De l'avant à l'arrière-plan, le directeur général Gilles Gagnon, le préfet Lionel Fréchette et le maire Claude Desrochers
La MRC ne badine pas avec le déboisement intempestif
Des amendes totalisant 70 000 $
Il en coûte cher de déboiser en faisant fi des règles édictées par la MRC d’Arthabaska. Dans divers coins de la MRC, des propriétaires sont aux prises avec des amendes de 11 000 $, de 12 000 $ et même de 36 000 $ pour avoir intempestivement joué de la hache dans leur forêt.
L’un d’entre eux a par ailleurs été condamné par un juge à payer, en sus, les frais de reboisement et la prescription agricole pour replanter des essences de bois de qualité adaptées au site.
Cinq poursuites judiciaires ont ainsi été intentées par la MRC d’Arthabaska contre des propriétaires de Saint-Louis-de-Blandford, de Saint-Norbert-d’Arthabaska, de Warwick, de Tingwick et de Saint-Rémi-de-Tingwick pour avoir enfreint son règlement de contrôle intérimaire sur le déboisement.
Quatre de ces poursuites se sont soldées par des règlements à l’amiable où les défendeurs ont admis leur culpabilité et accepté de payer des amendes totalisant près de 70 000 $. La cinquième cause est toujours pendante devant les tribunaux.
Au total, ces propriétaires de la MRC d’Arthabaska ont reçu 13 constats d’infraction. En mai dernier, les cinq MRC chiffraient à 27 le nombre de constats délivrés sur l’ensemble du territoire du Centre-du-Québec pour de similaires manquements à leurs règlements sur l'abattage d'arbres.
Le maire de Warwick, Claude Desrochers, tenait à ce que ces constats d’infraction soient rendus publics.
«Ça prouve que la MRC d’Arthabaska est sérieuse dans sa volonté de contrôler le déboisement sur son territoire. Qu’on en prenne acte!», a-t-il déclaré.
Et que fera la MRC de l'argent provenant de ces amendes totalisant 69 575 $, s’est enquis le maire de Chesterville, Luc Fleury?
Il semble que la MRC n’en aura pas de trop pour payer les honoraires des avocats et des ingénieurs forestiers dont elle a eu besoin pour faire respecter ses règlements, lui ont à peu près répondu le préfet Lionel Fréchette et le directeur général, Gilles Gagnon.