait un «bon projet». «On le fait pour nous et pour les générations à venir», rappelant que des milliers d’enfants s’étaient servis, au fil des années, de l’aréna qui porte son nom.

Roger Richard a rappelé que Jean Béliveau avait participé, en 1973, à cette campagne intitulée «Pousse C4» (C pour capitaine, 4 parce que c’était le numéro de son chandail de hockeyeur) pour la construction de la Polyvalente Le Boisé, de la piscine et de l’aréna. Ils étaient également quatre pour réunir les fonds, le maire de l’époque Denis Saint-Pierre s’étant adjoint son frère Guy, alors ministre de l’Éducation, et de son beau-frère, Jean-Gilles Massé, ministre des Ressources naturelles.

Jean Béliveau mise aujourd’hui sur le trio d’industriels formé par Guy Aubert (Thiro), Éric Bernier (Armatures Bois-Francs) et par Daniel Gaudreau (Gaudreau Environnement) pour réunir les 800 000 $. Ils solliciteront principalement les gens d’affaires. Denis Luneau a également été recruté pour convaincre les fondations de contribuer aussi. Outre le cocktail de financement du 21 novembre (billets au coût de 200 $), aucune autre activité n’est actuellement prévue.

Comme on l’avait appris en juin dernier, la Ville de Victoriaville a déjà obtenu de Québec une subvention de 3,2 million $, qu’a confirmée le député Yvon Vallières, et s’est elle-même engagée à investir 4 millions $ de son budget d’opération pour financer la construction de ce complexe qui remplacera la piscine du Centre communautaire de Victoriaville.

«Elle est finie! F-I FI, elle est finie!», a répété le maire Roger Richard, parlant de cette piscine intérieure construite en 1973, propriété de la Commission scolaire des Bois-Francs.

Oui, dit-il, la Ville de Victoriaville aurait pu décider de «taxer» les contribuables pour financer la moitié du projet au lieu de se lancer dans une collecte de fonds. «Il est rare qu’une ville se lance dans une campagne de ce genre. Mais il s’agit d’un équipement communautaire, pas d’un dû. On donne l’exemple d’une prise en charge par la communauté.»

Le maire a expliqué que cet engagement à solliciter la communauté constituait une des «conditions gagnantes» de ce projet, une de ces conditions ayant convaincu Québec de contribuer d’une subvention de 3,2 millions $. Pas certain, croit le maire, que le dossier victoriavillois aurait émergé de la haute pile de projets soumis au Fonds pour le développement du sport et de l’activité physique si la Ville avait demandé au ministre de l’Éducation de l’époque, Jean-Marc Fournier, une somme de 4 millions $.

Roger Richard ajoute que le «partenariat» avec la Commission scolaire des Bois-Francs et le cégep de Victoriaville a aussi contribué à convaincre Québec.

Il a rappelé que le Cégep avait cédé à la Commission scolaire le terrain pour installer le CIFIT, que la Ville de Victoriaville avait promis sa contribution pour la surface synthétique du terrain de football du Cégep, qu’en cédant une partie de son terrain pour le complexe aquatique, et en «enterrant» la piscine pour en faire un nouveau gymnase, la Commission scolaire réglait des problèmes d’espace pour le sport civil.

Peu importe l’institution qui porte le dossier, c’est, de toute façon, le contribuable qui paie les taxes, a conclu le maire Roger Richard.

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